L'armée pakistanaise a pris le contrôle de la Mosquée rouge
Les affrontements ont fait 82 morts en deux jours
Photo : Agence Reuters
Des militaires pakistanais ont quitté la Mosquée rouge hier après l’assaut.
Islamabad — Les troupes pakistanaises ont pris hier le contrôle total de la Mosquée rouge d'Islamabad et tué les derniers islamistes qui leur résistaient encore, après deux jours d'affrontements qui ont fait au moins 82 morts, dont le chef rebelle islamiste Abdul Rashid Ghazi.
Les forces de sécurité pakistanaises ont tué la dernière poignée d'irréductibles qui étaient retranchés dans des tunnels fortifiés creusés sous la zone résidentielle du site de culte. Dès l'arrêt des combats, les membres des forces de sécurité ont commencé à fouiller la zone à la recherche des grenades non explosées et de possibles mines, à la mosquée et dans une école religieuse de filles adjacente.
«La première phase visant à nettoyer la zone des militants est terminée», a déclaré le général de division Waheed Arshad, porte-parole de l'armée. Selon lui, 73 militants islamistes ont été tués au cours de l'opération, ainsi que neuf soldats. Les corps des islamistes tués ont été dénombrés par les soldats qui exploraient les lieux. Cette opération de fouilles est presque terminée, a-t-il dit.
Des dégâts
«La mosquée a subi d'importants dégâts et des mines ont été découvertes partout», a déclaré un responsable des forces de sécurité qui a inspecté le complexe de la mosquée. Les journalistes n'ont pas été autorisés à visiter le site.
Le premier ministre Shaukat Aziz a déclaré qu'aucun corps de femme ou d'enfant n'avait été découvert. Avant l'assaut, les autorités avaient accusé les islamistes, dont certains proches d'al-Qaïda, de retenir comme otages des centaines d'étudiants d'écoles coraniques, dont des femmes et des enfants.
Le président pakistanais Pervez Moucharraf avait ordonné l'assaut après l'échec des pourparlers avec le chef des irréductibles, Abdul Rashid Ghazi, pour permettre aux femmes et aux enfants que les islamistes étaient accusés de détenir en otages de sortir.
La vive résistance opposée par les occupants de la Mosquée rouge, en plein coeur de la capitale pakistanaise, près du quartier des ambassades, a représenté
un défi sans précédent pour le président Moucharraf, allié des États-Unis dans la «guerre contre le terrorisme».
Le président s'adressera demain à la nation afin de présenter «une nouvelle stratégie afin de combattre l'extrémisme et le terrorisme», a indiqué un conseiller présidentiel.
Les partis pakistanais d'opposition réunis à Londres ont estimé que l'assaut allait encourager l'extrémisme. Pour Imran Khan, chef du parti Mouvement pour la justice, l'assaut devrait provoquer «des conséquences inattendues et dangereuses».
Benazir Bhutto, l'ancienne première ministre pakistanaise, a quant à elle évoqué le «spectre d'une prise de pouvoir islamiste au Pakistan». «Le siège de la Mosquée rouge montre à quel point certaines parties du Pakistan sont devenues dangereuses», a déclaré Mme Bhutto à la télévision britannique.
Des analystes soulignaient le risque d'embrasement après le «martyre» des radicaux tués à la mosquée, tandis que des organisations d'aide humanitaire ont annoncé leur départ du Pakistan ou la suspension de leurs activités après avoir été attaquées à Batagram (nord-ouest).
Les forces de sécurité pakistanaises ont tué la dernière poignée d'irréductibles qui étaient retranchés dans des tunnels fortifiés creusés sous la zone résidentielle du site de culte. Dès l'arrêt des combats, les membres des forces de sécurité ont commencé à fouiller la zone à la recherche des grenades non explosées et de possibles mines, à la mosquée et dans une école religieuse de filles adjacente.
«La première phase visant à nettoyer la zone des militants est terminée», a déclaré le général de division Waheed Arshad, porte-parole de l'armée. Selon lui, 73 militants islamistes ont été tués au cours de l'opération, ainsi que neuf soldats. Les corps des islamistes tués ont été dénombrés par les soldats qui exploraient les lieux. Cette opération de fouilles est presque terminée, a-t-il dit.
Des dégâts
«La mosquée a subi d'importants dégâts et des mines ont été découvertes partout», a déclaré un responsable des forces de sécurité qui a inspecté le complexe de la mosquée. Les journalistes n'ont pas été autorisés à visiter le site.
Le premier ministre Shaukat Aziz a déclaré qu'aucun corps de femme ou d'enfant n'avait été découvert. Avant l'assaut, les autorités avaient accusé les islamistes, dont certains proches d'al-Qaïda, de retenir comme otages des centaines d'étudiants d'écoles coraniques, dont des femmes et des enfants.
Le président pakistanais Pervez Moucharraf avait ordonné l'assaut après l'échec des pourparlers avec le chef des irréductibles, Abdul Rashid Ghazi, pour permettre aux femmes et aux enfants que les islamistes étaient accusés de détenir en otages de sortir.
La vive résistance opposée par les occupants de la Mosquée rouge, en plein coeur de la capitale pakistanaise, près du quartier des ambassades, a représenté
un défi sans précédent pour le président Moucharraf, allié des États-Unis dans la «guerre contre le terrorisme».
Le président s'adressera demain à la nation afin de présenter «une nouvelle stratégie afin de combattre l'extrémisme et le terrorisme», a indiqué un conseiller présidentiel.
Les partis pakistanais d'opposition réunis à Londres ont estimé que l'assaut allait encourager l'extrémisme. Pour Imran Khan, chef du parti Mouvement pour la justice, l'assaut devrait provoquer «des conséquences inattendues et dangereuses».
Benazir Bhutto, l'ancienne première ministre pakistanaise, a quant à elle évoqué le «spectre d'une prise de pouvoir islamiste au Pakistan». «Le siège de la Mosquée rouge montre à quel point certaines parties du Pakistan sont devenues dangereuses», a déclaré Mme Bhutto à la télévision britannique.
Des analystes soulignaient le risque d'embrasement après le «martyre» des radicaux tués à la mosquée, tandis que des organisations d'aide humanitaire ont annoncé leur départ du Pakistan ou la suspension de leurs activités après avoir été attaquées à Batagram (nord-ouest).
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