Darfour: L'émissaire de l'ONU évoque le prochain «moment de vérité»
Khartoum — L'envoyé spécial des Nations unies, Jan Eliasson, a évoqué le prochain «moment de vérité» pour une solution politique au Darfour, province de l'ouest du Soudan en proie à une guerre civile, hier, au terme de sa quatrième mission dans le pays.
Dans un entretien à l'AFP, M. Eliasson, qui travaille sur le volet politique du conflit avec l'émissaire de l'Union africaine (UA), Salim Ahmed Salim, a décrit les prochaines étapes de la démarche retenue par les deux organisations, conformément à une feuille de route qu'elles ont adoptée.
«Nous avons actuellement des contacts quotidiens avec les mouvements» rebelles, a souligné l'envoyé spécial des Nations unies au Soudan. «Nous espérons arriver d'ici la réunion de Tripoli [les 15 et 16 juillet] à ce que nous appelons une phase de prénégociation», a ajouté l'ancien ministre suédois des Affaires étrangères.
Coprésidée par l'ONU et l'UA, la conférence internationale de Tripoli sur le Darfour, à laquelle 11 pays, les États-Unis et l'Union européenne ont été invités, doit permettre d'évaluer les progrès d'une solution politique.
Selon Jan Eliasson, cette réunion doit marquer la fin de la phase de convergence des initiatives régionales pour une solution au Darfour, menées par plusieurs des invités de la rencontre, comme la Libye, l'Érythrée et l'Égypte. «Les navettes diplomatiques» pour convaincre les non-signataires de l'accord de paix de s'asseoir à la table des négociations devraient se poursuivre durant le mois d'août, a-t-il précisé.
Pour M. Eliasson, «ce sera ensuite au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, et au président de la Commission de l'UA, Alpha Oumar Konaré, de décider du moment de lancer des invitations pour les négociations».
«Ce sera le moment de vérité pour les parties prenantes du conflit, le moment de discuter de la paix au Darfour», a-t-il alors relevé, exhortant ces parties à être «prêtes pour les négociations» et les pays voisins à «coordonner leurs initiatives politiques».
L'émissaire onusien a par ailleurs évoqué le coût pour la communauté internationale du conflit du Darfour, qu'il a comparé à une «plaie ouverte», notant que les quelque 700 millions de dollars engendrés par les opérations humanitaires pourraient servir à développer cette région pauvre.
Le conflit du Darfour et ses conséquences ont fait quelque 200 000 morts en plus de quatre ans et plus de deux millions de déplacés, selon des estimations d'organisations internationales, que conteste le gouvernement soudanais.
Les efforts de paix ont jusque-là été compliqués par le fait que les deux mouvements rebelles n'ayant pas signé l'accord de paix au Darfour en mai 2006 ont éclaté en une multitude de petits groupes. Cet accord n'a en outre été signé que par le Mouvement de libération du Soudan (SLM) de Minni Minawi.
Jan Eliasson a toutefois assuré que ses collaborateurs étaient en contact avec un grand nombre de rebelles et que le gouvernement soudanais, dont il a rencontré plusieurs membres ces derniers jours, était convaincu de l'absence de solution militaire au Darfour.
L'émissaire de l'ONU a passé le relais hier à son homologue africain, Salim Ahmed Salim, arrivé la veille à Khartoum pour continuer les entretiens avec les responsables soudanais. «Salim a été un jumeau invisible à mes côtés», a fait valoir M. Eliasson, assurant qu'il n'y avait «pas l'ombre d'un différend» avec lui.
Dans un entretien à l'AFP, M. Eliasson, qui travaille sur le volet politique du conflit avec l'émissaire de l'Union africaine (UA), Salim Ahmed Salim, a décrit les prochaines étapes de la démarche retenue par les deux organisations, conformément à une feuille de route qu'elles ont adoptée.
«Nous avons actuellement des contacts quotidiens avec les mouvements» rebelles, a souligné l'envoyé spécial des Nations unies au Soudan. «Nous espérons arriver d'ici la réunion de Tripoli [les 15 et 16 juillet] à ce que nous appelons une phase de prénégociation», a ajouté l'ancien ministre suédois des Affaires étrangères.
Coprésidée par l'ONU et l'UA, la conférence internationale de Tripoli sur le Darfour, à laquelle 11 pays, les États-Unis et l'Union européenne ont été invités, doit permettre d'évaluer les progrès d'une solution politique.
Selon Jan Eliasson, cette réunion doit marquer la fin de la phase de convergence des initiatives régionales pour une solution au Darfour, menées par plusieurs des invités de la rencontre, comme la Libye, l'Érythrée et l'Égypte. «Les navettes diplomatiques» pour convaincre les non-signataires de l'accord de paix de s'asseoir à la table des négociations devraient se poursuivre durant le mois d'août, a-t-il précisé.
Pour M. Eliasson, «ce sera ensuite au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, et au président de la Commission de l'UA, Alpha Oumar Konaré, de décider du moment de lancer des invitations pour les négociations».
«Ce sera le moment de vérité pour les parties prenantes du conflit, le moment de discuter de la paix au Darfour», a-t-il alors relevé, exhortant ces parties à être «prêtes pour les négociations» et les pays voisins à «coordonner leurs initiatives politiques».
L'émissaire onusien a par ailleurs évoqué le coût pour la communauté internationale du conflit du Darfour, qu'il a comparé à une «plaie ouverte», notant que les quelque 700 millions de dollars engendrés par les opérations humanitaires pourraient servir à développer cette région pauvre.
Le conflit du Darfour et ses conséquences ont fait quelque 200 000 morts en plus de quatre ans et plus de deux millions de déplacés, selon des estimations d'organisations internationales, que conteste le gouvernement soudanais.
Les efforts de paix ont jusque-là été compliqués par le fait que les deux mouvements rebelles n'ayant pas signé l'accord de paix au Darfour en mai 2006 ont éclaté en une multitude de petits groupes. Cet accord n'a en outre été signé que par le Mouvement de libération du Soudan (SLM) de Minni Minawi.
Jan Eliasson a toutefois assuré que ses collaborateurs étaient en contact avec un grand nombre de rebelles et que le gouvernement soudanais, dont il a rencontré plusieurs membres ces derniers jours, était convaincu de l'absence de solution militaire au Darfour.
L'émissaire de l'ONU a passé le relais hier à son homologue africain, Salim Ahmed Salim, arrivé la veille à Khartoum pour continuer les entretiens avec les responsables soudanais. «Salim a été un jumeau invisible à mes côtés», a fait valoir M. Eliasson, assurant qu'il n'y avait «pas l'ombre d'un différend» avec lui.
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