Proche-Orient: Le cabinet Olmert donne le feu vert à la libération de 250 prisonniers du Fatah
Jérusalem — Le cabinet israélien a décidé hier d'élargir 250 prisonniers du Fatah, le parti du président modéré Mahmoud Abbas pour le renforcer face aux islamistes du Hamas, maîtres de la bande de Gaza.
«Nous faisons ce geste dans l'espoir de renforcer de toutes les façons possibles les éléments modérés de l'Autorité palestinienne et de les encourager à s'engager dans une direction permettant de lancer de vraies discussions sur des arrangements» de paix, a déclaré M. Olmert lors de la réunion du cabinet.
Les Palestiniens ont salué ce geste mais critiqué l'absence de coordination. «C'est un bon début [...] Nous saluons cette libération, espérons que tous les prisonniers seront libérés, et notre gouvernement oeuvrera en ce sens», a déclaré le ministre palestinien de l'Information Riyad Al-Malki.
«La décision de libérer 250 prisonniers n'a pas été prise en coordination avec la partie palestinienne», a toutefois critiqué le principal négociateur palestinien Saëb Erakat. «Une solution à la question des 10 000 prisonniers palestiniens ne passera pas par des mesures unilatérales et des gestes par ci par là», a-t-il ajouté.
Israël avait annoncé ces libérations de prisonniers lors du sommet de Charm el-Cheikh (Égypte) le 25 juin, tenu pour apporter un soutien clair à M. Abbas quelques jours après la prise de contrôle de la bande de Gaza par les islamistes du Hamas.
Le gouvernement israélien a également transféré aux Palestiniens peu après le sommet quelque 118 millions de dollars, sur les quelque 600 millions en taxes et produits douaniers retenus depuis l'élection du Hamas en janvier 2006.
Le ministre israélien des Transports Shaoul Mofaz, qui a voté contre l'élargissement des 250 détenus palestiniens, de même que six de ses collègues, a estimé qu'«Abou Mazen [Mahmoud Abbas] recevra l'argent et les prisonniers, et nous n'allons rien voir en échange».
«Une libération de prisonniers ne va pas renforcer Abou Mazen. Je pense qu'à la fin de cette année ou au début de l'année prochaine, nous assisterons à une réconciliation entre lui et le Hamas», a estimé M. Mofaz.
M. Olmert a écarté samedi une liste de détenus soumise par le Shin Beth (service intérieur de sécurité) et le ministère de la Justice, estimant qu'elle pouvait être interprétée comme «un camouflet à M. Abbas». Un certain nombre de prisonniers figurant sur cette liste devaient en effet être relâchés dans les jours ou les semaines à venir, a indiqué un haut responsable israélien.
Interrogée par l'AFP, la porte-parole de M. Olmert, Miri Eisin, a précisé que «les prisonniers libérables devront être membres du Fatah, ne pas avoir les mains souillées de sang israélien, et être des hommes qui peuvent contribuer à renforcer le camp des modérés chez les Palestiniens et favoriser la stabilisation de la vie quotidienne au sein de l'Autorité palestinienne».
Israël pourrait toutefois tenir compte de considérations humanitaires telles que les conditions de santé ou la très longue détention de certains détenus pour assouplir ces critères.
Sur le plan diplomatique, MM. Abbas et Olmert pourraient se rencontrer «en fin de semaine prochaine», selon des hauts responsables des deux bords.
Hier soir, un communiqué de son ministère annonçait que la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, avait rencontré Salam Fayyad, pour la première fois depuis l'entrée en fonctions du nouveau Premier ministre palestinien à la mi-juin.
«Nous faisons ce geste dans l'espoir de renforcer de toutes les façons possibles les éléments modérés de l'Autorité palestinienne et de les encourager à s'engager dans une direction permettant de lancer de vraies discussions sur des arrangements» de paix, a déclaré M. Olmert lors de la réunion du cabinet.
Les Palestiniens ont salué ce geste mais critiqué l'absence de coordination. «C'est un bon début [...] Nous saluons cette libération, espérons que tous les prisonniers seront libérés, et notre gouvernement oeuvrera en ce sens», a déclaré le ministre palestinien de l'Information Riyad Al-Malki.
«La décision de libérer 250 prisonniers n'a pas été prise en coordination avec la partie palestinienne», a toutefois critiqué le principal négociateur palestinien Saëb Erakat. «Une solution à la question des 10 000 prisonniers palestiniens ne passera pas par des mesures unilatérales et des gestes par ci par là», a-t-il ajouté.
Israël avait annoncé ces libérations de prisonniers lors du sommet de Charm el-Cheikh (Égypte) le 25 juin, tenu pour apporter un soutien clair à M. Abbas quelques jours après la prise de contrôle de la bande de Gaza par les islamistes du Hamas.
Le gouvernement israélien a également transféré aux Palestiniens peu après le sommet quelque 118 millions de dollars, sur les quelque 600 millions en taxes et produits douaniers retenus depuis l'élection du Hamas en janvier 2006.
Le ministre israélien des Transports Shaoul Mofaz, qui a voté contre l'élargissement des 250 détenus palestiniens, de même que six de ses collègues, a estimé qu'«Abou Mazen [Mahmoud Abbas] recevra l'argent et les prisonniers, et nous n'allons rien voir en échange».
«Une libération de prisonniers ne va pas renforcer Abou Mazen. Je pense qu'à la fin de cette année ou au début de l'année prochaine, nous assisterons à une réconciliation entre lui et le Hamas», a estimé M. Mofaz.
M. Olmert a écarté samedi une liste de détenus soumise par le Shin Beth (service intérieur de sécurité) et le ministère de la Justice, estimant qu'elle pouvait être interprétée comme «un camouflet à M. Abbas». Un certain nombre de prisonniers figurant sur cette liste devaient en effet être relâchés dans les jours ou les semaines à venir, a indiqué un haut responsable israélien.
Interrogée par l'AFP, la porte-parole de M. Olmert, Miri Eisin, a précisé que «les prisonniers libérables devront être membres du Fatah, ne pas avoir les mains souillées de sang israélien, et être des hommes qui peuvent contribuer à renforcer le camp des modérés chez les Palestiniens et favoriser la stabilisation de la vie quotidienne au sein de l'Autorité palestinienne».
Israël pourrait toutefois tenir compte de considérations humanitaires telles que les conditions de santé ou la très longue détention de certains détenus pour assouplir ces critères.
Sur le plan diplomatique, MM. Abbas et Olmert pourraient se rencontrer «en fin de semaine prochaine», selon des hauts responsables des deux bords.
Hier soir, un communiqué de son ministère annonçait que la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, avait rencontré Salam Fayyad, pour la première fois depuis l'entrée en fonctions du nouveau Premier ministre palestinien à la mi-juin.
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