Des millions de Colombiens manifestent contre les prises d'otages
3000 personnes sont détenues par la guérilla, les paramilitaires ou les délinquants
Photo : Agence Reuters
Les Colombiens en ont assez de la violence.
Bogotá — Des millions de Colombiens se sont vêtus de blanc et ont marché dans les principales villes du pays hier pour réclamer la libération sans condition des quelque 3000 personnes séquestrées par les guérillas, les groupes paramilitaires et les délinquants.
Ces manifestations sont les plus importantes jamais observées en Colombie. Elles ont été déclenchées par l'annonce de la mort de 11 députés provinciaux otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
Les marches ont été convoquées à l'appel des familles d'otages, d'ONG oeuvrant pour la libération des personnes séquestrées et de l'Église catholique sur le mot d'ordre «Libérez sans condition les personnes séquestrées».
Pendant qu'une grande partie du pays manifestait contre eux, les rebelles des FARC ont libéré et remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) le géologue Juan Carlos Posada, détenu depuis mars dans le département du Choco (ouest).
Le gouvernement du président conservateur Alvaro Uribe, qui prône une politique «de fermeté contre les assassins et les délinquants des FARC», s'était associé à ces manifestations, s'efforçant d'en faire un plébiscite en faveur de sa politique de «sécurité démocratique» de lutte contre les rebelles.
Le patronat et le gouvernement ont demandé aux entreprises et aux administrations de laisser manifester les employés et les fonctionnaires des ministères, dont la police et l'armée.
À midi, des coups de sifflet, des klaxons et les cloches de la capitale ont retenti dans toutes les rues de la capitale Bogotá, où la circulation a été interrompue pendant quelques minutes. Les manifestants ont agité des mouchoirs blancs en symbole de paix.
L'Église catholique a lancé un appel pour que ces manifestations ne soient pas détournées à «des fins partisanes» et soient une condamnation de la violence «d'où qu'elle vienne». Mais, sur cette question, les opinions des manifestants étaient partagées.
Ainsi, Yolanda Pulecio, la mère de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, a participé dans le centre de la capitale à un regroupement de parents d'otages, vêtus de blanc comme la majorité des manifestants. «Cette manifestation ne doit pas être contre les FARC en particulier, mais contre ceux qui refusent un accord humanitaire», a-t-elle déclaré.
À Cali sur la tribune officielle, Carolina Charry s'est présentée comme «la fille du député Carlos Alberto Charry, assassiné par les FARC avec la complicité du gouvernement national, qui n'a pas été capable de tenir son engagement de nous rendre les otages», avant d'être huée.
Ces manifestations ont cependant permis au gouvernement Uribe de concentrer la colère populaire presque exclusivement contre les FARC et de réitérer son refus de créer une zone démilitarisée, préalable exigé par les rebelles pour un échange humanitaire. La fondation País libre (indépendante) indique que les FARC détiennent 765 otages sur un total de 3143 personnes séquestrées en Colombie.
Les FARC, première guérilla de la Colombie, réclament la libération par le gouvernement de 500 des leurs en échange de 45 otages, dont Ingrid Betancourt.
Ces manifestations sont les plus importantes jamais observées en Colombie. Elles ont été déclenchées par l'annonce de la mort de 11 députés provinciaux otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
Les marches ont été convoquées à l'appel des familles d'otages, d'ONG oeuvrant pour la libération des personnes séquestrées et de l'Église catholique sur le mot d'ordre «Libérez sans condition les personnes séquestrées».
Pendant qu'une grande partie du pays manifestait contre eux, les rebelles des FARC ont libéré et remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) le géologue Juan Carlos Posada, détenu depuis mars dans le département du Choco (ouest).
Le gouvernement du président conservateur Alvaro Uribe, qui prône une politique «de fermeté contre les assassins et les délinquants des FARC», s'était associé à ces manifestations, s'efforçant d'en faire un plébiscite en faveur de sa politique de «sécurité démocratique» de lutte contre les rebelles.
Le patronat et le gouvernement ont demandé aux entreprises et aux administrations de laisser manifester les employés et les fonctionnaires des ministères, dont la police et l'armée.
À midi, des coups de sifflet, des klaxons et les cloches de la capitale ont retenti dans toutes les rues de la capitale Bogotá, où la circulation a été interrompue pendant quelques minutes. Les manifestants ont agité des mouchoirs blancs en symbole de paix.
L'Église catholique a lancé un appel pour que ces manifestations ne soient pas détournées à «des fins partisanes» et soient une condamnation de la violence «d'où qu'elle vienne». Mais, sur cette question, les opinions des manifestants étaient partagées.
Ainsi, Yolanda Pulecio, la mère de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, a participé dans le centre de la capitale à un regroupement de parents d'otages, vêtus de blanc comme la majorité des manifestants. «Cette manifestation ne doit pas être contre les FARC en particulier, mais contre ceux qui refusent un accord humanitaire», a-t-elle déclaré.
À Cali sur la tribune officielle, Carolina Charry s'est présentée comme «la fille du député Carlos Alberto Charry, assassiné par les FARC avec la complicité du gouvernement national, qui n'a pas été capable de tenir son engagement de nous rendre les otages», avant d'être huée.
Ces manifestations ont cependant permis au gouvernement Uribe de concentrer la colère populaire presque exclusivement contre les FARC et de réitérer son refus de créer une zone démilitarisée, préalable exigé par les rebelles pour un échange humanitaire. La fondation País libre (indépendante) indique que les FARC détiennent 765 otages sur un total de 3143 personnes séquestrées en Colombie.
Les FARC, première guérilla de la Colombie, réclament la libération par le gouvernement de 500 des leurs en échange de 45 otages, dont Ingrid Betancourt.
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