Explosions et tirs près de la Mosquée rouge d'Islamabad
L'armée est prête à donner l'assaut
Photo : Agence Reuters
Des soldats pakistanais escortaient hier des étudiants islamistes qui se sont rendus.
Islamabad — Plusieurs explosions et des tirs nourris ont retenti cette nuit près de la Mosquée rouge d'Islamabad, où sont retranchés des étudiants islamistes armés. De très nombreux militaires sont stationnés autour de l'édifice et des véhicules blindés sont entrés dans l'enceinte de la mosquée, puis sont ressortis, déclenchant des tirs nourris.
«Nous détruisons le mur d'enceinte», a expliqué un officier. «Des charges explosives ont été placées à cette fin», a-t-il ajouté. «Cette opération sera suivie de tirs de gaz lacrymogènes afin de tenter de faire sortir le plus de gens possible de la mosquée», a précisé l'officier.
Les affrontements armés qui opposent depuis trois jours les étudiants aux forces armées ont fait 19 morts, selon un nouveau bilan fourni par le ministre de l'Intérieur, Aftab Sherpao.
«Il y a encore une soixantaine d'étudiants radicaux à l'intérieur, et ils sont armés de fusils d'assaut AK-47, de grenades et de bombes artisanales. Certains retiennent des femmes et des enfants», a précisé le ministre.
Selon Abdul Aziz, chef religieux du Lal Masjid (la Mosquée rouge), 850 élèves, dont 600 femmes ou jeunes filles, sont toujours sur le site. Quatorze seulement sont armés de fusils d'assaut, a-t-il précisé, alors que le ministère de l'Intérieur évalue le nombre d'«éléments durs» à une trentaine. Les forces de l'ordre parlent quant à elles d'une centaine d'hommes en armes.
Huit étudiants islamistes armés ont été capturés hier alors qu'ils tentaient de sortir de la mosquée. «Ils ont essayé de s'enfuir et nous les avons capturés. Nous cherchons à savoir d'où ils viennent et ce qu'ils faisaient dans la mosquée», a précisé un officier supérieur, identifié comme le colonel Ali, du corps des rangers. Selon le ministre des Affaires religieuses, Ijaz-ul Haq, les derniers irréductibles sont des gardes du corps du chef de la mosquée, Abdul Aziz, arrêté mercredi soir alors qu'il tentait de sortir du bâtiment assiégé, déguisé en femme.
Un haut responsable gouvernemental a indiqué que le président Pervez Musharraf avait pour l'instant interdit de lancer l'assaut en raison de la présence de femmes et d'enfants dans la mosquée. «Le président a estimé que des efforts devaient être déployés pour faire sortir les femmes et les enfants», a déclaré ce responsable, qui venait d'assister à une réunion de haut niveau dirigée par le président. M. Musharraf a également déclaré qu'il n'était pas question de négocier avec le chef adjoint de la mosquée, Abdul Rashid Ghazi, frère d'Abdul Aziz, et l'a sommé de se rendre.
Abdul Rashid Ghazi, frère d'Abdul Aziz qui se trouve toujours à l'intérieur, a demandé l'ouverture de négociations, mais les autorités exigent désormais la reddition des forcenés, après l'expiration d'un dernier ultimatum.
«Nous détruisons le mur d'enceinte», a expliqué un officier. «Des charges explosives ont été placées à cette fin», a-t-il ajouté. «Cette opération sera suivie de tirs de gaz lacrymogènes afin de tenter de faire sortir le plus de gens possible de la mosquée», a précisé l'officier.
Les affrontements armés qui opposent depuis trois jours les étudiants aux forces armées ont fait 19 morts, selon un nouveau bilan fourni par le ministre de l'Intérieur, Aftab Sherpao.
«Il y a encore une soixantaine d'étudiants radicaux à l'intérieur, et ils sont armés de fusils d'assaut AK-47, de grenades et de bombes artisanales. Certains retiennent des femmes et des enfants», a précisé le ministre.
Selon Abdul Aziz, chef religieux du Lal Masjid (la Mosquée rouge), 850 élèves, dont 600 femmes ou jeunes filles, sont toujours sur le site. Quatorze seulement sont armés de fusils d'assaut, a-t-il précisé, alors que le ministère de l'Intérieur évalue le nombre d'«éléments durs» à une trentaine. Les forces de l'ordre parlent quant à elles d'une centaine d'hommes en armes.
Huit étudiants islamistes armés ont été capturés hier alors qu'ils tentaient de sortir de la mosquée. «Ils ont essayé de s'enfuir et nous les avons capturés. Nous cherchons à savoir d'où ils viennent et ce qu'ils faisaient dans la mosquée», a précisé un officier supérieur, identifié comme le colonel Ali, du corps des rangers. Selon le ministre des Affaires religieuses, Ijaz-ul Haq, les derniers irréductibles sont des gardes du corps du chef de la mosquée, Abdul Aziz, arrêté mercredi soir alors qu'il tentait de sortir du bâtiment assiégé, déguisé en femme.
Un haut responsable gouvernemental a indiqué que le président Pervez Musharraf avait pour l'instant interdit de lancer l'assaut en raison de la présence de femmes et d'enfants dans la mosquée. «Le président a estimé que des efforts devaient être déployés pour faire sortir les femmes et les enfants», a déclaré ce responsable, qui venait d'assister à une réunion de haut niveau dirigée par le président. M. Musharraf a également déclaré qu'il n'était pas question de négocier avec le chef adjoint de la mosquée, Abdul Rashid Ghazi, frère d'Abdul Aziz, et l'a sommé de se rendre.
Abdul Rashid Ghazi, frère d'Abdul Aziz qui se trouve toujours à l'intérieur, a demandé l'ouverture de négociations, mais les autorités exigent désormais la reddition des forcenés, après l'expiration d'un dernier ultimatum.
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