Terreur sur un site historique du Yémen
Les autorités imputent l'attentat à la voiture piégée à al-Qaïda
3 juillet 2007
Actualités internationales
Sanaa, Yémen — Un attentat à la voiture piégée commis par un kamikaze suspecté d'être lié à al-Qaïda a fait au total dix morts et sept blessés hier sur le site d'un temple vieux de 3000 ans fréquenté par des touristes dans le centre du Yémen, selon des représentants de la police.
Sept des personnes décédées seraient des touristes espagnols, ont précisé des responsables du ministère de l'Intérieur. Trois Yéménites, dont le kamikaze, sont morts dans l'explosion, ont-ils ajouté sous le couvert de l'anonymat. En outre, selon la police, les sept personnes blessées sont de nationalité espagnole.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a d'ailleurs exprimé hier sa condamnation de l'attentat. «Je veux faire part de ma plus ferme condamnation de cet acte terroriste et transmettre mes condoléances aux familles des victimes», a déclaré le ministre dans une allocution lue devant la presse à Madrid.
D'après des témoins, un véhicule a franchi une porte puis a sauté sur le site où se trouve un temple — connu au Yémen sous son nom arabe, Balqis — et construit voilà près de 3000 ans, du temps de la reine de Saba. Le temple est situé dans la province de Marib (centre), à quelque 140 km à l'est de Sanaa.
L'attentat n'a pas encore été revendiqué, mais les autorités ont établi un lien entre le kamikaze et la nébuleuse terroriste. La police de Marib a déclaré qu'elle avait reçu des informations en juin dernier sur un possible attentat d'al-Qaïda. Aucune autre précision n'a été fournie.
La justice espagnole a par ailleurs ouvert hier soir une enquête préliminaire sur cet attentat, a-t-on appris de source judiciaire. Cette enquête a été confiée au juge d'instruction madrilène Fernando Andreu, la plus haute instance pénale espagnole, a précisé la même source.
Il y a moins de deux semaines, l'ambassade des États-Unis avait conseillé aux ressortissants américains d'éviter la région. Le 23 juin, dans la province voisine de Chabwa, un garde yéménite avait ouvert le feu sur un groupe d'étrangers travaillant dans le secteur pétrolier, en tuant un et en blessant cinq autres, dont un Américain.
Le gouverneur de la province avait alors déclaré que le garde souffrait de troubles mentaux, mais l'ambassade des États-Unis à Sanaa avait annulé tout déplacement dans un «avenir proche» dans les deux provinces, et invité les Américains à ne pas se rendre dans le secteur.
Al-Qaïda est actif au Yémen, en dépit des efforts déployés par le gouvernement pour lutter contre le réseau terroriste. Les autorités ont imputé à al-Qaïda la responsabilité de l'attentat de 2000 contre le destroyer USS Cole à Aden qui a coûté la vie à 17 marins américains, ainsi que celle de l'attentat contre un pétrolier français qui a fait un mort deux ans plus tard.
Le Yémen a représenté un refuge pour les islamistes radicaux du monde arabe au cours des années 90, mais après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, il a exprimé son soutien à la guerre menée par les États-Unis contre le terrorisme international.
Ses opérations visant à arrêter les militants ont néanmoins subi un certain nombre de revers, comme en février 2006 lorsque 23 détenus condamnés se sont évadés de prison. Certains étaient incarcérés pour des crimes liés à al-Qaïda.
Des touristes étrangers sont souvent enlevés au Yémen par des tribus qui cherchent à obtenir des concessions du gouvernement, soit de meilleurs services, soit la libération de proches emprisonnés. La plupart des otages sont libérés sains et saufs.
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Avec AFP
Sept des personnes décédées seraient des touristes espagnols, ont précisé des responsables du ministère de l'Intérieur. Trois Yéménites, dont le kamikaze, sont morts dans l'explosion, ont-ils ajouté sous le couvert de l'anonymat. En outre, selon la police, les sept personnes blessées sont de nationalité espagnole.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a d'ailleurs exprimé hier sa condamnation de l'attentat. «Je veux faire part de ma plus ferme condamnation de cet acte terroriste et transmettre mes condoléances aux familles des victimes», a déclaré le ministre dans une allocution lue devant la presse à Madrid.
D'après des témoins, un véhicule a franchi une porte puis a sauté sur le site où se trouve un temple — connu au Yémen sous son nom arabe, Balqis — et construit voilà près de 3000 ans, du temps de la reine de Saba. Le temple est situé dans la province de Marib (centre), à quelque 140 km à l'est de Sanaa.
L'attentat n'a pas encore été revendiqué, mais les autorités ont établi un lien entre le kamikaze et la nébuleuse terroriste. La police de Marib a déclaré qu'elle avait reçu des informations en juin dernier sur un possible attentat d'al-Qaïda. Aucune autre précision n'a été fournie.
La justice espagnole a par ailleurs ouvert hier soir une enquête préliminaire sur cet attentat, a-t-on appris de source judiciaire. Cette enquête a été confiée au juge d'instruction madrilène Fernando Andreu, la plus haute instance pénale espagnole, a précisé la même source.
Il y a moins de deux semaines, l'ambassade des États-Unis avait conseillé aux ressortissants américains d'éviter la région. Le 23 juin, dans la province voisine de Chabwa, un garde yéménite avait ouvert le feu sur un groupe d'étrangers travaillant dans le secteur pétrolier, en tuant un et en blessant cinq autres, dont un Américain.
Le gouverneur de la province avait alors déclaré que le garde souffrait de troubles mentaux, mais l'ambassade des États-Unis à Sanaa avait annulé tout déplacement dans un «avenir proche» dans les deux provinces, et invité les Américains à ne pas se rendre dans le secteur.
Al-Qaïda est actif au Yémen, en dépit des efforts déployés par le gouvernement pour lutter contre le réseau terroriste. Les autorités ont imputé à al-Qaïda la responsabilité de l'attentat de 2000 contre le destroyer USS Cole à Aden qui a coûté la vie à 17 marins américains, ainsi que celle de l'attentat contre un pétrolier français qui a fait un mort deux ans plus tard.
Le Yémen a représenté un refuge pour les islamistes radicaux du monde arabe au cours des années 90, mais après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, il a exprimé son soutien à la guerre menée par les États-Unis contre le terrorisme international.
Ses opérations visant à arrêter les militants ont néanmoins subi un certain nombre de revers, comme en février 2006 lorsque 23 détenus condamnés se sont évadés de prison. Certains étaient incarcérés pour des crimes liés à al-Qaïda.
Des touristes étrangers sont souvent enlevés au Yémen par des tribus qui cherchent à obtenir des concessions du gouvernement, soit de meilleurs services, soit la libération de proches emprisonnés. La plupart des otages sont libérés sains et saufs.
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Avec AFP
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