Proche-Orient - Tony Blair deviendrait l'émissaire du «Quartette»
Jérusalem — Des émissaires de l'ONU, des États-Unis, de l'Union européenne et de la Russie ont défini hier à Jérusalem le rôle de Tony Blair en tant qu'émissaire du «Quartette» qu'ils forment pour tenter de trouver une solution au conflit entre Israël et les Palestiniens.
La nomination du premier ministre britannique sortant a toutefois été reportée jusqu'à aujourd'hui au moins, la Russie ayant fait traîner les choses en longueur, selon des diplomates.
La réunion s'est déroulée à Jérusalem, au consulat des États-Unis, en présence du secrétaire d'État adjoint américain David Welch.
«Restez à l'écoute», a répondu la secrétaire
d'État américaine Condoleezza Rice à la question de savoir si Blair serait nommé ou non émissaire du Quartette.
«J'espère que cette fonction sera remplie, car je pense que c'est très important», a-t-elle ajouté avant de repartir pour les États-Unis.
L'envoyé spécial de l'Union européenne au Proche-Orient, Marc Otte, a déclaré à l'issue de la réunion que la candidature de Blair était la seule à l'étude, précisant que le Quartette attendait l'accord final de la Russie.
«Ce n'est pas encore fait», a indiqué Otte, ajoutant que l'ambassadeur russe devait encore s'en remettre à ses supérieurs hiérarchiques.
«On est loin d'avoir trouvé un accord», a déclaré à Londres un porte-parole du premier ministre britannique, lequel doit quitter son poste aujourd'hui.
Les relations entre la Russie et la Grande-Bretagne ont été échaudées cette année après la mort suspecte d'un ancien espion russe à Londres, mais des diplomates estiment que des discussions supplémentaires pourraient déboucher sur un accord.
Solution durable
Le précédent émissaire du Quartette, l'ex-président de la Banque mondiale James Wolfensohn, avait démissionné, frustré de ne pas pouvoir faire avancer les choses et montrant du doigt plus particulièrement la mauvaise volonté supposée d'Israël.
Wolfensohn avait concentré sa mission de représentant du Quartette sur des affaires économiques plus que politiques, négligeant quelque peu l'avancée des négociations sur la création d'un État palestinien.
Les États-Unis ont fait savoir que le nouvel émissaire du Quartette aurait notamment pour mission d'aider le président Mahmoud Abbas à bâtir les institutions d'un futur État palestinien et à mener à bien des réformes économiques et politiques.
Parallèlement, Blair s'est dit pour la première fois clairement prêt à assumer cette mission, qui vise à relancer les perspectives de paix après la prise de contrôle de la bande de Gaza par les forces du
Hamas.
Le premier ministre britannique a jugé «essentielle une solution durable du conflit israélo-palestinien pour la paix et la stabilité du monde» et a déclaré à la presse: «Je ferai tout mon possible pour contribuer à élaborer une telle solution.»
Le président palestinien ainsi que le premier ministre israélien Éhoud Olmert ont approuvé par avance le choix de Blair tandis que le Hamas a dit le «voir d'un mauvais oeil», jugeant qu'«il pourrait même aggraver la situation».
Blair devra surmonter des réticences de la part de deux membres du Quartette, l'UE et la Russie, qui craignent que son engagement aux côtés des États-Unis dans la guerre d'Irak, qui lui a aliéné une partie du monde arabe, ne nuise à l'efficacité de sa mission.
Israël promet une amélioration «spectaculaire» en Cisjordanie
Au lendemain du sommet de Charm el-Cheikh destiné à soutenir le Fatah face au Hamas, Israël a promis hier une amélioration «spectaculaire» des conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie.
Lundi, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait reçu le soutien de son homologue égyptien Hosni Moubarak, du roi Abdallah II de Jordanie et du premier ministre israélien. Éhoud Olmert a promis de libérer 250 membres du Fatah détenus en Israël.
Mahmoud Abbas a demandé à ce que Marouane Barghouti soit également relâché. Ce dirigeant du Fatah, très populaire, purge cinq peines de prison pour son implication dans des attentats qui ont tué quatre Israéliens et un Grec. Mais Miri Eisin, la porte-parole d'Éhoud Olmert, a déjà averti que ne serait libéré aucun détenu «avec du sang sur les mains».
En revanche, pour les Palestiniens vivant en Cisjordanie, Israël prévoit «d'améliorer de façon spectaculaire» les conditions de déplacement, a dit Mme Eisin. Parmi les centaines de barrages routiers israéliens qui brident les mouvements des Palestiniens sur leur territoire, certains pourraient donc être levés.
Dans un communiqué publié mardi, Éhoud Olmert espère que l'amélioration des conditions de vie en Cisjordanie «renforcera les modérés et conduira à un véritable processus diplomatique».
Le roi Abdallah d'Arabie saoudite devait rencontrer hier soir le président égyptien Hosni Moubarak pour discuter avec lui des façon de contenir le Hamas, après sa prise de pouvoir à Gaza.
La nomination du premier ministre britannique sortant a toutefois été reportée jusqu'à aujourd'hui au moins, la Russie ayant fait traîner les choses en longueur, selon des diplomates.
La réunion s'est déroulée à Jérusalem, au consulat des États-Unis, en présence du secrétaire d'État adjoint américain David Welch.
«Restez à l'écoute», a répondu la secrétaire
d'État américaine Condoleezza Rice à la question de savoir si Blair serait nommé ou non émissaire du Quartette.
«J'espère que cette fonction sera remplie, car je pense que c'est très important», a-t-elle ajouté avant de repartir pour les États-Unis.
L'envoyé spécial de l'Union européenne au Proche-Orient, Marc Otte, a déclaré à l'issue de la réunion que la candidature de Blair était la seule à l'étude, précisant que le Quartette attendait l'accord final de la Russie.
«Ce n'est pas encore fait», a indiqué Otte, ajoutant que l'ambassadeur russe devait encore s'en remettre à ses supérieurs hiérarchiques.
«On est loin d'avoir trouvé un accord», a déclaré à Londres un porte-parole du premier ministre britannique, lequel doit quitter son poste aujourd'hui.
Les relations entre la Russie et la Grande-Bretagne ont été échaudées cette année après la mort suspecte d'un ancien espion russe à Londres, mais des diplomates estiment que des discussions supplémentaires pourraient déboucher sur un accord.
Solution durable
Le précédent émissaire du Quartette, l'ex-président de la Banque mondiale James Wolfensohn, avait démissionné, frustré de ne pas pouvoir faire avancer les choses et montrant du doigt plus particulièrement la mauvaise volonté supposée d'Israël.
Wolfensohn avait concentré sa mission de représentant du Quartette sur des affaires économiques plus que politiques, négligeant quelque peu l'avancée des négociations sur la création d'un État palestinien.
Les États-Unis ont fait savoir que le nouvel émissaire du Quartette aurait notamment pour mission d'aider le président Mahmoud Abbas à bâtir les institutions d'un futur État palestinien et à mener à bien des réformes économiques et politiques.
Parallèlement, Blair s'est dit pour la première fois clairement prêt à assumer cette mission, qui vise à relancer les perspectives de paix après la prise de contrôle de la bande de Gaza par les forces du
Hamas.
Le premier ministre britannique a jugé «essentielle une solution durable du conflit israélo-palestinien pour la paix et la stabilité du monde» et a déclaré à la presse: «Je ferai tout mon possible pour contribuer à élaborer une telle solution.»
Le président palestinien ainsi que le premier ministre israélien Éhoud Olmert ont approuvé par avance le choix de Blair tandis que le Hamas a dit le «voir d'un mauvais oeil», jugeant qu'«il pourrait même aggraver la situation».
Blair devra surmonter des réticences de la part de deux membres du Quartette, l'UE et la Russie, qui craignent que son engagement aux côtés des États-Unis dans la guerre d'Irak, qui lui a aliéné une partie du monde arabe, ne nuise à l'efficacité de sa mission.
Israël promet une amélioration «spectaculaire» en Cisjordanie
Au lendemain du sommet de Charm el-Cheikh destiné à soutenir le Fatah face au Hamas, Israël a promis hier une amélioration «spectaculaire» des conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie.
Lundi, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait reçu le soutien de son homologue égyptien Hosni Moubarak, du roi Abdallah II de Jordanie et du premier ministre israélien. Éhoud Olmert a promis de libérer 250 membres du Fatah détenus en Israël.
Mahmoud Abbas a demandé à ce que Marouane Barghouti soit également relâché. Ce dirigeant du Fatah, très populaire, purge cinq peines de prison pour son implication dans des attentats qui ont tué quatre Israéliens et un Grec. Mais Miri Eisin, la porte-parole d'Éhoud Olmert, a déjà averti que ne serait libéré aucun détenu «avec du sang sur les mains».
En revanche, pour les Palestiniens vivant en Cisjordanie, Israël prévoit «d'améliorer de façon spectaculaire» les conditions de déplacement, a dit Mme Eisin. Parmi les centaines de barrages routiers israéliens qui brident les mouvements des Palestiniens sur leur territoire, certains pourraient donc être levés.
Dans un communiqué publié mardi, Éhoud Olmert espère que l'amélioration des conditions de vie en Cisjordanie «renforcera les modérés et conduira à un véritable processus diplomatique».
Le roi Abdallah d'Arabie saoudite devait rencontrer hier soir le président égyptien Hosni Moubarak pour discuter avec lui des façon de contenir le Hamas, après sa prise de pouvoir à Gaza.
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