L'OTAN veut aussi son bouclier antimissile
Bruxelles — L'OTAN a franchi hier une étape supplémentaire dans la construction d'un bouclier antimissile complémentaire du futur système américain malgré l'opposition de la Russie et ses propositions alternatives.
Les 26 ministres de la Défense de l'Alliance atlantique ont donné leur feu vert à une étude sur le développement d'un bouclier propre à l'OTAN afin de couvrir les zones qui, comme la Turquie, la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie, ne seraient pas protégées par les États-Unis. Les deux systèmes seraient reliés.
«La feuille de route de l'OTAN est maintenant claire», a déclaré son secrétaire général, Jaap de Hoop Scheffer, en expliquant que les alliés allaient «évaluer les implications politiques et militaires» du système américain.
Moscou dénonce le projet de bouclier américain, qui comprend en Europe une station radar en République tchèque et l'installation d'intercepteurs de missiles en Pologne.
La Russie y voit un danger pour sa propre sécurité et le président Vladimir Poutine a menacé de pointer des missiles vers l'Europe en cas de poursuite du projet qui, selon lui, ne vise pas une éventuelle menace iranienne actuellement inexistante.
Mais la tension est descendue de plusieurs crans lors du sommet du Groupe des Huit, en Allemagne la semaine dernière. Poutine a formulé une offre inattendue aux États-Unis en leur proposant de coopérer dans la défense antimissile en partageant un radar sous contrôle russe en Azerbaïdjan.
Mardi, les négociateurs américains et russes se sont déclarés prêts à coopérer pour donner un nouvel élan au traité CFE, et Moscou ne parle plus de moratoire mais d'une ratification rapide de la version amendée en 1999.
Les États-Unis se sont réjouis de ce réchauffement. «Je suis très satisfait que le président Poutine ait reconnu l'intérêt d'une défense antimissile et le fait que l'Iran représente un problème qui doit être abordé sous l'angle de la défense antimissile», a déclaré hier le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, qui a dit vouloir étudier l'offre russe.
Mais rien n'est véritablement réglé sur le fond, et le nouveau ministre russe de la Défense, Anatoly Serdioukov, a, selon des diplomates, rappelé la position de son pays même s'il a évité toute apparition publique après la réunion.
Le coup d'envoi donné à une étude sur la construction d'un système propre à l'OTAN constitue une étape importante.
Le porte-parole de l'Alliance, James Appathurai, a précisé qu'une décision serait prise en février 2008 puisque l'installation d'éléments du bouclier en Pologne et en République tchèque est un fait, que cela avance et que l'OTAN doit prendre cela en compte.
Il n'a d'ailleurs guère laissé de doute quant à la décision finale en rappelant que l'OTAN avait déjà conclu il y a deux ans que la menace d'une attaque par missile existait et qu'un bouclier européen était «souhaitable et réalisable».
Les 26 ministres de la Défense de l'Alliance atlantique ont donné leur feu vert à une étude sur le développement d'un bouclier propre à l'OTAN afin de couvrir les zones qui, comme la Turquie, la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie, ne seraient pas protégées par les États-Unis. Les deux systèmes seraient reliés.
«La feuille de route de l'OTAN est maintenant claire», a déclaré son secrétaire général, Jaap de Hoop Scheffer, en expliquant que les alliés allaient «évaluer les implications politiques et militaires» du système américain.
Moscou dénonce le projet de bouclier américain, qui comprend en Europe une station radar en République tchèque et l'installation d'intercepteurs de missiles en Pologne.
La Russie y voit un danger pour sa propre sécurité et le président Vladimir Poutine a menacé de pointer des missiles vers l'Europe en cas de poursuite du projet qui, selon lui, ne vise pas une éventuelle menace iranienne actuellement inexistante.
Mais la tension est descendue de plusieurs crans lors du sommet du Groupe des Huit, en Allemagne la semaine dernière. Poutine a formulé une offre inattendue aux États-Unis en leur proposant de coopérer dans la défense antimissile en partageant un radar sous contrôle russe en Azerbaïdjan.
Mardi, les négociateurs américains et russes se sont déclarés prêts à coopérer pour donner un nouvel élan au traité CFE, et Moscou ne parle plus de moratoire mais d'une ratification rapide de la version amendée en 1999.
Les États-Unis se sont réjouis de ce réchauffement. «Je suis très satisfait que le président Poutine ait reconnu l'intérêt d'une défense antimissile et le fait que l'Iran représente un problème qui doit être abordé sous l'angle de la défense antimissile», a déclaré hier le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, qui a dit vouloir étudier l'offre russe.
Mais rien n'est véritablement réglé sur le fond, et le nouveau ministre russe de la Défense, Anatoly Serdioukov, a, selon des diplomates, rappelé la position de son pays même s'il a évité toute apparition publique après la réunion.
Le coup d'envoi donné à une étude sur la construction d'un système propre à l'OTAN constitue une étape importante.
Le porte-parole de l'Alliance, James Appathurai, a précisé qu'une décision serait prise en février 2008 puisque l'installation d'éléments du bouclier en Pologne et en République tchèque est un fait, que cela avance et que l'OTAN doit prendre cela en compte.
Il n'a d'ailleurs guère laissé de doute quant à la décision finale en rappelant que l'OTAN avait déjà conclu il y a deux ans que la menace d'une attaque par missile existait et qu'un bouclier européen était «souhaitable et réalisable».
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