Cambodge - Les Khmers rouges seront enfin jugés
14 juin 2007
Actualités internationales
Phnom Penh — Les magistrats cambodgiens et internationaux du tribunal qui doit se pencher sur le génocide imputé aux Khmers rouges ont finalement adopté hier le règlement intérieur de la cour après de longs mois de tractations marquées parfois par des tensions.
L'approbation à l'unanimité de ces règles de fonctionnement rend enfin opérationnel le tribunal, parrainé par l'ONU, qui a pris du retard en vue de juger des responsables des crimes les plus graves commis sous le régime ultra-maoïste de Pol Pot (près de deux millions de morts entre 1975 et 1979). «Ces règles garantiront des procès justes et transparents», a déclaré le Canadien Robert Petit, co-procureur du tribunal, ajoutant: «Nous pouvons désormais avancer.»
Les discussions entre magistrats cambodgiens et étrangers ont été marquées par des tensions, notamment en février et mars, qui ont alimenté de nouveaux doutes quant à la volonté des autorités de Phnom Penh de voir des procès équitables se tenir rapidement alors que les personnes susceptibles d'être jugées sont de plus en plus âgées.
Les multiples frictions entre magistrats cambodgiens et internationaux ont porté sur des questions complexes de procédure alors qu'il fallait marier le fragile système judiciaire cambodgien aux normes internationales.
Au début du printemps, des juges étrangers avaient évoqué un possible retrait lorsque le Barreau cambodgien avait cherché à imposer des frais élevés d'enregistrement pour les avocats étrangers désireux de participer au processus. Un accord avait été annoncé fin avril.
L'approbation à l'unanimité de ces règles de fonctionnement rend enfin opérationnel le tribunal, parrainé par l'ONU, qui a pris du retard en vue de juger des responsables des crimes les plus graves commis sous le régime ultra-maoïste de Pol Pot (près de deux millions de morts entre 1975 et 1979). «Ces règles garantiront des procès justes et transparents», a déclaré le Canadien Robert Petit, co-procureur du tribunal, ajoutant: «Nous pouvons désormais avancer.»
Les discussions entre magistrats cambodgiens et étrangers ont été marquées par des tensions, notamment en février et mars, qui ont alimenté de nouveaux doutes quant à la volonté des autorités de Phnom Penh de voir des procès équitables se tenir rapidement alors que les personnes susceptibles d'être jugées sont de plus en plus âgées.
Les multiples frictions entre magistrats cambodgiens et internationaux ont porté sur des questions complexes de procédure alors qu'il fallait marier le fragile système judiciaire cambodgien aux normes internationales.
Au début du printemps, des juges étrangers avaient évoqué un possible retrait lorsque le Barreau cambodgien avait cherché à imposer des frais élevés d'enregistrement pour les avocats étrangers désireux de participer au processus. Un accord avait été annoncé fin avril.
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