Israël - Les perspectives de paix avec la Syrie restent faibles, selon Shimon Peres
Le vice-premier ministre israélien regrette que les Syriens veuillent négocier par l'intermédiaire des États-Unis
Jérusalem — Le vice-premier ministre israélien, Shimon Peres, a minimisé hier les chances de relancer des pourparlers avec la Syrie en vue d'un accord du type «terres contre paix».
Israël, qui se dit prêt à engager des discussions avec le président Bachar al Assad, veut obtenir au préalable de la Syrie l'assurance qu'elle prendra ses distances avec l'Iran, les activistes du Hezbollah libanais et les groupes armés palestiniens, indiquent des responsables israéliens.
Mais après avoir révélé qu'ils utilisaient des canaux confidentiels, via la Turquie et l'Allemagne, pour demander à la Syrie si elle était prête à de telles concessions en échange de la restitution du Golan occupé, les Israéliens disent encore attendre une réponse ferme de Damas.
À des journalistes qui lui demandaient si le moment était venu de discuter de paix avec les Syriens, Peres a répondu: «Le problème est que les Syriens ne sont ni prêts ni disposés à négocier directement avec Israël. Ils veulent passer par l'intermédiaire des États-Unis.»
«Les États-Unis ont dit: "Messieurs, si vous voulez négocier, il faut cesser de soutenir le terrorisme, cesser de favoriser [...] le renversement d'un premier ministre du Liban, cesser de soutenir le Hezbollah». Et voilà où cela bloque pour le moment.
Damas n'a pas réagi publiquement à l'annonce des démarches diplomatiques israéliennes.
Les chefs du renseignement israéliens sont partagés quant au point de savoir si la Syrie souhaite réellement parler de paix ou si elle se prépare à la guerre pour tenter de reprendre le Golan, plateau stratégique dont l'État juif s'est emparé en 1967 durant la guerre des Six Jours, déclarent des responsables.
Certains commentateurs israéliens ont interprété les «fuites» concernant les contacts indirects avec la Syrie comme une opération du premier ministre Ehoud Olmert pour faire valoir, en cas d'hostilités, qu'il a exploré toutes les possibilités.
Au cours d'entretiens parrainés par les États-Unis en 2000, Israël et la Syrie avaient frôlé un accord sur la restitution du Golan. Mais il se pourrait aujourd'hui qu'Olmert ait les mains liées en ce qui concerne un éventuel retrait de cette zone.
La cote de popularité du premier ministre israélien a fortement chuté après la guerre menée l'été dernier contre le Hezbollah libanais, qui a tiré environ 4000 roquettes sur Israël à partir de secteurs que Tsahal avait unilatéralement évacués en 2000.
Le conflit a obligé Olmert — qui a approuvé en 2005 un retrait de la bande de Gaza bientôt suivi de tirs de roquettes sur le territoire israélien — à abandonner le plan de paix qui prévoyait l'évacuation de secteurs occupés en Cisjordanie.
À l'instar d'Israël, les États-Unis cherchent à distendre les liens d'Assad avec l'Iran, dont le programme nucléaire et l'influence en Irak inquiètent les deux alliés.
Olmert aura le 19 juin à Washington des entretiens avec le président George Bush qui devraient porter en priorité sur le blocage du processus de paix avec les Palestiniens.
Washington demande à Israël de progresser sur le dossier palestinien afin de renforcer le président Mahmoud Abbas, dont le Fatah est engagé dans un bras de fer avec les islamistes du Hamas, ses partenaires dans un gouvernement d'union nationale.
Vendredi, le porte-parole du département d'État américain, Tom Casey, a déclaré que «des discussions avec la Syrie ne sauraient se substituer à ce que nous considérons comme le point le plus important, à savoir le renforcement de la cause de la paix et les progrès vers une solution à deux États» israélien et palestinien.
Israël, qui se dit prêt à engager des discussions avec le président Bachar al Assad, veut obtenir au préalable de la Syrie l'assurance qu'elle prendra ses distances avec l'Iran, les activistes du Hezbollah libanais et les groupes armés palestiniens, indiquent des responsables israéliens.
Mais après avoir révélé qu'ils utilisaient des canaux confidentiels, via la Turquie et l'Allemagne, pour demander à la Syrie si elle était prête à de telles concessions en échange de la restitution du Golan occupé, les Israéliens disent encore attendre une réponse ferme de Damas.
À des journalistes qui lui demandaient si le moment était venu de discuter de paix avec les Syriens, Peres a répondu: «Le problème est que les Syriens ne sont ni prêts ni disposés à négocier directement avec Israël. Ils veulent passer par l'intermédiaire des États-Unis.»
«Les États-Unis ont dit: "Messieurs, si vous voulez négocier, il faut cesser de soutenir le terrorisme, cesser de favoriser [...] le renversement d'un premier ministre du Liban, cesser de soutenir le Hezbollah». Et voilà où cela bloque pour le moment.
Damas n'a pas réagi publiquement à l'annonce des démarches diplomatiques israéliennes.
Les chefs du renseignement israéliens sont partagés quant au point de savoir si la Syrie souhaite réellement parler de paix ou si elle se prépare à la guerre pour tenter de reprendre le Golan, plateau stratégique dont l'État juif s'est emparé en 1967 durant la guerre des Six Jours, déclarent des responsables.
Certains commentateurs israéliens ont interprété les «fuites» concernant les contacts indirects avec la Syrie comme une opération du premier ministre Ehoud Olmert pour faire valoir, en cas d'hostilités, qu'il a exploré toutes les possibilités.
Au cours d'entretiens parrainés par les États-Unis en 2000, Israël et la Syrie avaient frôlé un accord sur la restitution du Golan. Mais il se pourrait aujourd'hui qu'Olmert ait les mains liées en ce qui concerne un éventuel retrait de cette zone.
La cote de popularité du premier ministre israélien a fortement chuté après la guerre menée l'été dernier contre le Hezbollah libanais, qui a tiré environ 4000 roquettes sur Israël à partir de secteurs que Tsahal avait unilatéralement évacués en 2000.
Le conflit a obligé Olmert — qui a approuvé en 2005 un retrait de la bande de Gaza bientôt suivi de tirs de roquettes sur le territoire israélien — à abandonner le plan de paix qui prévoyait l'évacuation de secteurs occupés en Cisjordanie.
À l'instar d'Israël, les États-Unis cherchent à distendre les liens d'Assad avec l'Iran, dont le programme nucléaire et l'influence en Irak inquiètent les deux alliés.
Olmert aura le 19 juin à Washington des entretiens avec le président George Bush qui devraient porter en priorité sur le blocage du processus de paix avec les Palestiniens.
Washington demande à Israël de progresser sur le dossier palestinien afin de renforcer le président Mahmoud Abbas, dont le Fatah est engagé dans un bras de fer avec les islamistes du Hamas, ses partenaires dans un gouvernement d'union nationale.
Vendredi, le porte-parole du département d'État américain, Tom Casey, a déclaré que «des discussions avec la Syrie ne sauraient se substituer à ce que nous considérons comme le point le plus important, à savoir le renforcement de la cause de la paix et les progrès vers une solution à deux États» israélien et palestinien.
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