Le Coréen lugubre
Cela fait des mois que certains conseillers des huit chefs d'État invités en Allemagne échangent ou dissertent sur les remèdes qu'il faudra tôt ou tard employer pour contrer le réchauffement de la planète. Mais voilà que, dans la foulée des propos du président Vladimir Poutine à l'effet que des missiles seront orientés vers l'Europe dès que le bouclier antimissile américain sera installé en Pologne et en République tchèque, l'agenda du G8 a été quelque peu modifié. Et ce, on le devine, pour faire place à des discussions sur la sécurité.
Puis, coup de théâtre, la Corée du Nord s'est immiscée, pour ne pas dire invitée, dans l'épisode qui se poursuit en Allemagne. Hier dans la matinée, les militaires et ingénieurs coréens ont réalisé l'essai d'un engin volant pouvant détruire sa cible à une centaine de kilomètres. Il n'en fallait évidemment pas plus pour que le Japon, peu concerné par le bras de fer qui a cours entre Poutine et le président Bush sur fond européen, saisisse ses homologues de la mauvaise blague que venait tout juste de composer Kim Jong-il, le dictateur coréen.
Bien, rappelons deux ou trois faits liés à la sinistre surprise orchestrée par les dirigeants d'un régime odieux. En février dernier, un accord avait été signé par les nations négociant depuis des mois et des mois la fin du programme nucléaire coréen. Quelles parties? Les deux Corées, la Chine, le Japon... les États-Unis et la Russie.
Selon l'entente, une fois le réacteur coréen fermé, des aides notamment financières seraient allouées à ce pays où les gens éprouvent toutes les difficultés du monde à se nourrir. Mais voilà que Kim Jong-il exige un préalable à toute l'opération. Il veut que les 52 millions qu'il possède dans un compte à Macao soient libérés. Les États-Unis ayant refusé cet énième chantage de l'homme qui se prétend le «plus grand génie du siècle», les choses se sont donc envenimées.
À telle enseigne que le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a demandé hier à ses partenaires qu'ils redoublent d'ardeur afin que la pression soit maintenue, voire accentuée, sur le génie de l'inhumanité. Car, que constate-t-on au fil du temps? Qu'il gagne du temps. Suffisamment pour avoir expérimenté une première bombe, suffisamment pour avoir réussi l'essai d'un missile à longue portée, suffisamment pour avoir fabriqué de quoi fracasser la Corée du Sud.
Décidément, entre l'épisode d'hier, les missiles russes pointés vers l'Europe, le bouclier antimissile des Américains qui ont achevé la construction de quinze silos renfermant autant de bombes volantes en Alaska, le nucléaire iranien, la prochaine modification de la Constitution japonaise afin que le passage de l'autodéfense à la stricte défense soit accompli ainsi que l'engagement pris par la Turquie, l'Arabie saoudite et l'Égypte de se lancer dans une course à la bombe si l'Iran détient la sienne, l'horizon ne s'annonce pas encombré, mais s'avère d'ores et déjà encombré. Aussi encombré que lugubre.
Puis, coup de théâtre, la Corée du Nord s'est immiscée, pour ne pas dire invitée, dans l'épisode qui se poursuit en Allemagne. Hier dans la matinée, les militaires et ingénieurs coréens ont réalisé l'essai d'un engin volant pouvant détruire sa cible à une centaine de kilomètres. Il n'en fallait évidemment pas plus pour que le Japon, peu concerné par le bras de fer qui a cours entre Poutine et le président Bush sur fond européen, saisisse ses homologues de la mauvaise blague que venait tout juste de composer Kim Jong-il, le dictateur coréen.
Bien, rappelons deux ou trois faits liés à la sinistre surprise orchestrée par les dirigeants d'un régime odieux. En février dernier, un accord avait été signé par les nations négociant depuis des mois et des mois la fin du programme nucléaire coréen. Quelles parties? Les deux Corées, la Chine, le Japon... les États-Unis et la Russie.
Selon l'entente, une fois le réacteur coréen fermé, des aides notamment financières seraient allouées à ce pays où les gens éprouvent toutes les difficultés du monde à se nourrir. Mais voilà que Kim Jong-il exige un préalable à toute l'opération. Il veut que les 52 millions qu'il possède dans un compte à Macao soient libérés. Les États-Unis ayant refusé cet énième chantage de l'homme qui se prétend le «plus grand génie du siècle», les choses se sont donc envenimées.
À telle enseigne que le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a demandé hier à ses partenaires qu'ils redoublent d'ardeur afin que la pression soit maintenue, voire accentuée, sur le génie de l'inhumanité. Car, que constate-t-on au fil du temps? Qu'il gagne du temps. Suffisamment pour avoir expérimenté une première bombe, suffisamment pour avoir réussi l'essai d'un missile à longue portée, suffisamment pour avoir fabriqué de quoi fracasser la Corée du Sud.
Décidément, entre l'épisode d'hier, les missiles russes pointés vers l'Europe, le bouclier antimissile des Américains qui ont achevé la construction de quinze silos renfermant autant de bombes volantes en Alaska, le nucléaire iranien, la prochaine modification de la Constitution japonaise afin que le passage de l'autodéfense à la stricte défense soit accompli ainsi que l'engagement pris par la Turquie, l'Arabie saoudite et l'Égypte de se lancer dans une course à la bombe si l'Iran détient la sienne, l'horizon ne s'annonce pas encombré, mais s'avère d'ores et déjà encombré. Aussi encombré que lugubre.
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