samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les ambassadeurs se rencontrent à Bagdad - Washington et Téhéran s'entendent pour soutenir le gouvernement Al-Maliki

Les États-Unis demandent à l'Iran de ne plus soutenir les milices

Hassan Kazemi Qomi
Photo : Agence Reuters
Hassan Kazemi Qomi
Bagdad — Les États-Unis ont invité l'Iran hier à ne plus soutenir les milices en Irak, sujet unique de ces premières discussions officielles de haut niveau entre ces deux pays depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 1980.

L'Iran a pour sa part imputé aux «forces occupantes» une partie de la responsabilité des violences en Irak.

Les deux parties se sont tout de même entendues sur la nécessité de soutenir le gouvernement de Nouri al Maliki.

La rencontre entre l'ambassadeur des États-Unis en Irak, Ryan Crocker, et son homologue iranien, Hassan Kazemi Qomi, était la première à avoir lieu officiellement à ce niveau entre les deux pays depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 1980, après la prise d'otages à l'ambassade des États-Unis à Téhéran.

Elle s'est déroulée dans la résidence du premier ministre irakien Nouri al-Maliki, dans la zone verte fortifiée de Bagdad et a été intégralement consacrée à l'Irak.

«Les pourparlers se sont déroulés de manière positive. Reste à voir les Iraniens agir sur le terrain», a dit Ryan Crocker. «Pour l'instant, leurs actions contredisent leurs déclarations.»

Kazemi Qomi a évoqué une «discussion franche et claire». «Certains problèmes ont été soulevés et examinés et je pense qu'il s'agit d'une étape positive [...] Dans le domaine politique, les deux parties sont convenues de soutenir et de renforcer le gouvernement irakien, ce qui constitue un autre résultat positif de ces discussions.»

L'ambassadeur iranien a aussi annoncé que les États-Unis, l'Iran et l'Irak avaient tous trois approuvé la création d'un forum de discussions, dont le but serait de «résoudre les problèmes de sécurité de l'Irak». Il n'a cependant avancé aucune date pour la réunion de ce comité.

Crocker s'est en revanche contenté de dire qu'il transmettrait à Washington une proposition iranienne de «mécanisme tripartite» sur la sécurité irakienne.

«J'ai exposé aux Iraniens un certain nombre de nos motifs directs et précis de préoccupation au sujet de leur attitude en Irak, de leur soutien aux milices qui combattent aussi bien les forces de sécurité irakiennes que les forces de la coalition», a rapporté l'ambassadeur américain.

«Le fait [est] que beaucoup d'explosifs et de munitions utilisés par ces groupes proviennent d'Irané. De telles activités [...] doivent cesser et nous attendons des résultats», a-t-il ajouté.

Kazemi Qomi a répliqué que «les forces d'occupation ont accru les problèmes, la douleur et la peine du peuple irakien». Il a toutefois proposé l'aide de l'Iran pour la formation et l'armement des forces irakiennes.

Les États-Unis accusent depuis longtemps l'Iran d'alimenter les violences en Irak par son soutien aux milices chiites.

Téhéran dément ces accusations et invite plutôt les États-Unis à retirer leurs troupes d'Irak.

Crocker a toutefois déclaré que les États-Unis comme l'Iran étaient favorables à un Irak stable et fédéral, assurant sa propre sécurité.

Avant le début de cette rencontre dans la zone verte fortifiée de Bagdad, Maliki a prévenu que son pays ne servirait pas de base de lancement d'une offensive militaire contre l'un de ses voisins. Ces propos constituaient apparemment une allusion aux craintes iraniennes d'une attaque des États-Unis, qui sont intervenus en Irak en mars 2003 pour chasser Saddam Hussein du pouvoir.

Si des responsables de niveau intermédiaire des deux pays se sont parfois rencontrés par le passé, cette rencontre marque une rupture avec la volonté américaine d'isolement de l'Iran.
Hassan Kazemi Qomi Ryan Crocker
 
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
éditoriaux
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012