Liban - Le gouvernement espère une issue pacifique
Tirs sporadiques à Nahr al-Bared; cinq blessés dans l'explosion d'une grenade à Beyrouth
28 mai 2007
Actualités internationales
Photo : Agence France-Presse
Ces jeunes réfugiés palestiniens semblaient espérer retrouver bientôt la paix, après avoir dû fuir le camp de Nahr al-Bared pour un autre camp, celui de Shatila, à Beyrouth. Les islamistes du groupe armé Fatah al-Islam sont retranchés depuis une
Nahr al-Bared — Le Liban attend des organisations palestiniennes qu'elles négocient une issue pacifique au bras de fer entre les islamistes du groupe armé Fatah al-Islam, retranchés depuis une semaine dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared, et l'armée.
Sur le terrain, des tirs sporadiques ont éclaté hier en début de soirée, rompant le calme qui a prévalu toute la journée autour de Nahr al-Bared, dans le nord du Liban, a rapporté un correspondant de l'AFP.
L'armée, qui cerne le camp, a répliqué avec des roquettes anti-char à des rafales d'armes légères en provenance des positions du Fatah al-Islam en bordure nord du camp.
Des accrochages nocturnes entre l'armée et les islamistes sont enregistrés tous les soirs depuis l'entrée en vigueur d'une trêve mardi après trois jours de combats.
Entre 3000 et 8000 réfugiés seraient restés à Nahr al-Bared, a estimé l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa). La veille, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) avait évalué à 10 000 le nombre de personnes bloquées dans le camp, où vivent habituellement 31 000 réfugiés.
Pris en étau, des milliers de réfugiés du camp avaient pu s'enfuir au cours de la semaine, à la faveur de la trêve.
Mais cet exode s'est tari en fin de semaine et, hier, une trentaine de personnes seulement ont quitté le camp, selon un responsable du Croissant rouge palestinien, tandis que de nouveaux secours parvenaient à l'intérieur.
Dans la journée, le CRP a fait entrer quatre camionnettes chargées de pain, d'eau et de médicaments par l'entrée sud, étroitement surveillée par l'armée. Cinq ambulances ont évacué des malades.
Onze autres camions du CICR et de la Croix rouge palestinienne ont reçu la permission d'acheminer à l'intérieur du camp de la nourriture et des médicaments.
Les combats, qui ont fait au moins 78 morts, avaient éclaté le 20 mai lorsque les combattants du Fatah al-Islam, implantés à Nahr al-Bared depuis novembre 2006, avaient tendu des embuscades aux soldats libanais.
Depuis, l'armée a renforcé ses positions autour du camp et, selon un porte-parole, réplique d'une manière précise pour épargner les civils.
Parallèlement, un groupe de cheikhs musulmans palestiniens a mené hier une médiation avec le Fatah al-Islam, a indiqué l'un d'eux, Mohammad al-Hajj, à la presse à sa sortie du camp où il a rencontré le chef des islamistes, Chaker Abssi.
Le gouvernement libanais réclame la reddition des combattants impliqués dans les attaques contre l'armée, afin qu'ils soient jugés.
Selon un responsable gouvernemental, aucun délai n'a été imposé aux médiateurs palestiniens. «Il n'y a pas d'ultimatum, lié à une date limite, lancé contre le Fatah al-Islam», a déclaré à l'AFP ce responsable.
«Si les efforts venaient à échouer, il reviendrait à l'armée libanaise de trouver les moyens et les conditions adéquates pour régler la question», a-t-il ajouté.
Samedi, le premier ministre Fouad Siniora avait indiqué que son gouvernement accordait du temps aux factions palestiniennes pour régler le problème.
Walid Joumblatt, figure de la majorité antisyrienne, a affirmé que «personne n'a proposé une solution militaire», accusant une nouvelle fois Damas d'être derrière une campagne de déstabilisation du Liban.
Le Fatah al-Islam comprend des Palestiniens mais aussi des combattants étrangers, notamment saoudiens, syriens et yéménites.
Le groupe reconnaît des liens idéologiques avec le réseau al-Qaïda et est accusé par le Liban d'être l'instrument des services de renseignement syriens.
Cette flambée de violence au nord a éclaté au moment où le Liban se débat depuis plus de six mois dans une profonde crise politique liée au projet de tribunal international pour juger les assassins de l'ancien premier ministre Rafic Hariri.
La Syrie a été montrée du doigt dans cet assassinat, commis à Beyrouth en 2005, mais a toujours protesté de son innocence.
Explosion à Beyrouth
Un soldat, deux policiers et deux civils ont été blessés hier en fin de journée dans l'explosion d'une grenade qui avait été lancée sur une unité des forces de sécurité libanaises à Beyrouth, selon la police.
L'engin a été jeté à l'intersection Barbir et est tombé près d'un poste de contrôle des forces de sécurité dans le quartier sunnite.
La région de Beyrouth a été le théâtre de trois grosses explosions au cours de la semaine passée, déflagrations qui ont coûté la vie à une femme et fait une trentaine de blessés.
Dans le sud du pays, une grenade a été lancée dimanche en fin de journée près d'un poste de contrôle de l'armée devant le camp de réfugiés palestiniens d'Ein el-Hilweh, selon la police. L'explosion n'a pas fait de blessés.
Sur le terrain, des tirs sporadiques ont éclaté hier en début de soirée, rompant le calme qui a prévalu toute la journée autour de Nahr al-Bared, dans le nord du Liban, a rapporté un correspondant de l'AFP.
L'armée, qui cerne le camp, a répliqué avec des roquettes anti-char à des rafales d'armes légères en provenance des positions du Fatah al-Islam en bordure nord du camp.
Des accrochages nocturnes entre l'armée et les islamistes sont enregistrés tous les soirs depuis l'entrée en vigueur d'une trêve mardi après trois jours de combats.
Entre 3000 et 8000 réfugiés seraient restés à Nahr al-Bared, a estimé l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa). La veille, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) avait évalué à 10 000 le nombre de personnes bloquées dans le camp, où vivent habituellement 31 000 réfugiés.
Pris en étau, des milliers de réfugiés du camp avaient pu s'enfuir au cours de la semaine, à la faveur de la trêve.
Mais cet exode s'est tari en fin de semaine et, hier, une trentaine de personnes seulement ont quitté le camp, selon un responsable du Croissant rouge palestinien, tandis que de nouveaux secours parvenaient à l'intérieur.
Dans la journée, le CRP a fait entrer quatre camionnettes chargées de pain, d'eau et de médicaments par l'entrée sud, étroitement surveillée par l'armée. Cinq ambulances ont évacué des malades.
Onze autres camions du CICR et de la Croix rouge palestinienne ont reçu la permission d'acheminer à l'intérieur du camp de la nourriture et des médicaments.
Les combats, qui ont fait au moins 78 morts, avaient éclaté le 20 mai lorsque les combattants du Fatah al-Islam, implantés à Nahr al-Bared depuis novembre 2006, avaient tendu des embuscades aux soldats libanais.
Depuis, l'armée a renforcé ses positions autour du camp et, selon un porte-parole, réplique d'une manière précise pour épargner les civils.
Parallèlement, un groupe de cheikhs musulmans palestiniens a mené hier une médiation avec le Fatah al-Islam, a indiqué l'un d'eux, Mohammad al-Hajj, à la presse à sa sortie du camp où il a rencontré le chef des islamistes, Chaker Abssi.
Le gouvernement libanais réclame la reddition des combattants impliqués dans les attaques contre l'armée, afin qu'ils soient jugés.
Selon un responsable gouvernemental, aucun délai n'a été imposé aux médiateurs palestiniens. «Il n'y a pas d'ultimatum, lié à une date limite, lancé contre le Fatah al-Islam», a déclaré à l'AFP ce responsable.
«Si les efforts venaient à échouer, il reviendrait à l'armée libanaise de trouver les moyens et les conditions adéquates pour régler la question», a-t-il ajouté.
Samedi, le premier ministre Fouad Siniora avait indiqué que son gouvernement accordait du temps aux factions palestiniennes pour régler le problème.
Walid Joumblatt, figure de la majorité antisyrienne, a affirmé que «personne n'a proposé une solution militaire», accusant une nouvelle fois Damas d'être derrière une campagne de déstabilisation du Liban.
Le Fatah al-Islam comprend des Palestiniens mais aussi des combattants étrangers, notamment saoudiens, syriens et yéménites.
Le groupe reconnaît des liens idéologiques avec le réseau al-Qaïda et est accusé par le Liban d'être l'instrument des services de renseignement syriens.
Cette flambée de violence au nord a éclaté au moment où le Liban se débat depuis plus de six mois dans une profonde crise politique liée au projet de tribunal international pour juger les assassins de l'ancien premier ministre Rafic Hariri.
La Syrie a été montrée du doigt dans cet assassinat, commis à Beyrouth en 2005, mais a toujours protesté de son innocence.
Explosion à Beyrouth
Un soldat, deux policiers et deux civils ont été blessés hier en fin de journée dans l'explosion d'une grenade qui avait été lancée sur une unité des forces de sécurité libanaises à Beyrouth, selon la police.
L'engin a été jeté à l'intersection Barbir et est tombé près d'un poste de contrôle des forces de sécurité dans le quartier sunnite.
La région de Beyrouth a été le théâtre de trois grosses explosions au cours de la semaine passée, déflagrations qui ont coûté la vie à une femme et fait une trentaine de blessés.
Dans le sud du pays, une grenade a été lancée dimanche en fin de journée près d'un poste de contrôle de l'armée devant le camp de réfugiés palestiniens d'Ein el-Hilweh, selon la police. L'explosion n'a pas fait de blessés.
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