Amnesty accuse - Darfour : la Chine et la Russie violeraient l'embargo sur les armes
Khartoum — Amnesty International a accusé hier la Chine et la Russie d'enfreindre un embargo de l'ONU en laissant livrer des armes au Soudan, où elles seraient utilisées en violation du droit international.
La Chine, premier investisseur étranger au Soudan, a rejeté ces accusations et fait savoir qu'elle enverrait des ingénieurs militaires au Darfour dans le cadre d'une mission des Nations unies chargée d'appuyer la force de l'Union africaine (UA) déployée dans la province occidentale du Soudan.
À Moscou, un représentant du ministère russe des Affaires étrangères a également démenti les accusations d'Amnesty.
L'organisation de défense des droits de l'homme se dit consternée par l'importance des livraisons d'armes autorisées par la Chine et la Russie, toutes deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, et ajoute que ces armes sont souvent détournées de leur destination pour être utilisées dans le conflit du Darfour et au Tchad voisin.
«L'autorité du Conseil de sécurité lui-même est fortement ébranlée, car les autorités soudanaises et les groupes armés au Darfour agissent avec une évidente impunité sous les yeux du monde, important et détournant des armes pour commettre des violations flagrantes du droit international», affirme Amnesty.
Dans un rapport publié en avril, l'ONU accusait le Soudan d'enfreindre les résolutions de l'organisation internationale en acheminant par avion des armes et d'autres matériels militaires au Darfour, région de la taille de la France. L'ONU et Amnesty ont aussi accusé Khartoum d'utiliser des avions peints en blanc pour qu'ils ressemblent à ceux de l'ONU, afin d'opérer des bombardements et des vols de reconnaissance dans la région.
Les rebelles
Sept chefs rebelles du Darfour sont par ailleurs convenus de participer à des discussions dans le sud du Soudan afin d'harmoniser leurs positions en vue d'éventuelles négociations avec le gouvernement de Khartoum, a annoncé hier un groupe de médiateurs indépendants.
Cette avancée est notamment due aux efforts du gouvernement semi-autonome du sud du Soudan, selon lequel les discussions entre les groupes rebelles pourraient avoir lieu d'ici juillet.
La commission pour l'unification du Front national, un groupe d'anciens responsables politiques à Khartoum, a précisé pour sa part qu'il assurait la coordination entre le gouvernement du Sud et les groupes rebelles, afin d'assurer que ces derniers participent bien aux entretiens.
Enfin, les envoyés de l'ONU et de l'Union africaine (UA), Jan Eliasson et Salim Ahmed Salim, ont entamé hier une nouvelle mission au Soudan destinée à rechercher une solution politique au Darfour. Les deux émissaires, qui vont séjourner deux jours à Khartoum, vont tenter de relancer le processus de paix visant à amener les rebelles non-signataires de la paix dans l'ouest du Soudan en guerre civile à s'asseoir à la table des négociations avec le gouvernement, selon un communiqué de l'ONU.
Il s'agit de leur troisième mission au Soudan depuis que les deux organisations ont décidé en novembre de joindre leurs efforts pour un retour à la paix au Darfour.
La Chine, premier investisseur étranger au Soudan, a rejeté ces accusations et fait savoir qu'elle enverrait des ingénieurs militaires au Darfour dans le cadre d'une mission des Nations unies chargée d'appuyer la force de l'Union africaine (UA) déployée dans la province occidentale du Soudan.
À Moscou, un représentant du ministère russe des Affaires étrangères a également démenti les accusations d'Amnesty.
L'organisation de défense des droits de l'homme se dit consternée par l'importance des livraisons d'armes autorisées par la Chine et la Russie, toutes deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, et ajoute que ces armes sont souvent détournées de leur destination pour être utilisées dans le conflit du Darfour et au Tchad voisin.
«L'autorité du Conseil de sécurité lui-même est fortement ébranlée, car les autorités soudanaises et les groupes armés au Darfour agissent avec une évidente impunité sous les yeux du monde, important et détournant des armes pour commettre des violations flagrantes du droit international», affirme Amnesty.
Dans un rapport publié en avril, l'ONU accusait le Soudan d'enfreindre les résolutions de l'organisation internationale en acheminant par avion des armes et d'autres matériels militaires au Darfour, région de la taille de la France. L'ONU et Amnesty ont aussi accusé Khartoum d'utiliser des avions peints en blanc pour qu'ils ressemblent à ceux de l'ONU, afin d'opérer des bombardements et des vols de reconnaissance dans la région.
Les rebelles
Sept chefs rebelles du Darfour sont par ailleurs convenus de participer à des discussions dans le sud du Soudan afin d'harmoniser leurs positions en vue d'éventuelles négociations avec le gouvernement de Khartoum, a annoncé hier un groupe de médiateurs indépendants.
Cette avancée est notamment due aux efforts du gouvernement semi-autonome du sud du Soudan, selon lequel les discussions entre les groupes rebelles pourraient avoir lieu d'ici juillet.
La commission pour l'unification du Front national, un groupe d'anciens responsables politiques à Khartoum, a précisé pour sa part qu'il assurait la coordination entre le gouvernement du Sud et les groupes rebelles, afin d'assurer que ces derniers participent bien aux entretiens.
Enfin, les envoyés de l'ONU et de l'Union africaine (UA), Jan Eliasson et Salim Ahmed Salim, ont entamé hier une nouvelle mission au Soudan destinée à rechercher une solution politique au Darfour. Les deux émissaires, qui vont séjourner deux jours à Khartoum, vont tenter de relancer le processus de paix visant à amener les rebelles non-signataires de la paix dans l'ouest du Soudan en guerre civile à s'asseoir à la table des négociations avec le gouvernement, selon un communiqué de l'ONU.
Il s'agit de leur troisième mission au Soudan depuis que les deux organisations ont décidé en novembre de joindre leurs efforts pour un retour à la paix au Darfour.
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