Le chef d'al-Qaïda en Irak - Mort ou vivant ?
Des informations contradictoires circulaient hier sur le sort d'Abou Ayoub al-Masri
2 mai 2007
Actualités internationales
Des informations contradictoires circulaient hier sur le sort du chef présumé d'al-Qaïda en Irak, Abou Ayoub al-Masri, qui aurait été tué lors de combats entre groupes sunnites, selon le ministère irakien de l'Intérieur. En soirée, une alliance tribale sunnite, le Réveil d'Anbar, opposée à al-Qaïda, a revendiqué la responsabilité de sa mort.
Al-Qaïda a en revanche fait savoir par Internet qu'al-Masri, qui aurait succédé en juin 2006 à l'ancien chef d'al-Qaïda en Irak, le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, tué lors d'un raid aérien américain au nord de Bagdad en juin, était toujours en vie, pendant que l'armée américaine déclarait de son côté n'avoir aucune information à ce sujet.
La tête d'al-Masri a été mise à prix par les États-Unis. Montant de la récompense: cinq millions $US. L'intérêt de la nouvelle, si elle se confirme, tient au fait qu'il aurait été tué dans le cadre de rivalités entre sunnites. Les responsables américains font depuis longtemps état de tensions entre al-Qaïda et d'autres groupes d'insurgés de la minorité sunnite en Irak. Le Réveil d'Anbar est du reste une organisation proche des Américains, a indiqué l'AFP, ce qui soulève la possibilité que la traque contre el-Masri ait été instrumentalisée par les États-Unis.
«Nous avons reçu des renseignements selon lesquels des combats ont opposé des membres d'al-Qaïda à Taji [nord de Bagdad]. Al-Masri aurait été liquidé à cette occasion», a déclaré le général Abdel Karim Khalaf, porte-parole du ministère de l'Intérieur, sur la chaîne publique Iraqia. «Il s'agit d'une embuscade montée par ses rivaux. Nos forces n'ont rien à voir avec cela. Ces informations doivent être confirmées, mais elles sont crédibles, a-t-il ajouté. Le corps n'est pas encore entre les mains des forces irakiennes, qui tentent de le récupérer», a-t-il dit.
Le chef de la branche armée du Réveil d'Anbar, Hamid al-Ayis, a indiqué que son groupe pourchassait depuis une semaine al-Masri, qui serait d'origine égyptienne. «Nous l'avons suivi et des affrontements ont éclaté ce matin [hier] entre ses troupes et des hommes de la tribu des Doulaïm. Les membres de la tribu l'ont tué, lui et deux responsables saoudiens, ainsi que trois Irakiens.»
Abou Ayoub al-Masri avait déjà été donné pour mort en octobre 2006 et blessé en février 2007. Dans les deux cas, l'information avait été démentie.
Le nouvel ambassadeur américain en Irak, Ryan Crocker, a prévenu que, si cette mort était confirmée, le réseau terroriste n'en demeurerait pas moins une puissante menace en Irak.
Quatre ans après que le président américain, George W. Bush, eut célébré la fin des combats en Irak, 1689 civils et membres des forces de sécurité ont été tués en avril en Irak, soit une baisse de 19 % par rapport à mars. Avril a été en revanche plus meurtrier pour l'armée américaine, qui a perdu 100 soldats, contre 85 en mars.
Les violences se sont poursuivies hier avec 32 civils tués dans une série d'attaques, dont la plus sanglante, une fusillade visant un minibus, a fait 11 morts au sud de Bagdad.
***
D'après l'Agence France-Presse et BBC
Al-Qaïda a en revanche fait savoir par Internet qu'al-Masri, qui aurait succédé en juin 2006 à l'ancien chef d'al-Qaïda en Irak, le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, tué lors d'un raid aérien américain au nord de Bagdad en juin, était toujours en vie, pendant que l'armée américaine déclarait de son côté n'avoir aucune information à ce sujet.
La tête d'al-Masri a été mise à prix par les États-Unis. Montant de la récompense: cinq millions $US. L'intérêt de la nouvelle, si elle se confirme, tient au fait qu'il aurait été tué dans le cadre de rivalités entre sunnites. Les responsables américains font depuis longtemps état de tensions entre al-Qaïda et d'autres groupes d'insurgés de la minorité sunnite en Irak. Le Réveil d'Anbar est du reste une organisation proche des Américains, a indiqué l'AFP, ce qui soulève la possibilité que la traque contre el-Masri ait été instrumentalisée par les États-Unis.
«Nous avons reçu des renseignements selon lesquels des combats ont opposé des membres d'al-Qaïda à Taji [nord de Bagdad]. Al-Masri aurait été liquidé à cette occasion», a déclaré le général Abdel Karim Khalaf, porte-parole du ministère de l'Intérieur, sur la chaîne publique Iraqia. «Il s'agit d'une embuscade montée par ses rivaux. Nos forces n'ont rien à voir avec cela. Ces informations doivent être confirmées, mais elles sont crédibles, a-t-il ajouté. Le corps n'est pas encore entre les mains des forces irakiennes, qui tentent de le récupérer», a-t-il dit.
Le chef de la branche armée du Réveil d'Anbar, Hamid al-Ayis, a indiqué que son groupe pourchassait depuis une semaine al-Masri, qui serait d'origine égyptienne. «Nous l'avons suivi et des affrontements ont éclaté ce matin [hier] entre ses troupes et des hommes de la tribu des Doulaïm. Les membres de la tribu l'ont tué, lui et deux responsables saoudiens, ainsi que trois Irakiens.»
Abou Ayoub al-Masri avait déjà été donné pour mort en octobre 2006 et blessé en février 2007. Dans les deux cas, l'information avait été démentie.
Le nouvel ambassadeur américain en Irak, Ryan Crocker, a prévenu que, si cette mort était confirmée, le réseau terroriste n'en demeurerait pas moins une puissante menace en Irak.
Quatre ans après que le président américain, George W. Bush, eut célébré la fin des combats en Irak, 1689 civils et membres des forces de sécurité ont été tués en avril en Irak, soit une baisse de 19 % par rapport à mars. Avril a été en revanche plus meurtrier pour l'armée américaine, qui a perdu 100 soldats, contre 85 en mars.
Les violences se sont poursuivies hier avec 32 civils tués dans une série d'attaques, dont la plus sanglante, une fusillade visant un minibus, a fait 11 morts au sud de Bagdad.
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D'après l'Agence France-Presse et BBC
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