Les appels à la démission fusent - Olmert est dans les câbles
2 mai 2007
Actualités internationales
Jérusalem — Les appels à la démission du premier ministre israélien, Éhoud Olmert, se sont multipliées hier, à la suite des virulentes critiques émises à son encontre par la commission d'enquête sur les ratés de la guerre du Liban, l'été dernier.
Le flot de critiques est si fort qu'aucune voix soutenant le premier ministre ne se fait entendre depuis la publication du rapport, lundi, à l'exception de la sienne et de celles de ses avocats et de ses proches.
«La majorité des députés du Kadima [son parti] soutiennent les appels à la démission», a indiqué un haut responsable de cette formation sous couvert de l'anonymat. Le chef du groupe parlementaire du Kadima, Avigdor Itzchaky, a affirmé de son côté qu'il n'y avait «aucune tentative de déloger Olmert».
D'autres membres du parti centriste, y compris des ministres, ont laissé entendre qu'ils allaient appeler leur chef à quitter le pouvoir.
M. Itzchaky a évoqué avec des députés du Kadima le remplacement éventuel de M. Olmert par la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, selon la radio militaire. Le vice-premier ministre, Shimon Peres, et l'ex-premier ministre issu du Likoud, Benjamin Netanyahu, pourraient aussi être dans la course. Une décision à ce sujet devrait être prise demain par le groupe parlementaire, lors d'une réunion spéciale du parlement consacrée aux conclusions du rapport.
Eytan Cabel, ministre travailliste sans portefeuille, a annoncé sa démission, qui pourrait avoir un effet domino. «À la suite de la publication de ce rapport, je ne peux pas rester dans un gouvernement dirigé par Éhoud Olmert», a-t-il dit.
Impliqué dans une série d'«affaires», M. Olmert était déjà au plus bas dans les indices de popularité avant la publication du rapport Winograd. Un sondage publié lundi soir par la radio publique confirme que près de 70 % des personnes interrogées veulent sa démission, contre 15 %.
«Éhoud Olmert doit partir. C'est le fond de l'affaire», écrit Nahum Barnea, éditorialiste au Yediot Aharonot et récent lauréat du Prix d'Israël, la distinction la plus prestigieuse du pays. «Si Olmert reste à son poste, il est douteux que quelqu'un assume une quelconque responsabilité personnelle pour quoi que ce soit», ajoute-t-il.
Le rapport d'étape de Winograd estime que M. Olmert a essuyé «un échec sévère».
Une grande manifestation réclamant la démission de MM. Olmert et Peretz (ministre de la Défense) est prévue demain à Tel-Aviv, à l'appel d'organisations de gauche et de droite, d'associations de réservistes et de familles des quelque 160 soldats et civils tués l'été dernier au Liban. Enfin, un pourvoi déposé hier devant la cour suprême d'Israël en vue de démettre Éhoud Olmert de ses fonctions a été rejeté dans la journée.
M. Olmert s'accroche cependant au pouvoir. «Il ne serait pas opportun que je démissionne, et je n'ai pas l'intention de le faire», a-t-il déclaré lundi soir dans une allocution radiotélévisée.
Agence France-Presse
et Reuters
Le flot de critiques est si fort qu'aucune voix soutenant le premier ministre ne se fait entendre depuis la publication du rapport, lundi, à l'exception de la sienne et de celles de ses avocats et de ses proches.
«La majorité des députés du Kadima [son parti] soutiennent les appels à la démission», a indiqué un haut responsable de cette formation sous couvert de l'anonymat. Le chef du groupe parlementaire du Kadima, Avigdor Itzchaky, a affirmé de son côté qu'il n'y avait «aucune tentative de déloger Olmert».
D'autres membres du parti centriste, y compris des ministres, ont laissé entendre qu'ils allaient appeler leur chef à quitter le pouvoir.
M. Itzchaky a évoqué avec des députés du Kadima le remplacement éventuel de M. Olmert par la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, selon la radio militaire. Le vice-premier ministre, Shimon Peres, et l'ex-premier ministre issu du Likoud, Benjamin Netanyahu, pourraient aussi être dans la course. Une décision à ce sujet devrait être prise demain par le groupe parlementaire, lors d'une réunion spéciale du parlement consacrée aux conclusions du rapport.
Eytan Cabel, ministre travailliste sans portefeuille, a annoncé sa démission, qui pourrait avoir un effet domino. «À la suite de la publication de ce rapport, je ne peux pas rester dans un gouvernement dirigé par Éhoud Olmert», a-t-il dit.
Impliqué dans une série d'«affaires», M. Olmert était déjà au plus bas dans les indices de popularité avant la publication du rapport Winograd. Un sondage publié lundi soir par la radio publique confirme que près de 70 % des personnes interrogées veulent sa démission, contre 15 %.
«Éhoud Olmert doit partir. C'est le fond de l'affaire», écrit Nahum Barnea, éditorialiste au Yediot Aharonot et récent lauréat du Prix d'Israël, la distinction la plus prestigieuse du pays. «Si Olmert reste à son poste, il est douteux que quelqu'un assume une quelconque responsabilité personnelle pour quoi que ce soit», ajoute-t-il.
Le rapport d'étape de Winograd estime que M. Olmert a essuyé «un échec sévère».
Une grande manifestation réclamant la démission de MM. Olmert et Peretz (ministre de la Défense) est prévue demain à Tel-Aviv, à l'appel d'organisations de gauche et de droite, d'associations de réservistes et de familles des quelque 160 soldats et civils tués l'été dernier au Liban. Enfin, un pourvoi déposé hier devant la cour suprême d'Israël en vue de démettre Éhoud Olmert de ses fonctions a été rejeté dans la journée.
M. Olmert s'accroche cependant au pouvoir. «Il ne serait pas opportun que je démissionne, et je n'ai pas l'intention de le faire», a-t-il déclaré lundi soir dans une allocution radiotélévisée.
Agence France-Presse
et Reuters
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