Olmert l'incompétent
La commission chargée d'étudier la conduite de la guerre au Liban vient d'adresser une série de blâmes à l'endroit du premier ministre israélien, Éhoud Olmert. D'après les auteurs de cette étude, Olmert et le chef d'état-major, sans oublier le ministre de la Défense, Amir Peretz, ont combiné incompétence et irresponsabilité avec inconscience ou crédulité. Bref, ils ont composé le cocktail de l'échec.
De fait, aujourd'hui, tous les médias réclament la démission d'Olmert quand ils ne suggèrent pas aux membres de sa coalition de prendre l'initiative en le renvoyant. Car il n'a échappé à aucun commentateur que le premier ministre a déclenché la guerre à la hâte, sans avoir demandé préalablement aux généraux la confection d'un plan détaillé. En outre, il s'est avéré que, selon la commission, le principal responsable de la chose militaire, soit le ministre de la Défense, n'a pas examiné la mécanique opérationnelle ni «vérifié le degré de préparation et d'entraînement de l'armée.»
La virulence du constat dressé par la commission étant sans nuance, sans possibilité pour la dérobade, les calculs politiques vont bon train. D'ores et déjà, le président de la coalition au pouvoir a entamé une série de discussions avec les députés pour remplacer Olmert. Il est même allé jusqu'à indiquer sa préférence pour l'actuelle ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, seule élue concernée par l'offensive au Liban que la commission a épargnée.
À son propos, il est remarquable de constater que, depuis le fiasco de l'été dernier, Livni s'est attachée à la préservation de son capital politique. En tout cas, elle a joué ses cartes avec suffisamment de doigté pour être en réserve de la République sans être égratignée par les conclusions de l'enquête. Si le président de la coalition de gouvernement obtient ce qu'il souhaite, alors vraisemblablement Livni sera élue sans embûches.
D'autant qu'au sein de l'autre composante influente du cabinet, soit le Parti travailliste, il est quasi certain que les jours, et non les semaines, de Peretz en tant que chef de cette formation sont comptés. En effet, presque tout le monde s'attend à ce qu'il perde son titre lors du congrès à la direction qui se tiendra le mois prochain.
Les favoris pour occuper son siège? Ami Ayalon, ex-patron du Shin Beth, les services de sécurité, et... Éhoud Barak, l'ancien premier ministre. Si l'un d'entre eux l'emporte, il sera nommé à la tête du ministère de la Défense, avec cette différence énorme que, comparativement à Peretz, ils possèdent une grande expérience en la matière. Il faut d'ailleurs souligner que l'un des reproches formulés à l'endroit d'Olmert est d'avoir choisi un homme inapte à cet égard.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, vu l'ampleur des critiques contenues dans une étude de cette importance, personne ne songe à provoquer des élections, pour la bonne et simple raison que la majorité des Israéliens n'en veulent pas. Cela étant dit, tout pourrait chavirer lorsque la commission publiera la deuxième tranche de son travail, au cours du mois d'août. D'ici là, l'alliance au pouvoir va poursuivre son chemin cahin-caha.
De fait, aujourd'hui, tous les médias réclament la démission d'Olmert quand ils ne suggèrent pas aux membres de sa coalition de prendre l'initiative en le renvoyant. Car il n'a échappé à aucun commentateur que le premier ministre a déclenché la guerre à la hâte, sans avoir demandé préalablement aux généraux la confection d'un plan détaillé. En outre, il s'est avéré que, selon la commission, le principal responsable de la chose militaire, soit le ministre de la Défense, n'a pas examiné la mécanique opérationnelle ni «vérifié le degré de préparation et d'entraînement de l'armée.»
La virulence du constat dressé par la commission étant sans nuance, sans possibilité pour la dérobade, les calculs politiques vont bon train. D'ores et déjà, le président de la coalition au pouvoir a entamé une série de discussions avec les députés pour remplacer Olmert. Il est même allé jusqu'à indiquer sa préférence pour l'actuelle ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, seule élue concernée par l'offensive au Liban que la commission a épargnée.
À son propos, il est remarquable de constater que, depuis le fiasco de l'été dernier, Livni s'est attachée à la préservation de son capital politique. En tout cas, elle a joué ses cartes avec suffisamment de doigté pour être en réserve de la République sans être égratignée par les conclusions de l'enquête. Si le président de la coalition de gouvernement obtient ce qu'il souhaite, alors vraisemblablement Livni sera élue sans embûches.
D'autant qu'au sein de l'autre composante influente du cabinet, soit le Parti travailliste, il est quasi certain que les jours, et non les semaines, de Peretz en tant que chef de cette formation sont comptés. En effet, presque tout le monde s'attend à ce qu'il perde son titre lors du congrès à la direction qui se tiendra le mois prochain.
Les favoris pour occuper son siège? Ami Ayalon, ex-patron du Shin Beth, les services de sécurité, et... Éhoud Barak, l'ancien premier ministre. Si l'un d'entre eux l'emporte, il sera nommé à la tête du ministère de la Défense, avec cette différence énorme que, comparativement à Peretz, ils possèdent une grande expérience en la matière. Il faut d'ailleurs souligner que l'un des reproches formulés à l'endroit d'Olmert est d'avoir choisi un homme inapte à cet égard.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, vu l'ampleur des critiques contenues dans une étude de cette importance, personne ne songe à provoquer des élections, pour la bonne et simple raison que la majorité des Israéliens n'en veulent pas. Cela étant dit, tout pourrait chavirer lorsque la commission publiera la deuxième tranche de son travail, au cours du mois d'août. D'ici là, l'alliance au pouvoir va poursuivre son chemin cahin-caha.
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