Les élections de demain sont maintenues - Nigeria : l'opposition renonce au boycottage
20 avril 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Umaru Yar’adua participera à l’élection à la tête du parti au pouvoir, le Parti démocratique du peuple.
Lagos — Les élections présidentielle et législatives au Nigeria auront bien lieu le 21 avril comme prévu et les principaux partis d'opposition ont finalement décidé d'y participer après avoir menacé de les boycotter.
«Les élections sont maintenues, aucun doute à ce propos», a déclaré hier le porte-parole de la Commission électorale nationale (INEC), Segun Adeogun, mettant ainsi fin à 48 heures de rumeurs sur un possible report d'une semaine.
De leur côté, les deux principaux partis d'opposition, Action Congress (AC) et All Nigeria Peoples Party (ANPP), ont levé leur menace de boycottage brandie mardi et participeront au scrutin présidentiel qui devrait marquer la première transition de civil à civil depuis l'indépendance, en 1960.
Les candidats présidentiels de l'AC et de l'ANPP, qui sont respectivement le vice-président Atiku Abubakar et le général Muhammadu Buhari, affronteront notamment le candidat du pouvoir, le gouverneur Umaru Yar'adua.
«Nous ne boycotterons pas les élections de samedi», a indiqué le secrétaire national du parti, Edwin Ume-Ezeoke, expliquant ne pas vouloir «devenir inconsciemment des instruments aux mains du gouvernement dirigé par le PDP [Parti démocratique du peuple] dans son projet de prolonger son maintien en fonction».
Après l'annonce de l'ANPP, l'AC a considéré qu'un boycottage n'avait aucun sens.
L'AC et l'ANPP ainsi que 16 autres partis avaient posé mardi soir des conditions très claires pour y prendre part, notamment l'annulation pure et simple des élections régionales du 14 avril et le report du scrutin du 21.
Tout en admettant que leurs demandes avaient été rejetées par le pouvoir, les signataires ont expliqué vouloir participer au scrutin afin d'avoir la certitude que l'actuel président Olusegun Obasanjo quittera la tête de l'État le 29 mai et surtout afin de ne lui donner aucun prétexte pour rester au pouvoir en profitant d'une crise politique.
Les élections régionales, qui visaient à élire les gouverneurs et Parlements des 36 États de la fédération, ont vu le Parti démocratique du peuple (PDP, au pouvoir) arriver en tête dans au moins 26 États. Depuis 2003, il en contrôle 28 sur 36.
L'INEC a pour l'instant annoncé les résultats dans 33 États et annulé le vote dans l'État d'Imo (sud).
Alors que le PDP soutient que ce scrutin a été libre et transparent, l'Union européenne, les États-Unis et diverses ONG ont dénoncé des fraudes et un climat de violence.
Les États-Unis avaient toutefois appelé mercredi les partis d'opposition à ne pas boycotter les élections de demain tout en demandant aux autorités nigérianes de prendre «des mesures immédiates et résolues» pour garantir un scrutin libre et transparent.
Pour les États-Unis, qui dépendent du Nigeria pour un cinquième environ de leurs importations pétrolières, la stabilité du sixième producteur mondial de brut est essentielle.
«Les élections sont maintenues, aucun doute à ce propos», a déclaré hier le porte-parole de la Commission électorale nationale (INEC), Segun Adeogun, mettant ainsi fin à 48 heures de rumeurs sur un possible report d'une semaine.
De leur côté, les deux principaux partis d'opposition, Action Congress (AC) et All Nigeria Peoples Party (ANPP), ont levé leur menace de boycottage brandie mardi et participeront au scrutin présidentiel qui devrait marquer la première transition de civil à civil depuis l'indépendance, en 1960.
Les candidats présidentiels de l'AC et de l'ANPP, qui sont respectivement le vice-président Atiku Abubakar et le général Muhammadu Buhari, affronteront notamment le candidat du pouvoir, le gouverneur Umaru Yar'adua.
«Nous ne boycotterons pas les élections de samedi», a indiqué le secrétaire national du parti, Edwin Ume-Ezeoke, expliquant ne pas vouloir «devenir inconsciemment des instruments aux mains du gouvernement dirigé par le PDP [Parti démocratique du peuple] dans son projet de prolonger son maintien en fonction».
Après l'annonce de l'ANPP, l'AC a considéré qu'un boycottage n'avait aucun sens.
L'AC et l'ANPP ainsi que 16 autres partis avaient posé mardi soir des conditions très claires pour y prendre part, notamment l'annulation pure et simple des élections régionales du 14 avril et le report du scrutin du 21.
Tout en admettant que leurs demandes avaient été rejetées par le pouvoir, les signataires ont expliqué vouloir participer au scrutin afin d'avoir la certitude que l'actuel président Olusegun Obasanjo quittera la tête de l'État le 29 mai et surtout afin de ne lui donner aucun prétexte pour rester au pouvoir en profitant d'une crise politique.
Les élections régionales, qui visaient à élire les gouverneurs et Parlements des 36 États de la fédération, ont vu le Parti démocratique du peuple (PDP, au pouvoir) arriver en tête dans au moins 26 États. Depuis 2003, il en contrôle 28 sur 36.
L'INEC a pour l'instant annoncé les résultats dans 33 États et annulé le vote dans l'État d'Imo (sud).
Alors que le PDP soutient que ce scrutin a été libre et transparent, l'Union européenne, les États-Unis et diverses ONG ont dénoncé des fraudes et un climat de violence.
Les États-Unis avaient toutefois appelé mercredi les partis d'opposition à ne pas boycotter les élections de demain tout en demandant aux autorités nigérianes de prendre «des mesures immédiates et résolues» pour garantir un scrutin libre et transparent.
Pour les États-Unis, qui dépendent du Nigeria pour un cinquième environ de leurs importations pétrolières, la stabilité du sixième producteur mondial de brut est essentielle.
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