L'OTAN s'élargit encore
En plus d'accueillir sept anciens États communistes, l'Alliance se dote d'une force d'intervention rapide
22 novembre 2002
Actualités internationales
Prague - Création de la Guerre froide, l'OTAN a tourné le dos hier à une époque révolue: elle a décidé d'intégrer sept pays issus de l'Europe communiste ou de l'URSS et elle s'est donnée pour mission de combattre les nouvelles menaces du 21e siècle, partout dans le monde.
Réunis sous très haute sécurité à Prague, les 19 chefs d'État ou de gouvernement de l'Alliance atlantique ont également apporté leur soutien à la campagne visant à désarmer l'Irak de Saddam Hussein, menée sous l'impulsion de la superpuissance américaine.
«Mesures efficaces» contre l'Irak
À la grande satisfaction du président George W. Bush, qui n'a cessé de parler de l'Irak depuis son arrivée mardi soir dans la capitale tchèque, les alliés se sont déclarés prêts à décider de «mesures efficaces» en soutien des efforts de l'ONU pour obtenir le désarmement de ce pays accusé de détenir des armes de destruction massives. Ils n'ont toutefois pas apporté leur soutien à une action militaire contre Bagdad.
Dès l'ouverture du sommet de deux jours hier matin, l'OTAN a invité sept pays à la rejoindre à la mi-2004: la Lituanie, l'Estonie, la Lettonie, la Slovaquie, la Slovénie, la Bulgarie et la Roumanie.
Cette expansion au delà de l'ancien Rideau de fer, qui avait commencé en 1999 avec l'intégration de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque, coïncide avec l'élargissement à l'Est de l'Union européenne, qui doit être décidé dans trois semaines.
«L'Amérique est très satisfaite de la décision d'aujourd'hui. Elle va renforcer l'alliance la plus importante», a déclaré le président George W. Bush. Le président français Jacques Chirac a estimé lui que «cet élargissement est bien ce moment historique où l'Europe est enfin réunie, où l'Europe et l'Amérique du nord réaffirment le caractère indivisible de leur sécurité».
Fondée à douze en 1949 pour contrer la menace soviétique, l'OTAN comptera donc 26 membres et entend garder sa porte ouverte. Le secrétaire général, George Robertson, l'a assuré aux deux pays qui n'ont pas été retenus hier, l'Albanie et la Macédoine.
Dans le même temps, les dirigeants de l'alliance de doter celle-ci de nouveaux moyens notamment une force militaire de choc capable d'être rapidement déployée vers des théâtres extérieurs, où qu'ils se trouvent dans le monde. Cette force multilatérale, baptisée «Force de réaction de l'OTAN, se présente comme un gage de la pérennité de l'Alliance atlantique, dans un environnement stratégique qui a radicalement évolué après les attentats du 11 septembre 2001. «Nous sommes déterminés à décourager et à déjouer toute attaque dont nous serions l'objet», ont dit les dirigeants de l'OTAN dans une déclaration écrite.
La déclaration finale du sommet ne mentionne pas les effectifs de cette nouvelle force, proposée à l'initiative des États-Unis, mais les responsables de l'OTAN ont déjà cité le chiffre de 21 000 hommes. Plusieurs États membres ont cependant insisté sur le fait qu'elle devait être «en synergie étroite avec l'Union européenne», qui prévoit également de disposer de sa propre force de réaction rapide dans le courant de l'année prochaine.
Les alliés européens se sont aussi engagés à renforcer leurs capacités militaires, dans le but, entre autres, de combler l'énorme fossé avec les Etats-Unis dans ce domaine.
Réunis sous très haute sécurité à Prague, les 19 chefs d'État ou de gouvernement de l'Alliance atlantique ont également apporté leur soutien à la campagne visant à désarmer l'Irak de Saddam Hussein, menée sous l'impulsion de la superpuissance américaine.
«Mesures efficaces» contre l'Irak
À la grande satisfaction du président George W. Bush, qui n'a cessé de parler de l'Irak depuis son arrivée mardi soir dans la capitale tchèque, les alliés se sont déclarés prêts à décider de «mesures efficaces» en soutien des efforts de l'ONU pour obtenir le désarmement de ce pays accusé de détenir des armes de destruction massives. Ils n'ont toutefois pas apporté leur soutien à une action militaire contre Bagdad.
Dès l'ouverture du sommet de deux jours hier matin, l'OTAN a invité sept pays à la rejoindre à la mi-2004: la Lituanie, l'Estonie, la Lettonie, la Slovaquie, la Slovénie, la Bulgarie et la Roumanie.
Cette expansion au delà de l'ancien Rideau de fer, qui avait commencé en 1999 avec l'intégration de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque, coïncide avec l'élargissement à l'Est de l'Union européenne, qui doit être décidé dans trois semaines.
«L'Amérique est très satisfaite de la décision d'aujourd'hui. Elle va renforcer l'alliance la plus importante», a déclaré le président George W. Bush. Le président français Jacques Chirac a estimé lui que «cet élargissement est bien ce moment historique où l'Europe est enfin réunie, où l'Europe et l'Amérique du nord réaffirment le caractère indivisible de leur sécurité».
Fondée à douze en 1949 pour contrer la menace soviétique, l'OTAN comptera donc 26 membres et entend garder sa porte ouverte. Le secrétaire général, George Robertson, l'a assuré aux deux pays qui n'ont pas été retenus hier, l'Albanie et la Macédoine.
Dans le même temps, les dirigeants de l'alliance de doter celle-ci de nouveaux moyens notamment une force militaire de choc capable d'être rapidement déployée vers des théâtres extérieurs, où qu'ils se trouvent dans le monde. Cette force multilatérale, baptisée «Force de réaction de l'OTAN, se présente comme un gage de la pérennité de l'Alliance atlantique, dans un environnement stratégique qui a radicalement évolué après les attentats du 11 septembre 2001. «Nous sommes déterminés à décourager et à déjouer toute attaque dont nous serions l'objet», ont dit les dirigeants de l'OTAN dans une déclaration écrite.
La déclaration finale du sommet ne mentionne pas les effectifs de cette nouvelle force, proposée à l'initiative des États-Unis, mais les responsables de l'OTAN ont déjà cité le chiffre de 21 000 hommes. Plusieurs États membres ont cependant insisté sur le fait qu'elle devait être «en synergie étroite avec l'Union européenne», qui prévoit également de disposer de sa propre force de réaction rapide dans le courant de l'année prochaine.
Les alliés européens se sont aussi engagés à renforcer leurs capacités militaires, dans le but, entre autres, de combler l'énorme fossé avec les Etats-Unis dans ce domaine.
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