Attentats à Alger - L'Algérie fait la leçon au chargé d'affaires américain
Alger — Le chargé d'affaires des États-Unis à Alger a été convoqué hier au ministère des Affaires étrangères à la suite de la diffusion par l'ambassade d'une note mettant en garde les ressortissants américains sur des risques d'attentats samedi dans la capitale.
Selon un communiqué officiel, les autorités algériennes lui ont notifié une «ferme mise au point» en estimant que cet avis, publié sur le site Internet de l'ambassade, était «fantaisiste et inacceptable». Le diplomate s'est vu rappeler «l'obligation du respect scrupuleux de la souveraineté du pays d'accréditation et du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures», précise le communiqué.
Peu auparavant, le ministre de l'Intérieur, Nourreddine Yazid, avait critiqué l'ambassade des États-Unis sur le même sujet. «Qui a intérêt à semer la panique? C'est clair qu'il y a manoeuvre. Vous n'avez pas besoin de déclaration officielle pour comprendre cela.»
L'ambassade des États-Unis à Alger s'est défendue de toute «arrière-pensée» après la convocation de son chargé d'affaires. «Les spéculations des médias [algériens] disant qu'il existe des arrières-pensées liées à ce bulletin d'information sont inappropriées», a déclaré la représentation diplomatique américaine dans un communiqué.
Quarante-huit heures avant la diffusion de la note de vendredi, Alger avait été le théâtre de trois attentats suicide qui avaient fait 30 morts et 222 blessés. Parmi les cibles figurait le Palais du gouvernement, siège et symbole du pouvoir au coeur de la ville.
Hier, le ministre de l'Intérieur a annoncé aux journalistes que les autorités avaient identifié les kamikazes auteurs des deux autres attentats commis contre un commissariat et une gendarmerie, non loin de l'aéroport. Il n'a pas fourni d'autres précisions. L'organisation al-Qaïda pour le Maghreb islamique, dernier mouvement islamiste actif en Algérie, a revendiqué les attentats.
Le président Abdelaziz Bouteflika, qui ne s'est pas exprimé publiquement depuis le triple attentat, s'est rendu au chevet de certains des blessés, mais il n'a fait aucun commentaire.
Selon un communiqué officiel, les autorités algériennes lui ont notifié une «ferme mise au point» en estimant que cet avis, publié sur le site Internet de l'ambassade, était «fantaisiste et inacceptable». Le diplomate s'est vu rappeler «l'obligation du respect scrupuleux de la souveraineté du pays d'accréditation et du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures», précise le communiqué.
Peu auparavant, le ministre de l'Intérieur, Nourreddine Yazid, avait critiqué l'ambassade des États-Unis sur le même sujet. «Qui a intérêt à semer la panique? C'est clair qu'il y a manoeuvre. Vous n'avez pas besoin de déclaration officielle pour comprendre cela.»
L'ambassade des États-Unis à Alger s'est défendue de toute «arrière-pensée» après la convocation de son chargé d'affaires. «Les spéculations des médias [algériens] disant qu'il existe des arrières-pensées liées à ce bulletin d'information sont inappropriées», a déclaré la représentation diplomatique américaine dans un communiqué.
Quarante-huit heures avant la diffusion de la note de vendredi, Alger avait été le théâtre de trois attentats suicide qui avaient fait 30 morts et 222 blessés. Parmi les cibles figurait le Palais du gouvernement, siège et symbole du pouvoir au coeur de la ville.
Hier, le ministre de l'Intérieur a annoncé aux journalistes que les autorités avaient identifié les kamikazes auteurs des deux autres attentats commis contre un commissariat et une gendarmerie, non loin de l'aéroport. Il n'a pas fourni d'autres précisions. L'organisation al-Qaïda pour le Maghreb islamique, dernier mouvement islamiste actif en Algérie, a revendiqué les attentats.
Le président Abdelaziz Bouteflika, qui ne s'est pas exprimé publiquement depuis le triple attentat, s'est rendu au chevet de certains des blessés, mais il n'a fait aucun commentaire.
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