Kosovo: ouverture des discussions à l'ONU
4 avril 2007
Actualités internationales
New York — Le Conseil de sécurité a entamé hier des discussions sur le plan du médiateur de l'ONU pour une indépendance surveillée du Kosovo, auquel la Russie, alliée de la Serbie et dotée du droit de veto au Conseil, est résolument hostile.
Le Conseil s'est réuni dans l'après-midi pour entendre une déposition du médiateur, l'ex-président finlandais Martti Ahtisaari, et procéder à un premier échange de vues sur son plan.
Il devait ensuite entendre, de manière informelle et séparément, les points de vue du premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, farouchement opposé à l'indépendance du Kosovo, et du président de la province serbe, Fatmir Sejdiu, favorable à l'indépendance, a confirmé à la presse l'ambassadeur de Russie à l'ONU, Vitaly Tchourkine.
Selon plusieurs diplomates, le Conseil ne devait prendre aucune décision ni discuter d'un quelconque texte. Il devrait en revanche envisager d'effectuer une «mission d'information» à Belgrade et au Kosovo, comme l'a suggéré la Russie, selon l'ambassadeur de France, Jean-Marc de La Sablière.
Le Kosovo, province serbe dont la majorité albanaise réclame l'indépendance, est administré par l'ONU depuis 1999 après qu'ont eu lieu des bombardements de l'OTAN destinés à mettre un terme à la répression du régime serbe contre les séparatistes albanais.
Considérant l'indépendance comme «la seule option pour assurer la stabilité politique et la viabilité économique du Kosovo», M. Ahtisaari propose, dans son rapport final publié le 26 mars, qu'elle s'exerce «dans un premier temps» sous supervision internationale, civile et militaire.
Le Conseil s'est réuni dans l'après-midi pour entendre une déposition du médiateur, l'ex-président finlandais Martti Ahtisaari, et procéder à un premier échange de vues sur son plan.
Il devait ensuite entendre, de manière informelle et séparément, les points de vue du premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, farouchement opposé à l'indépendance du Kosovo, et du président de la province serbe, Fatmir Sejdiu, favorable à l'indépendance, a confirmé à la presse l'ambassadeur de Russie à l'ONU, Vitaly Tchourkine.
Selon plusieurs diplomates, le Conseil ne devait prendre aucune décision ni discuter d'un quelconque texte. Il devrait en revanche envisager d'effectuer une «mission d'information» à Belgrade et au Kosovo, comme l'a suggéré la Russie, selon l'ambassadeur de France, Jean-Marc de La Sablière.
Le Kosovo, province serbe dont la majorité albanaise réclame l'indépendance, est administré par l'ONU depuis 1999 après qu'ont eu lieu des bombardements de l'OTAN destinés à mettre un terme à la répression du régime serbe contre les séparatistes albanais.
Considérant l'indépendance comme «la seule option pour assurer la stabilité politique et la viabilité économique du Kosovo», M. Ahtisaari propose, dans son rapport final publié le 26 mars, qu'elle s'exerce «dans un premier temps» sous supervision internationale, civile et militaire.
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