Ukraine - Iouchtchenko dissout le Parlement
3 avril 2007
Actualités internationales
Kiev —Le président pro-occidental ukrainien Viktor Iouchtchenko a prononcé hier la dissolution du Parlement après des mois de conflit avec la majorité gouvernementale pro-russe et fixé au 27 mai la date des élections législatives anticipées.
«Ce n'est pas seulement mon droit, c'est aussi mon devoir», a déclaré M. Iouchtchenko dans une allocution télévisée, assurant que sa décision n'entraînerait «pas de troubles et de confrontations».
Par le même décret, M. Iouchtchenko a fixé au 27 mai la date des prochaines élections législatives, en promettant qu'elles seraient «libres» et conformes aux standards démocratiques.
M. Iouchtchenko a annoncé sa décision après des consultations de plusieurs heures avec les responsables des groupes parlementaires et du Parlement pour tenter de trouver une issue à la crise.
Les parlementaires de la majorité pro-russes, réunis en session extraordinaire dans la soirée, ont pour leur part adopté une résolution par 256 voix sur 450 disant que cette décision n'avait «aucun fondement légal». Le ministre de la Justice, Olexandre Lavrinovitch a également qualifié la décision du chef de l'État de «non constitutionnelle». «C'est le président qui est source de déstabilisation aujourd'hui», a-t-il accusé, selon Interfax.
M. Iouchtchenko accuse notamment la coalition pro-russe de s'être renforcée de façon «anticonstitutionnelle» en faisant passer des parlementaires pro-occidentaux dans son giron dans le but d'acquérir la majorité constitutionnelle de 300 voix d'ici mai. Dans ce cas, le président, dont les prérogatives ont déjà été considérablement réduites ces derniers temps, resterait pratiquement sans pouvoir, la coalition étant capable de modifier la Constitution à son gré et de surmonter tout veto présidentiel.
Le chef de l'État a aussi accusé les députés d'adopter régulièrement des décisions «illégitimes» dont une loi qui vient de réduire davantage ses compétences. «Pendant longtemps, j'ai appelé les forces politiques parlementaires à un travail constructif et au dialogue. Mes propositions ont été une nouvelle fois ignorées aujourd'hui», a lancé le président.
La dissolution entrera en vigueur dès sa publication au Journal officiel, a expliqué un juriste membre de la commission électorale centrale, Andreï Maguera.
Si la Cour constitutionnelle est saisie, le Parlement «reste dissous pendant qu'elle examine la question», a précisé un autre juriste, Iouri Zabiaka, de la société Gramatski et partenaires. Dans ce contexte, M. Iouchtchenko a reporté une visite prévue aujourd'hui à Moscou, a annoncé le Kremlin.
Hier, plusieurs milliers de sympathisants du gouvernement pro-russe ont manifesté contre la dissolution, brandissant le drapeau national bleu et jaune ainsi que l'étendard rose du parti socialiste qui fait partie de la coalition.
Dans un parc des deux côtés du Parlement, plusieurs centaines de personnes s'apprêtaient à passer la nuit dans un village de tentes, a constaté une journaliste de l'AFP. Ce camp est financé par le Parti des régions du premier ministre Viktor Ianoukovitch qui accorde «des frais de mission» aux volontaires, a précisé le responsable de presse du village, Olexandre Romassiouk.
Samedi, des dizaines de milliers de partisans de l'opposition s'étaient eux aussi rassemblés, sur la place centrale de Kiev, mais c'était pour réclamer des législatives anticipées.
«Ce n'est pas seulement mon droit, c'est aussi mon devoir», a déclaré M. Iouchtchenko dans une allocution télévisée, assurant que sa décision n'entraînerait «pas de troubles et de confrontations».
Par le même décret, M. Iouchtchenko a fixé au 27 mai la date des prochaines élections législatives, en promettant qu'elles seraient «libres» et conformes aux standards démocratiques.
M. Iouchtchenko a annoncé sa décision après des consultations de plusieurs heures avec les responsables des groupes parlementaires et du Parlement pour tenter de trouver une issue à la crise.
Les parlementaires de la majorité pro-russes, réunis en session extraordinaire dans la soirée, ont pour leur part adopté une résolution par 256 voix sur 450 disant que cette décision n'avait «aucun fondement légal». Le ministre de la Justice, Olexandre Lavrinovitch a également qualifié la décision du chef de l'État de «non constitutionnelle». «C'est le président qui est source de déstabilisation aujourd'hui», a-t-il accusé, selon Interfax.
M. Iouchtchenko accuse notamment la coalition pro-russe de s'être renforcée de façon «anticonstitutionnelle» en faisant passer des parlementaires pro-occidentaux dans son giron dans le but d'acquérir la majorité constitutionnelle de 300 voix d'ici mai. Dans ce cas, le président, dont les prérogatives ont déjà été considérablement réduites ces derniers temps, resterait pratiquement sans pouvoir, la coalition étant capable de modifier la Constitution à son gré et de surmonter tout veto présidentiel.
Le chef de l'État a aussi accusé les députés d'adopter régulièrement des décisions «illégitimes» dont une loi qui vient de réduire davantage ses compétences. «Pendant longtemps, j'ai appelé les forces politiques parlementaires à un travail constructif et au dialogue. Mes propositions ont été une nouvelle fois ignorées aujourd'hui», a lancé le président.
La dissolution entrera en vigueur dès sa publication au Journal officiel, a expliqué un juriste membre de la commission électorale centrale, Andreï Maguera.
Si la Cour constitutionnelle est saisie, le Parlement «reste dissous pendant qu'elle examine la question», a précisé un autre juriste, Iouri Zabiaka, de la société Gramatski et partenaires. Dans ce contexte, M. Iouchtchenko a reporté une visite prévue aujourd'hui à Moscou, a annoncé le Kremlin.
Hier, plusieurs milliers de sympathisants du gouvernement pro-russe ont manifesté contre la dissolution, brandissant le drapeau national bleu et jaune ainsi que l'étendard rose du parti socialiste qui fait partie de la coalition.
Dans un parc des deux côtés du Parlement, plusieurs centaines de personnes s'apprêtaient à passer la nuit dans un village de tentes, a constaté une journaliste de l'AFP. Ce camp est financé par le Parti des régions du premier ministre Viktor Ianoukovitch qui accorde «des frais de mission» aux volontaires, a précisé le responsable de presse du village, Olexandre Romassiouk.
Samedi, des dizaines de milliers de partisans de l'opposition s'étaient eux aussi rassemblés, sur la place centrale de Kiev, mais c'était pour réclamer des législatives anticipées.
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