Irak - Une douzaine d'écolières périssent dans un attentat
3 avril 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
L’attaque a aussi fait plusieurs blessés.
Bagdad — Au moins 12 Irakiens, dont une majorité d'écolières, ont été tués et plus de 150 blessés hier dans un attentat suicide près d'une école primaire à Kirkouk.
À Kirkouk, à 250 km au nord-est de Bagdad, l'attentat a été commis par un kamikaze qui a fait explosé un camion piégé contre un poste de police proche d'une école primaire dans le quartier majoritairement kurde de Rahimawa.
Douze personnes, dont un bébé, huit écolières et un policier ont trouvé la mort dans l'attaque.
«C'était le dernier cours de la journée et on a entendu l'explosion. J'ai vu un de mes camarades de classe assis à côté de la fenêtre s'écrouler, en sang», se souvient Naz Omar.
La déflagration, qui a provoqué d'importants dégâts matériels, a également fait 178 blessés, dont de nombreux écoliers et des habitants du quartier.
Des ambulances circulaient dans la ville demandant par haut-parleur aux habitants de se rendre à l'hôpital pour donner leur sang, selon le général de police Bourhan Habib Taïeb.
L'explosion d'un engin artisanal dans le sud de Kirkouk a blessé par ailleurs cinq policiers.
Sunnites, chiites, Kurdes et Turcomans cohabitent difficilement dans cette capitale d'une région comprenant d'importantes ressources et installations pétrolières.
À Morariyah, près de Khalis, les corps de 21 chiites, enlevés dimanche soir sur la route entre Bagdad et la province de Diyala, ont été découverts hier, exécutés par balles et les mains attachés dans le dos.
Les chiites, des travailleurs du marché de Shorja à Bagdad, cible fréquente d'attentats, regagnaient en minibus leur village de Jaizan al-Iman quand ils ont été arrêtés à un point de contrôle.
Six autres personnes, qui n'appartenaient pas au même groupe, ont également été enlevées au même point de contrôle sans qu'on connaisse leur sort, a affirmé à l'AFP un responsable de la sous-préfecture de Khalis.
La région de Diyala, au nord de Bagdad, une région où cohabitent sunnites et chiites, est l'une des régions les plus touchées par les violences confessionnelles.
À Khalis même, cinq personnes ont péri et 23 autres ont été blessées par l'explosion d'un engin artisanal sur un marché. Quatre autres personnes ont été tuées à travers le pays dans diverses attaques.
Ces attentats surviennent en dépit du plan de sécurité lancé le 14 février par l'armée américaine, qui prévoit le déploiement d'ici à juin de 30 000 militaires supplémentaires pour sécuriser en particulier Bagdad, où les violences ont fait 16 000 morts en 2006 selon les Nations unies.
À Washington, un porte-parole du département américain de la Défense a indiqué que le Pentagone avait décidé de maintenir les troupes envoyées en renfort en Irak au moins jusqu'à la fin du mois d'août.
Sur le plan judiciaire, le parquet du Haut tribunal pénal irakien a requis la peine de mort contre cinq des six accusés, dont Ali Hassan al-Majid dit «Ali le Chimique», dans le procès Anfal sur le massacre de 180 000 Kurdes.
Les accusés sont jugés pour avoir ordonné et mis en oeuvre les campagnes militaires d'Anfal en 1987-1988 dans le Kurdistan (nord), qui ont fait 180 000 morts selon l'accusation.
À Kirkouk, à 250 km au nord-est de Bagdad, l'attentat a été commis par un kamikaze qui a fait explosé un camion piégé contre un poste de police proche d'une école primaire dans le quartier majoritairement kurde de Rahimawa.
Douze personnes, dont un bébé, huit écolières et un policier ont trouvé la mort dans l'attaque.
«C'était le dernier cours de la journée et on a entendu l'explosion. J'ai vu un de mes camarades de classe assis à côté de la fenêtre s'écrouler, en sang», se souvient Naz Omar.
La déflagration, qui a provoqué d'importants dégâts matériels, a également fait 178 blessés, dont de nombreux écoliers et des habitants du quartier.
Des ambulances circulaient dans la ville demandant par haut-parleur aux habitants de se rendre à l'hôpital pour donner leur sang, selon le général de police Bourhan Habib Taïeb.
L'explosion d'un engin artisanal dans le sud de Kirkouk a blessé par ailleurs cinq policiers.
Sunnites, chiites, Kurdes et Turcomans cohabitent difficilement dans cette capitale d'une région comprenant d'importantes ressources et installations pétrolières.
À Morariyah, près de Khalis, les corps de 21 chiites, enlevés dimanche soir sur la route entre Bagdad et la province de Diyala, ont été découverts hier, exécutés par balles et les mains attachés dans le dos.
Les chiites, des travailleurs du marché de Shorja à Bagdad, cible fréquente d'attentats, regagnaient en minibus leur village de Jaizan al-Iman quand ils ont été arrêtés à un point de contrôle.
Six autres personnes, qui n'appartenaient pas au même groupe, ont également été enlevées au même point de contrôle sans qu'on connaisse leur sort, a affirmé à l'AFP un responsable de la sous-préfecture de Khalis.
La région de Diyala, au nord de Bagdad, une région où cohabitent sunnites et chiites, est l'une des régions les plus touchées par les violences confessionnelles.
À Khalis même, cinq personnes ont péri et 23 autres ont été blessées par l'explosion d'un engin artisanal sur un marché. Quatre autres personnes ont été tuées à travers le pays dans diverses attaques.
Ces attentats surviennent en dépit du plan de sécurité lancé le 14 février par l'armée américaine, qui prévoit le déploiement d'ici à juin de 30 000 militaires supplémentaires pour sécuriser en particulier Bagdad, où les violences ont fait 16 000 morts en 2006 selon les Nations unies.
À Washington, un porte-parole du département américain de la Défense a indiqué que le Pentagone avait décidé de maintenir les troupes envoyées en renfort en Irak au moins jusqu'à la fin du mois d'août.
Sur le plan judiciaire, le parquet du Haut tribunal pénal irakien a requis la peine de mort contre cinq des six accusés, dont Ali Hassan al-Majid dit «Ali le Chimique», dans le procès Anfal sur le massacre de 180 000 Kurdes.
Les accusés sont jugés pour avoir ordonné et mis en oeuvre les campagnes militaires d'Anfal en 1987-1988 dans le Kurdistan (nord), qui ont fait 180 000 morts selon l'accusation.
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