L'Irak promet à l'ONU la «transparence totale»
20 novembre 2002
Actualités internationales
Bagdad — L'Irak a promis hier une «coopération totale dans une transparence totale» aux inspecteurs en désarmement de l'ONU arrivés la veille à Bagdad et affirmé qu'il respecterait la date butoir du 8 décembre pour faire la liste de ses programmes d'armement.
«Tous les responsables irakiens se sont engagés à nous donner leur coopération totale dans une transparence totale», a déclaré le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, au cours d'une conférence de presse à l'issue de deux jours d'entretiens à Bagdad.
Un conseiller du président irakien Saddam Hussein, le général Amer Al-Saadi, a affirmé après ces rencontres que Bagdad respecterait le délai de 30 jours fixé par l'ONU dans sa résolution du 8 novembre pour faire la liste de ses programmes d'armement.
«Oui, un rapport et les dossiers [des armes] nucléaires, chimiques, biologiques et des missiles seront soumis dans le délai de 30 jours prévu par la résolution» 1441, a-t-il déclaré. Le général a affirmé que l'Irak n'avait pas de «nouveaux programmes d'armement». «Nous allons le dire en toute honnêteté et exposer de nouveau nos anciens programmes avec des clarifications», a-t-il dit.
Le chef de la Commission de vérification de l'ONU (Cocovinu), Hans Blix, a pour sa part indiqué lors d'une conférence de presse avec M. ElBaradei que le désarmement irakien dans les domaines des missiles, des armes biologiques et chimiques n'avait pas été fait jusqu'ici de «manière convaincante».
M. ElBaradei a par ailleurs précisé sur la chaîne de télévision al-Jazira du Qatar que son organisme «allait commencer ses opérations d'inspection avant [la date du 8 décembre] et ensuite vérifier la déclaration irakienne, que nous espérons complète et précise».
Des tirs litigieux
La question du statut des zones d'exclusion aérienne en Irak a par ailleurs suscité hier de nouvelles réactions. Washington avait qualifié lundi de «violation patente» de la résolution de l'ONU sur le désarmement de l'Irak la poursuite d'attaques contre des avions américains et britanniques survolant ces zones dans le nord et le sud du pays, et évoqué la possibilité de porter l'affaire devant l'ONU.
L'Irak ne reconnaît pas ces zones, instaurées par les États-Unis et la Grande-Bretagne après la guerre du Golfe (1991), et qui ne font l'objet d'aucune résolution internationale. «Je ne pense pas que le Conseil va dire qu'il s'agit d'une violation de la résolution 1441», a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, au terme d'une visite au Kosovo. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a renchéri au Caire en déclarant que «la position exprimée par le secrétaire général de l'ONU est celle de la légalité internationale et [que] les tirs contre ces avions ne constituent pas une violation».
Des incidents quasi quotidiens opposent l'Irak aux avions de combat américains et britanniques survolant les zones d'exclusion aérienne. Selon Bagdad, quatre civils ont été blessés lundi dans des bombardements aériens américains et britanniques dans le sud.
Dans le cas d'une guerre contre l'Irak, le président américain George W. Bush a estimé qu'une éventuelle coalition militaire contre Bagdad pourrait s'organiser autour de l'OTAN, dans un entretien à Radio Free Europe. L'OTAN a d'ailleurs fait savoir qu'elle préparait une déclaration de soutien à la résolution des Nations unies, qui doit être adoptée au sommet de l'Alliance atlantique demain et vendredi à Prague. Ce texte ne devrait toutefois pas contraindre à titre individuel des membres de l'OTAN à mettre en oeuvre la résolution 1441 par des moyens militaires le cas échéant, a laissé entendre un haut responsable allemand.
«Tous les responsables irakiens se sont engagés à nous donner leur coopération totale dans une transparence totale», a déclaré le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, au cours d'une conférence de presse à l'issue de deux jours d'entretiens à Bagdad.
Un conseiller du président irakien Saddam Hussein, le général Amer Al-Saadi, a affirmé après ces rencontres que Bagdad respecterait le délai de 30 jours fixé par l'ONU dans sa résolution du 8 novembre pour faire la liste de ses programmes d'armement.
«Oui, un rapport et les dossiers [des armes] nucléaires, chimiques, biologiques et des missiles seront soumis dans le délai de 30 jours prévu par la résolution» 1441, a-t-il déclaré. Le général a affirmé que l'Irak n'avait pas de «nouveaux programmes d'armement». «Nous allons le dire en toute honnêteté et exposer de nouveau nos anciens programmes avec des clarifications», a-t-il dit.
Le chef de la Commission de vérification de l'ONU (Cocovinu), Hans Blix, a pour sa part indiqué lors d'une conférence de presse avec M. ElBaradei que le désarmement irakien dans les domaines des missiles, des armes biologiques et chimiques n'avait pas été fait jusqu'ici de «manière convaincante».
M. ElBaradei a par ailleurs précisé sur la chaîne de télévision al-Jazira du Qatar que son organisme «allait commencer ses opérations d'inspection avant [la date du 8 décembre] et ensuite vérifier la déclaration irakienne, que nous espérons complète et précise».
Des tirs litigieux
La question du statut des zones d'exclusion aérienne en Irak a par ailleurs suscité hier de nouvelles réactions. Washington avait qualifié lundi de «violation patente» de la résolution de l'ONU sur le désarmement de l'Irak la poursuite d'attaques contre des avions américains et britanniques survolant ces zones dans le nord et le sud du pays, et évoqué la possibilité de porter l'affaire devant l'ONU.
L'Irak ne reconnaît pas ces zones, instaurées par les États-Unis et la Grande-Bretagne après la guerre du Golfe (1991), et qui ne font l'objet d'aucune résolution internationale. «Je ne pense pas que le Conseil va dire qu'il s'agit d'une violation de la résolution 1441», a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, au terme d'une visite au Kosovo. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a renchéri au Caire en déclarant que «la position exprimée par le secrétaire général de l'ONU est celle de la légalité internationale et [que] les tirs contre ces avions ne constituent pas une violation».
Des incidents quasi quotidiens opposent l'Irak aux avions de combat américains et britanniques survolant les zones d'exclusion aérienne. Selon Bagdad, quatre civils ont été blessés lundi dans des bombardements aériens américains et britanniques dans le sud.
Dans le cas d'une guerre contre l'Irak, le président américain George W. Bush a estimé qu'une éventuelle coalition militaire contre Bagdad pourrait s'organiser autour de l'OTAN, dans un entretien à Radio Free Europe. L'OTAN a d'ailleurs fait savoir qu'elle préparait une déclaration de soutien à la résolution des Nations unies, qui doit être adoptée au sommet de l'Alliance atlantique demain et vendredi à Prague. Ce texte ne devrait toutefois pas contraindre à titre individuel des membres de l'OTAN à mettre en oeuvre la résolution 1441 par des moyens militaires le cas échéant, a laissé entendre un haut responsable allemand.
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