Irlande du Nord - Accord historique entre Ian Paisley et Gerry Adams
Photo : Agence Reuters
Ian Paisley (à gauche) et Gerry Adams
Belfast — Après des années d'hostilité, les deux principaux partis d'Irlande du Nord ont finalement accepté hier de partager le pouvoir à partir du 8 mai, à l'issue d'une rencontre historique entre le protestant Ian Paisley et le catholique Gerry Adams.
Le pasteur Paisley, 80 ans, président du Parti unioniste démocrate (DUP) et le catholique Gerry Adams, président du Sinn Féin, ont annoncé ensemble cet accord, après une rencontre de près d'une heure.
Au cours des dernières décennies, MM. Paisley et Adams évitaient de se croiser du regard, mais hier en milieu de journée, ils ont mené leur première négociation directe, l'un assis près de l'autre dans la salle à manger du Parlement de Stormont à Belfast. Ils étaient chacun accompagnés d'une délégation de 11 personnes.
«Si après les 40 dernières années et plus, ils peuvent se parler, alors tout est possible», avait déclaré peu avant le ministre britannique à l'Irlande du Nord, Peter Hain, qualifiant l'événement d'extraordinaire.
Ian Paisley a estimé que sa rencontre avec Gerry Adams était «un pas important sur le chemin d'un gouvernement partagé dans les six semaines» et a salué les «énormes possibilités» offertes par cet accord. De son côté, M. Adams a souligné que l'accord d'hier marquait «le début d'une nouvelle ère politique» pour l'Irlande du Nord, tout en insistant sur «les nombreuses difficultés devant encore être surmontées». Les deux hommes ne se sont pas serré la main à l'issue de leur réunion.
Le premier ministre britannique, Tony Blair a estimé, que la journée d'hier était un jour très important pour les Nord-Irlandais et les îles britanniques. «Tout ce que nous avons fait depuis dix ans était en préparation de ce moment», a-t-il dit, se réjouissant qu'une date soit enfin fixée.
Un projet de loi doit être examiné en urgence par la Chambre des communes dès aujourd'hui pour entériner la date du 8 mai pour le partage du pouvoir, a précisé M. Hain.
D'ici au 8 mai, M. Paisley qui devrait devenir chef du gouvernement régional de cohabitation, rencontrera régulièrement son vice-premier ministre pressenti, le catholique Martin Mc Guinness, ancien commandant de l'IRA. Il doivent se mettre d'accord sur les dix postes de ministres du gouvernement semi-autonome, suspendu depuis plusieurs années.
Le DUP et le Sinn Féin sont arrivés en tête aux élections législatives régionales du 7 mars, avec respectivement 36 et 28
des 108 sièges de l'Assemblée nord-irlandaise, et les portefeuilles sont distribués de manière proportionnelle.
Les nouveaux partenaires doivent encore rencontrer le ministre britannique des Finances Gordon Brown au sujet de l'enveloppe de 35 milliards de livres sur quatre ans, promise la semaine dernière pour le développement économique de l'Irlande du Nord.
Les deux partis avaient jusqu'à minuit hier pour s'entendre et l'ont finalement fait en dépit de l'annonce par M. Paisley samedi qu'il réclamait un délai de six semaines, ce qu'a finalement accepté le Sinn Féin.
Faute d'accord, l'Assemblée aurait été dissoute, et la province serait restée sous administration de Londres avec l'aide de Dublin pour une durée indéterminée. Les institutions régionales nées de l'Accord du vendredi saint d'avril 1998, épilogue d'un conflit interconfessionnel ayant fait quelque 3500 morts en 30 ans, étaient suspendues depuis octobre 2002.
Le pasteur Paisley, 80 ans, président du Parti unioniste démocrate (DUP) et le catholique Gerry Adams, président du Sinn Féin, ont annoncé ensemble cet accord, après une rencontre de près d'une heure.
Au cours des dernières décennies, MM. Paisley et Adams évitaient de se croiser du regard, mais hier en milieu de journée, ils ont mené leur première négociation directe, l'un assis près de l'autre dans la salle à manger du Parlement de Stormont à Belfast. Ils étaient chacun accompagnés d'une délégation de 11 personnes.
«Si après les 40 dernières années et plus, ils peuvent se parler, alors tout est possible», avait déclaré peu avant le ministre britannique à l'Irlande du Nord, Peter Hain, qualifiant l'événement d'extraordinaire.
Ian Paisley a estimé que sa rencontre avec Gerry Adams était «un pas important sur le chemin d'un gouvernement partagé dans les six semaines» et a salué les «énormes possibilités» offertes par cet accord. De son côté, M. Adams a souligné que l'accord d'hier marquait «le début d'une nouvelle ère politique» pour l'Irlande du Nord, tout en insistant sur «les nombreuses difficultés devant encore être surmontées». Les deux hommes ne se sont pas serré la main à l'issue de leur réunion.
Le premier ministre britannique, Tony Blair a estimé, que la journée d'hier était un jour très important pour les Nord-Irlandais et les îles britanniques. «Tout ce que nous avons fait depuis dix ans était en préparation de ce moment», a-t-il dit, se réjouissant qu'une date soit enfin fixée.
Un projet de loi doit être examiné en urgence par la Chambre des communes dès aujourd'hui pour entériner la date du 8 mai pour le partage du pouvoir, a précisé M. Hain.
D'ici au 8 mai, M. Paisley qui devrait devenir chef du gouvernement régional de cohabitation, rencontrera régulièrement son vice-premier ministre pressenti, le catholique Martin Mc Guinness, ancien commandant de l'IRA. Il doivent se mettre d'accord sur les dix postes de ministres du gouvernement semi-autonome, suspendu depuis plusieurs années.
Le DUP et le Sinn Féin sont arrivés en tête aux élections législatives régionales du 7 mars, avec respectivement 36 et 28
des 108 sièges de l'Assemblée nord-irlandaise, et les portefeuilles sont distribués de manière proportionnelle.
Les nouveaux partenaires doivent encore rencontrer le ministre britannique des Finances Gordon Brown au sujet de l'enveloppe de 35 milliards de livres sur quatre ans, promise la semaine dernière pour le développement économique de l'Irlande du Nord.
Les deux partis avaient jusqu'à minuit hier pour s'entendre et l'ont finalement fait en dépit de l'annonce par M. Paisley samedi qu'il réclamait un délai de six semaines, ce qu'a finalement accepté le Sinn Féin.
Faute d'accord, l'Assemblée aurait été dissoute, et la province serait restée sous administration de Londres avec l'aide de Dublin pour une durée indéterminée. Les institutions régionales nées de l'Accord du vendredi saint d'avril 1998, épilogue d'un conflit interconfessionnel ayant fait quelque 3500 morts en 30 ans, étaient suspendues depuis octobre 2002.
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