La communauté internationale devra superviser le processus - Kosovo : Ahtisaari recommande l'indépendance
27 mars 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Un soldat slovène a vérifié l’identité d’un paysan à un point de passage de Pec, dimanche.
New York — Le médiateur de l'ONU pour le Kosovo, Martti Ahtisaari, recommande l'indépendance de la province serbe, tout d'abord sous supervision internationale, solution critiquée par la Serbie et son allié russe mais soutenue par Washington et l'Union européenne (UE).
«L'indépendance est la seule option pour assurer la stabilité politique et la viabilité économique du Kosovo», affirme M. Ahtisaari dans son rapport final transmis hier au Conseil de sécurité qui devrait en discuter en avril.
L'ex-président finlandais propose que l'indépendance s'exerce dans un premier temps sous supervision internationale, civile et militaire. Un représentant civil international, également représentant de l'UE, sera nommé pour contrôler l'application du statut. La présence militaire internationale sera conduite par l'OTAN.
Cette supervision sera «dotée de pouvoirs importants mais précisément ciblés dans des domaines clés tels que les droits des communautés, la décentralisation, la protection de l'Église orthodoxe serbe et l'état de droit». Elle ne prendra fin que lorsque le Kosovo aura «mis en oeuvre les mesures prévues dans la proposition de règlement».
M. Ahtisaari s'explique en estimant que «la réincorporation à la Serbie n'est pas une option viable» car elle provoquerait une violente opposition.
Une simple autonomie serait intenable, tout comme l'actuel statu quo, car le Kosovo «ne saurait rester indéfiniment sous administration internationale».
Le Kosovo, province serbe, est administré par l'ONU depuis 1999, après des bombardements de l'OTAN pour faire cesser la répression du régime de Slobodan Milosevic contre la guérilla des séparatistes albanais.
Annexée au rapport, la proposition globale de règlement décrit les «dispositions nécessaires à un futur Kosovo viable, durable et stable».
Une constitution devra être élaborée par l'Assemblée kosovare pendant une période de transition de 120 jours suivant l'entrée en application
du nouveau statut de la province, pendant laquelle la MINUK (Mission de l'ONU au Kosovo) continuera d'exercer son mandat. À la fin de la transition, le mandat de la Minuk expirera, ses pouvoirs étant transférés aux autorités du Kosovo. Des élections générales et locales se tiendront dans les neuf mois à compter de l'entrée en vigueur du nouveau statut.
Ce plan est déjà en butte aux critiques de la Serbie, farouchement opposée à l'indépendance que réclament les Kosovars albanais, et de son allié traditionnel la Russie.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a appelé à une poursuite des négociations sur le statut, estimant que si M. Ahtisaari avait «épuisé ses ressources», il suffisait de le remplacer. Ces négociations, entre Serbes et Kosovars albanais, ont échoué au début du mois.
En revanche, les États-Unis soutiennent cette proposition d'une «indépendance surveillée», a indiqué à Bruxelles Nicholas Burns, numéro trois du département d'État, déclenchant l'ire de Belgrade. Dans un entretien téléphonique avec M. Burns, le président serbe, Boris Tadic, s'est déclaré énergiquement opposé au soutien des États-Unis à la proposition. «Toute forme d'indépendance pour le Kosovo est inacceptable pour la Serbie», a réitéré M. Tadic.
La présidence de l'UE, actuellement assurée par l'Allemagne, a apporté son appui énergique à la proposition qui, estime-t-elle, «constitue un compromis équitable, équilibré et porteur d'avenir».
La Chine, cinquième membre permanent du Conseil, n'a fait aucune déclaration récente qui permette de connaître sa position.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, estime que ce plan «contient tous les éléments nécessaires à une solution équitable et durable» et donne son «plein appui» au rapport, selon son service de presse.
Les dirigeants albanais du Kosovo ont salué hier la proposition, qualifiant sa publication de jour historique pour les citoyens de la province. «L'indépendance du Kosovo servira à tous ses citoyens, à la majorité albanaise et à toutes les minorités», a affirmé le président Fatmir Sejdiu.
«L'indépendance est la seule option pour assurer la stabilité politique et la viabilité économique du Kosovo», affirme M. Ahtisaari dans son rapport final transmis hier au Conseil de sécurité qui devrait en discuter en avril.
L'ex-président finlandais propose que l'indépendance s'exerce dans un premier temps sous supervision internationale, civile et militaire. Un représentant civil international, également représentant de l'UE, sera nommé pour contrôler l'application du statut. La présence militaire internationale sera conduite par l'OTAN.
Cette supervision sera «dotée de pouvoirs importants mais précisément ciblés dans des domaines clés tels que les droits des communautés, la décentralisation, la protection de l'Église orthodoxe serbe et l'état de droit». Elle ne prendra fin que lorsque le Kosovo aura «mis en oeuvre les mesures prévues dans la proposition de règlement».
M. Ahtisaari s'explique en estimant que «la réincorporation à la Serbie n'est pas une option viable» car elle provoquerait une violente opposition.
Une simple autonomie serait intenable, tout comme l'actuel statu quo, car le Kosovo «ne saurait rester indéfiniment sous administration internationale».
Le Kosovo, province serbe, est administré par l'ONU depuis 1999, après des bombardements de l'OTAN pour faire cesser la répression du régime de Slobodan Milosevic contre la guérilla des séparatistes albanais.
Annexée au rapport, la proposition globale de règlement décrit les «dispositions nécessaires à un futur Kosovo viable, durable et stable».
Une constitution devra être élaborée par l'Assemblée kosovare pendant une période de transition de 120 jours suivant l'entrée en application
du nouveau statut de la province, pendant laquelle la MINUK (Mission de l'ONU au Kosovo) continuera d'exercer son mandat. À la fin de la transition, le mandat de la Minuk expirera, ses pouvoirs étant transférés aux autorités du Kosovo. Des élections générales et locales se tiendront dans les neuf mois à compter de l'entrée en vigueur du nouveau statut.
Ce plan est déjà en butte aux critiques de la Serbie, farouchement opposée à l'indépendance que réclament les Kosovars albanais, et de son allié traditionnel la Russie.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a appelé à une poursuite des négociations sur le statut, estimant que si M. Ahtisaari avait «épuisé ses ressources», il suffisait de le remplacer. Ces négociations, entre Serbes et Kosovars albanais, ont échoué au début du mois.
En revanche, les États-Unis soutiennent cette proposition d'une «indépendance surveillée», a indiqué à Bruxelles Nicholas Burns, numéro trois du département d'État, déclenchant l'ire de Belgrade. Dans un entretien téléphonique avec M. Burns, le président serbe, Boris Tadic, s'est déclaré énergiquement opposé au soutien des États-Unis à la proposition. «Toute forme d'indépendance pour le Kosovo est inacceptable pour la Serbie», a réitéré M. Tadic.
La présidence de l'UE, actuellement assurée par l'Allemagne, a apporté son appui énergique à la proposition qui, estime-t-elle, «constitue un compromis équitable, équilibré et porteur d'avenir».
La Chine, cinquième membre permanent du Conseil, n'a fait aucune déclaration récente qui permette de connaître sa position.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, estime que ce plan «contient tous les éléments nécessaires à une solution équitable et durable» et donne son «plein appui» au rapport, selon son service de presse.
Les dirigeants albanais du Kosovo ont salué hier la proposition, qualifiant sa publication de jour historique pour les citoyens de la province. «L'indépendance du Kosovo servira à tous ses citoyens, à la majorité albanaise et à toutes les minorités», a affirmé le président Fatmir Sejdiu.
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