samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Zimbabwe - Tsvangirai a défié Mugabe depuis son lit d'hôpital

Harare — Le chef de l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, a défié le président Robert Mugabe depuis son lit d'hôpital, affirmant que les blessures reçues aux mains de la police lui donnaient une motivation supplémentaire de lutter contre le régime.

Tsvangirai, chef de file de l'opposition zimbabwéenne, souffre d'une fracture du crâne et se trouve aux soins intensifs après avoir été battu par la police pendant sa garde à vue, a annoncé hier son porte-parole.

À la radio nationale sud-africaine, le dirigeant du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) a déclaré avoir été passé à tabac à son arrivée dans un commissariat, où il s'était rendu pour aller voir des membres de sa formation arrêtés dimanche.

«C'est comme s'ils m'attendaient. Avant même que j'aie pu m'installer, j'ai reçu une avalanche de coups. En fait, il s'agissait de coups portés au hasard, mais je crois que l'intention était d'infliger autant de blessures que possible», a-t-il affirmé.

Tsvangirai a été hospitalisé mardi, peu après son arrivée au tribunal, pour une grave blessure à la tête.

Les images de son visage tuméfié, mardi au tribunal, ont soulevé une vague d'indignation internationale. Les États-Unis ont ainsi dénoncé une initiative «cruelle et répressive», tandis que l'Afrique du Sud, d'ordinaire discrète au sujet des déboires de son voisin, invitait les autorités à respecter l'État de droit.

Le président de l'Union africaine, le Ghanéen John Agyekum Kufuor, s'est dit hier préoccupé par la situation au Zimbabwe. «Je veux vous dire tout de suite que je sais que l'Union africaine est très mal à l'aise», a déclaré M. Kufuor depuis Londres.

«Je sais que des présidents comme Obasanjo [du Nigeria] et Mbeki [d'Afrique du Sud] ont désespérément essayé d'exercer une certaine influence pour le meilleur, mais ils se sont heurtés à une forte résistance», a-t-il ajouté.

Les États-Unis envisagent des sanctions supplémentaires contre le Zimbabwe, a indiqué hier le département d'État, ajoutant que les sanctions envisagées seraient ciblées, afin de ne pas affecter davantage la population zimbabwéenne, qui souffre d'une situation économique catastrophique.

Les sanctions américaines contre le Zimbabwe, imposées en 2002 et 2003 comprennent des restrictions financières et de visa ciblées sur certains responsables du régime, une interdiction de services et de produits de défense, et la suspension d'une aide non humanitaire au gouvernement Mugabe.

Des avocats de la défense ont par ailleurs déclaré que l'audience à laquelle Tsvangirai était convoqué hier avait été reportée en l'absence du parquet. Le procureur Joseph Jagada a précisé qu'elle aurait lieu une fois les formalités policières achevées. Selon la défense, une trentaine de représentants de l'opposition se trouvent à l'hôpital. Dix-neuf autres personnes ont été remises en liberté, a-t-on précisé.

La presse officielle zimbabwéenne ne faisait hier aucune mention du passage à tabac de Tsvangirai. Elle évoquait en revanche des débordements imputés aux opposants de Mugabe.

Le Herald dénonce cependant une «orgie de violence» de la part de partisans du MDC, qui ont dressé des barricades et bombardé des voitures à coups de pierres, mardi, dans un faubourg d'Harare.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012