De plus en plus difficile de défendre les droits
14 mars 2007
Actualités internationales
Genève — La répression à l'égard des défenseurs des droits de l'homme s'est encore accentuée l'an dernier dans le monde, souvent en toute impunité, selon un rapport publié hier à Genève.
Plusieurs pays ont même renforcé leur arsenal législatif contre les libertés, selon le rapport annuel de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme.
L'Observatoire a dénombré 1306 cas de répression l'an dernier dans près de 90 pays. La Colombie arrive en tête avec 217 cas, devant le Népal (103) et la Chine (74).
L'Observatoire, émanation de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), avait répertorié au total 1172 cas en 2005 et 1154 en 2004.
«Ces données ne représentent pas une liste exhaustive», ont souligné les auteurs du rapport, rappelant que l'année écoulée «a été ponctuée de nombreux assassinats de défenseurs des droits de l'homme», parmi lesquels la journaliste russe Anna Politkovskaïa, spécialiste du conflit en Tchétchénie.
Au total, l'Observatoire a dénombré 98 assassinats ou tentatives d'assassinats de défenseurs des droits de l'homme dans 23 pays, parmi lesquels la Colombie (30), les Philippines (23) et le Guatemala (9).
Le rapport a également relevé neuf cas de disparition forcée, 69 cas de torture ou de mauvais traitements et 150 agressions physiques ou attaques.
«Sauf en de rares exceptions, l'impunité est restée la règle en matière de poursuites des auteurs de violations commises à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme», a souligné l'Observatoire.
L'organisation s'inquiète aussi d'avoir vu l'an dernier se confirmer une tendance au «renforcement de plus en plus fréquent de l'arsenal législatif — au nom par exemple de la lutte antiterroriste — afin de restreindre les libertés d'association, d'expression et de rassemblement pacifique par des États qui considèrent la société civile indépendante comme une menace».
Dans une préface au rapport, l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, s'est alarmé des graves dérives tendant à criminaliser l'action des défenseurs ou à limiter abusivement leurs activités.
L'Observatoire a ainsi dénombré l'an dernier 71 peines de prison prononcées à l'encontre de défenseurs des libertés fondamentales et 364 cas de poursuites judiciaires, sans compter 334 cas de détention arbitraire.
Parmi ces victimes, l'Observatoire cite le cas de l'avocat chinois Chen Guangcheng, condamné à quatre ans et trois mois de prison pour sa dénonciation des abus de la politique de contrôle des naissances.
Après la Colombie, le Népal et la Chine, le plus grand nombre d'atteintes aux défenseurs des droits de l'homme ont été commises au Guatemala, au Cambodge, en Ouzbékistan, en Iran, au Mexique, en République démocratique du Congo, aux Philippines, au Zimbabwe, en Russie, en Tunisie, au Vietnam, à Cuba, en Malaisie et au Soudan.
Plusieurs pays ont même renforcé leur arsenal législatif contre les libertés, selon le rapport annuel de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme.
L'Observatoire a dénombré 1306 cas de répression l'an dernier dans près de 90 pays. La Colombie arrive en tête avec 217 cas, devant le Népal (103) et la Chine (74).
L'Observatoire, émanation de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), avait répertorié au total 1172 cas en 2005 et 1154 en 2004.
«Ces données ne représentent pas une liste exhaustive», ont souligné les auteurs du rapport, rappelant que l'année écoulée «a été ponctuée de nombreux assassinats de défenseurs des droits de l'homme», parmi lesquels la journaliste russe Anna Politkovskaïa, spécialiste du conflit en Tchétchénie.
Au total, l'Observatoire a dénombré 98 assassinats ou tentatives d'assassinats de défenseurs des droits de l'homme dans 23 pays, parmi lesquels la Colombie (30), les Philippines (23) et le Guatemala (9).
Le rapport a également relevé neuf cas de disparition forcée, 69 cas de torture ou de mauvais traitements et 150 agressions physiques ou attaques.
«Sauf en de rares exceptions, l'impunité est restée la règle en matière de poursuites des auteurs de violations commises à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme», a souligné l'Observatoire.
L'organisation s'inquiète aussi d'avoir vu l'an dernier se confirmer une tendance au «renforcement de plus en plus fréquent de l'arsenal législatif — au nom par exemple de la lutte antiterroriste — afin de restreindre les libertés d'association, d'expression et de rassemblement pacifique par des États qui considèrent la société civile indépendante comme une menace».
Dans une préface au rapport, l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, s'est alarmé des graves dérives tendant à criminaliser l'action des défenseurs ou à limiter abusivement leurs activités.
L'Observatoire a ainsi dénombré l'an dernier 71 peines de prison prononcées à l'encontre de défenseurs des libertés fondamentales et 364 cas de poursuites judiciaires, sans compter 334 cas de détention arbitraire.
Parmi ces victimes, l'Observatoire cite le cas de l'avocat chinois Chen Guangcheng, condamné à quatre ans et trois mois de prison pour sa dénonciation des abus de la politique de contrôle des naissances.
Après la Colombie, le Népal et la Chine, le plus grand nombre d'atteintes aux défenseurs des droits de l'homme ont été commises au Guatemala, au Cambodge, en Ouzbékistan, en Iran, au Mexique, en République démocratique du Congo, aux Philippines, au Zimbabwe, en Russie, en Tunisie, au Vietnam, à Cuba, en Malaisie et au Soudan.
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