Le Rwanda menace de retirer ses soldats du Darfour
Le Rwanda a menacé hier de retirer ses troupes de la région du Darfour si la force de l'Union africaine (UA) ne disposait pas de ressources supplémentaires.
Le Rwanda, qui estime que ses soldats n'ont vu «aucun résultat» découler de leur mission de paix, a sur place 2000 militaires qui forment l'épine dorsale d'une force de 7000 hommes de l'Union africaine au Darfour, en guerre civile depuis février 2003.
«L'UA est dépassée, dans la mesure où elle n'a pas de potentiel, pas de logistique, pas de financement, et que la coordination au sein de sa force connaît des faiblesses», a expliqué le président rwandais, Paul Kagamé.
«Des gens continuent à mourir, les rebelles et les soldats gouvernementaux [soudanais] continuent de se battre», dit-il. «Nous avons apporté notre soutien [à la force de l'UA] mais, sur le terrain, on ne voit aucun résultat.»
Le Soudan a imposé de sévères restrictions à tout déplacement de l'ONU au Darfour, s'opposant au projet des Nations unies de venir épauler la force de l'UA.
Le Conseil de sécurité des Nations unies doit discuter demain des objections du président soudanais, Omar Hassan al Bachir, au déploiement de Casques bleus de l'ONU.
Khartoum a d'autre part rejeté hier les conclusions de la mission des droits de l'homme des Nations unies, qui l'a accusé d'orchestrer la violence au Darfour et d'avoir pris part directement à des violations.
Le ministre soudanais de la Justice, Mohammed Ali Elmardi, a déclaré au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui avait dépêché la mission, qu'en fin de compte les cinq membres initialement prévus de la délégation n'avaient pas pris part à la mission, qui s'est rendue dans la région en février mais qui n'a pas été autorisée à entrer au Darfour, et qu'elle n'était de ce fait «plus valable».
«Je peux dire sans hésitation que la situation au Darfour, depuis que le conflit a éclaté voici trois ans, n'a jamais été aussi stable qu'aujourd'hui», a-t-il affirmé.
La Haute Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Louise Arbour, a pour sa part des «doutes» sur la situation qui prévaut au Darfour. Les «crimes massifs» commis au Darfour doivent cesser: tel est le message que la communauté internationale doit transmettre aux autorités soudanaises, a-t-elle estimé hier. Selon elle, la mobilisation de l'opinion est essentielle.
La première mesure est [...] de garantir que le public est bien informé et précisément informé au sujet de ce qui se passe sur le terrain et que les gouvernements fassent collectivement savoir au gouvernement du Soudan qu'ils s'attendent à voir cesser ce qui se passe au Darfour, à voir cesser les attaques contre les civils», a dit Louise Arbour, interrogée à Genève.
Le Rwanda, qui estime que ses soldats n'ont vu «aucun résultat» découler de leur mission de paix, a sur place 2000 militaires qui forment l'épine dorsale d'une force de 7000 hommes de l'Union africaine au Darfour, en guerre civile depuis février 2003.
«L'UA est dépassée, dans la mesure où elle n'a pas de potentiel, pas de logistique, pas de financement, et que la coordination au sein de sa force connaît des faiblesses», a expliqué le président rwandais, Paul Kagamé.
«Des gens continuent à mourir, les rebelles et les soldats gouvernementaux [soudanais] continuent de se battre», dit-il. «Nous avons apporté notre soutien [à la force de l'UA] mais, sur le terrain, on ne voit aucun résultat.»
Le Soudan a imposé de sévères restrictions à tout déplacement de l'ONU au Darfour, s'opposant au projet des Nations unies de venir épauler la force de l'UA.
Le Conseil de sécurité des Nations unies doit discuter demain des objections du président soudanais, Omar Hassan al Bachir, au déploiement de Casques bleus de l'ONU.
Khartoum a d'autre part rejeté hier les conclusions de la mission des droits de l'homme des Nations unies, qui l'a accusé d'orchestrer la violence au Darfour et d'avoir pris part directement à des violations.
Le ministre soudanais de la Justice, Mohammed Ali Elmardi, a déclaré au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui avait dépêché la mission, qu'en fin de compte les cinq membres initialement prévus de la délégation n'avaient pas pris part à la mission, qui s'est rendue dans la région en février mais qui n'a pas été autorisée à entrer au Darfour, et qu'elle n'était de ce fait «plus valable».
«Je peux dire sans hésitation que la situation au Darfour, depuis que le conflit a éclaté voici trois ans, n'a jamais été aussi stable qu'aujourd'hui», a-t-il affirmé.
La Haute Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Louise Arbour, a pour sa part des «doutes» sur la situation qui prévaut au Darfour. Les «crimes massifs» commis au Darfour doivent cesser: tel est le message que la communauté internationale doit transmettre aux autorités soudanaises, a-t-elle estimé hier. Selon elle, la mobilisation de l'opinion est essentielle.
La première mesure est [...] de garantir que le public est bien informé et précisément informé au sujet de ce qui se passe sur le terrain et que les gouvernements fassent collectivement savoir au gouvernement du Soudan qu'ils s'attendent à voir cesser ce qui se passe au Darfour, à voir cesser les attaques contre les civils», a dit Louise Arbour, interrogée à Genève.
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