Crise politique en Équateur - Le parlement est encerclé par les policiers
Des députés ont été relevés de leurs fonctions
9 mars 2007
Actualités internationales
Quito — La police équatorienne a encerclé hier le parlement pour empêcher l'entrée de députés destitués la veille par la haute autorité électorale, au milieu de tensions croissantes autour d'une réforme constitutionnelle voulue par le président Rafael Correa.
Des centaines d'agents ont pris le contrôle des portes d'accès au Congrès après la décision la veille du Tribunal suprême électoral (TSE) de limoger 57 des 100 membres de ce parlement unicaméral. Une bonne partie de ces parlementaires (52 des 57), appartenant à l'opposition, avaient voté la veille la destitution du président du TSE, tribunal qui avait convoqué pour le 15 avril un référendum controversé sur la tenue d'une assemblée constituante devant dissoudre le Parlement et élaborer une nouvelle loi fondamentale. Les cinq autres ont été destitués pour avoir contesté la décision du TSE.
Selon les derniers sondages, 70 % des Équatoriens soutiennent la réforme constitutionnelle proposée par leur président, l'économiste de gauche Rafael Correa. Mais une bonne partie des parlementaires, parmi lesquels l'opposition de droite est majoritaire, jugent cette initiative anticonstitutionnelle.
Gloria Gallardo, une des parlementaires limogées et chef de l'opposition, a affirmé que le Congrès allait tenir la session prévue hors du bâtiment habituel. Mais le ministre de l'Intérieur, Gustavo Larrea, a indiqué que la police avait reçu l'ordre de faire respecter la décision du TSE. Il a reconnu que le pays traverse une période de tension.
Sept présidents se sont succédé depuis 11 ans en Équateur, dont trois ont dû quitter leur fonction au milieu de protestations de rues et de violences.
M. Correa a pris le pouvoir le 15 janvier pour un mandat de cinq ans sur un programme antilibéral, de renégociation des contrats avec les groupes pétroliers étrangers et de rupture avec le Fonds monétaire international, principal créancier du pays.
Des centaines d'agents ont pris le contrôle des portes d'accès au Congrès après la décision la veille du Tribunal suprême électoral (TSE) de limoger 57 des 100 membres de ce parlement unicaméral. Une bonne partie de ces parlementaires (52 des 57), appartenant à l'opposition, avaient voté la veille la destitution du président du TSE, tribunal qui avait convoqué pour le 15 avril un référendum controversé sur la tenue d'une assemblée constituante devant dissoudre le Parlement et élaborer une nouvelle loi fondamentale. Les cinq autres ont été destitués pour avoir contesté la décision du TSE.
Selon les derniers sondages, 70 % des Équatoriens soutiennent la réforme constitutionnelle proposée par leur président, l'économiste de gauche Rafael Correa. Mais une bonne partie des parlementaires, parmi lesquels l'opposition de droite est majoritaire, jugent cette initiative anticonstitutionnelle.
Gloria Gallardo, une des parlementaires limogées et chef de l'opposition, a affirmé que le Congrès allait tenir la session prévue hors du bâtiment habituel. Mais le ministre de l'Intérieur, Gustavo Larrea, a indiqué que la police avait reçu l'ordre de faire respecter la décision du TSE. Il a reconnu que le pays traverse une période de tension.
Sept présidents se sont succédé depuis 11 ans en Équateur, dont trois ont dû quitter leur fonction au milieu de protestations de rues et de violences.
M. Correa a pris le pouvoir le 15 janvier pour un mandat de cinq ans sur un programme antilibéral, de renégociation des contrats avec les groupes pétroliers étrangers et de rupture avec le Fonds monétaire international, principal créancier du pays.
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