Téhéran confirme sa présence à la conférence de Bagdad - Les pèlerins chiites sont à nouveau pris pour cible
Photo : Agence Reuters
Un soldat irakien donnait des indications hier à une pèlerine à Kerbala.
Bagdad — Une vingtaine de pèlerins chiites se rendant de tous les coins de l'Irak à la ville sainte de Kerbala pour la fête marquant la fin du mois de deuil de l'Achoura ont été tués hier dans divers attentats et fusillades.
Les fidèles chiites avaient déjà été la veille la cible d'un nombre inhabituel d'attaques qui avaient fait près de 145 morts, notamment à Hilla, au sud de Bagdad, où 115 morts ont été dénombrés après un double attentat suicide. Hier, une voiture piégée a explosé dans le quartier de Saïdiya, à Bagdad, tuant sept pèlerins qui se rendaient à Kerbala à l'occasion de l'Arbaïn, ainsi qu'un policier.
Huit autres fidèles chiites avaient été tués et 23 autres blessés peu auparavant dans une embuscade, également dans le sud de la capitale, tandis qu'une bombe tuait un pèlerin et en blessait trois autres dans le centre-ville.
Trente Kurdes chiites irakiens ont pour leur part été tués dans une attaque suicide à Baladruz (100 km à l'est de Bagdad). Un kamikaze est entré dans un café du quartier Mandeli fréquenté par des jeunes et s'est fait exploser.
Malgré ces violences, plus d'un million de chiites ont afflué hier à Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad, pour célébrer la fin des 40 jours de deuil en mémoire de la mort en 680 de l'imam Ali, petit-fils du prophète Mahomet.
«Ces actions ne nous arrêteront pas», déclare Djabar Ali, un pèlerin parti il y a huit jours de Bassora, dans le sud, pour rallier Kerbala. Mais Mohamed Nasra, un de ses coreligionnaires qui a mis quatre jours pour se rendre de Bagdad à Kerbala, estime que le clergé chiite aurait dû publier une fatwa imposant aux fidèles de rester prier chez eux au vu de l'insécurité ambiante.
C'est un attentat à la bombe meurtrier qui a dévasté en février 2006 la mosquée d'or de Samarra, autre haut lieu du chiisme, qui est à l'origine du déchaînement de violences intercommunautaires constatées depuis un peu plus d'un an.
Un million et demi de fidèles se sont malgré tout rassemblés à Kerbala pour le pèlerinage annuel, a déclaré le général Mohamed Abou al Walid, chef de la police locale. Des mesures de sécurité extrêmement strictes ont été prises dans et autour de Kerbala, où 10 000 policiers et soldats étaient déployés et la circulation automobile interdite.
«Nous avons la peur au ventre. Mais quand je vois les gens marcher avec la foi qui les habite, je tente de surmonter ma crainte», confie Mohamed al-Haïdari, un pèlerin de la ville sainte de Najaf.
Responsables irakiens et Américains craignent désormais les représailles des milices chiites, qui se font discrètes dans la capitale depuis le lancement à la mi-février d'un nouveau plan de sécurité dans le cadre duquel près de 90 000 Irakiens et soldats américains sont en cours de déploiement.
«Après chaque attaque de ce type, nous sommes inquiets d'une reprise du cycle infernal des représailles confessionnelles. Nous espérons que tout le monde gardera son sang-froid et ne fera pas le jeu des terroristes», a indiqué le lieutenant-colonel Christopher Garver, porte-parole de l'armée américaine.
Par ailleurs, l'Iran a annoncé hier qu'il participerait à la conférence internationale sur l'avenir de l'Irak, qui réunira samedi à Bagdad les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et des États de la région.
La réunion de Bagdad donnera l'occasion à des responsables iraniens et américains de prendre place à la même table de négociation. Washington a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran peu après la révolution islamique de 1979.
Les fidèles chiites avaient déjà été la veille la cible d'un nombre inhabituel d'attaques qui avaient fait près de 145 morts, notamment à Hilla, au sud de Bagdad, où 115 morts ont été dénombrés après un double attentat suicide. Hier, une voiture piégée a explosé dans le quartier de Saïdiya, à Bagdad, tuant sept pèlerins qui se rendaient à Kerbala à l'occasion de l'Arbaïn, ainsi qu'un policier.
Huit autres fidèles chiites avaient été tués et 23 autres blessés peu auparavant dans une embuscade, également dans le sud de la capitale, tandis qu'une bombe tuait un pèlerin et en blessait trois autres dans le centre-ville.
Trente Kurdes chiites irakiens ont pour leur part été tués dans une attaque suicide à Baladruz (100 km à l'est de Bagdad). Un kamikaze est entré dans un café du quartier Mandeli fréquenté par des jeunes et s'est fait exploser.
Malgré ces violences, plus d'un million de chiites ont afflué hier à Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad, pour célébrer la fin des 40 jours de deuil en mémoire de la mort en 680 de l'imam Ali, petit-fils du prophète Mahomet.
«Ces actions ne nous arrêteront pas», déclare Djabar Ali, un pèlerin parti il y a huit jours de Bassora, dans le sud, pour rallier Kerbala. Mais Mohamed Nasra, un de ses coreligionnaires qui a mis quatre jours pour se rendre de Bagdad à Kerbala, estime que le clergé chiite aurait dû publier une fatwa imposant aux fidèles de rester prier chez eux au vu de l'insécurité ambiante.
C'est un attentat à la bombe meurtrier qui a dévasté en février 2006 la mosquée d'or de Samarra, autre haut lieu du chiisme, qui est à l'origine du déchaînement de violences intercommunautaires constatées depuis un peu plus d'un an.
Un million et demi de fidèles se sont malgré tout rassemblés à Kerbala pour le pèlerinage annuel, a déclaré le général Mohamed Abou al Walid, chef de la police locale. Des mesures de sécurité extrêmement strictes ont été prises dans et autour de Kerbala, où 10 000 policiers et soldats étaient déployés et la circulation automobile interdite.
«Nous avons la peur au ventre. Mais quand je vois les gens marcher avec la foi qui les habite, je tente de surmonter ma crainte», confie Mohamed al-Haïdari, un pèlerin de la ville sainte de Najaf.
Responsables irakiens et Américains craignent désormais les représailles des milices chiites, qui se font discrètes dans la capitale depuis le lancement à la mi-février d'un nouveau plan de sécurité dans le cadre duquel près de 90 000 Irakiens et soldats américains sont en cours de déploiement.
«Après chaque attaque de ce type, nous sommes inquiets d'une reprise du cycle infernal des représailles confessionnelles. Nous espérons que tout le monde gardera son sang-froid et ne fera pas le jeu des terroristes», a indiqué le lieutenant-colonel Christopher Garver, porte-parole de l'armée américaine.
Par ailleurs, l'Iran a annoncé hier qu'il participerait à la conférence internationale sur l'avenir de l'Irak, qui réunira samedi à Bagdad les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et des États de la région.
La réunion de Bagdad donnera l'occasion à des responsables iraniens et américains de prendre place à la même table de négociation. Washington a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran peu après la révolution islamique de 1979.
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