Au moins 90 victimes dans la région de Hilla, au sud de Bagdad - Attentats contre des pèlerins chiites
7 mars 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Hier, sur la route de Kerbala.
Bagdad — Au moins 90 pèlerins chiites, dont des femmes et des enfants, ont été tués hier dans un double attentat suicide commis près de Hilla en Irak, où la multiplication des actes de violence contre la communauté chiite fait craindre des actes de représailles.
Vingt-huit pèlerins chiites ont péri dans d'autres attaques à Bagdad et ailleurs en Irak, où la violence a aussi coûté la vie à quinze autres personnes.
L'attentat perpétré près de Hilla est l'un des plus sanglants depuis le début de l'année. Déjà le 1er février, 73 personnes avaient péri dans un double attentat suicide commis contre un marché de cette ville située à 120 km au sud de Bagdad.
En fin d'après-midi à Nadir, à 2 km au sud de Hilla, «deux hommes portant des vestes bourrées d'explosifs ont actionné leurs bombes au milieu d'une foule de pèlerins se rendant à Kerbala», la ville sainte chiite, a déclaré le lieutenant Karim al-Hamzaoui, de la police de Hilla.
«Nous avons reçu les corps de 90 personnes qui sont mortes dans l'attentat et nous soignons 160 blessés», a précisé le Dr Mohammed al-Timini, du service des urgences de l'hôpital de Hilla.
«Une cinquantaine de patients sont dans un état critique. Près de 80 % des victimes sont de jeunes hommes, mais il y a aussi des femmes et des enfants parmi les morts», a-t-il ajouté.
Les pèlerins se rendaient à pied à Kerbala, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Hilla, pour commémorer samedi le 40e jour après la mort de l'imam Hussein, une des figures les plus révérées de l'islam chiite, tué en 680 par la dynastie sunnite des Omeyyades.
De son côté, l'armée américaine a payé un lourd tribut avec la perte de neuf soldats, tués lundi dans l'explosion de bombes au passage de leurs véhicules, ce qui porte à 3179 le nombre de soldats et de membres de personnels assimilés américains qui ont été tués depuis l'invasion de mars 2003, selon un décompte de l'AFP établi à partir de chiffres du Pentagone.
Par ailleurs, le ministère irakien de l'Intérieur a annoncé l'arrestation ces derniers jours de 29 membres d'al-Qaïda, dont plusieurs chefs locaux du réseau terroriste en Irak, parmi lesquels figurent deux frères d'Abou Omar al-Baghdadi, le chef de «l'État islamique en Irak».
Cet «État» est une alliance de groupes sunnites chapeautée par la branche irakienne d'al-Qaïda, qui a notamment revendiqué l'enlèvement et l'exécution de 14 policiers irakiens vendredi à Baaqouba, au nord de Bagdad, pour venger le viol présumé d'une femme sunnite par des policiers.
À Bagdad, la construction d'un poste de sécurité américano-irakien à la périphérie de Sadr City s'est poursuivie. En 2004, des affrontements meurtriers avaient opposé soldats américains et miliciens chiites dans ce quartier, dominé par l'Armée du Mahdi, la milice du chef radical Moqtada al-Sadr.
Les patrouilles américaines n'ont jusqu'à présent rencontré aucune résistance dans Sadr City, mais les autorités locales ont dénoncé la perquisition, lundi, du domicile d'Hassan al-Roubaye, un député du courant al-Sadr.
«Ce raid n'était en aucun cas justifié, il s'agit d'une humiliation pour notre communauté», s'est emporté le maire d'un des deux arrondissements de Sadr City, cheikh Rahim Daraji.
Les responsables américains font état d'une baisse des actes de violence à Bagdad depuis la mise en oeuvre, à la mi-février, du plan de sécurité pour la capitale. Une trentaine de personnes ont cependant été tuées dans l'explosion d'une voiture piégée qui a dévasté le centre intellectuel de la vie de Bagdad.
Enfin, à quatre jours de la tenue, samedi, d'une conférence internationale à Bagdad pour trouver les moyens de rétablir la paix en Irak, le président américain, George W. Bush, a dit que cette réunion serait un «test» du sérieux de Téhéran et Damas à jouer un rôle constructif pour aider leur voisin irakien.
Vingt-huit pèlerins chiites ont péri dans d'autres attaques à Bagdad et ailleurs en Irak, où la violence a aussi coûté la vie à quinze autres personnes.
L'attentat perpétré près de Hilla est l'un des plus sanglants depuis le début de l'année. Déjà le 1er février, 73 personnes avaient péri dans un double attentat suicide commis contre un marché de cette ville située à 120 km au sud de Bagdad.
En fin d'après-midi à Nadir, à 2 km au sud de Hilla, «deux hommes portant des vestes bourrées d'explosifs ont actionné leurs bombes au milieu d'une foule de pèlerins se rendant à Kerbala», la ville sainte chiite, a déclaré le lieutenant Karim al-Hamzaoui, de la police de Hilla.
«Nous avons reçu les corps de 90 personnes qui sont mortes dans l'attentat et nous soignons 160 blessés», a précisé le Dr Mohammed al-Timini, du service des urgences de l'hôpital de Hilla.
«Une cinquantaine de patients sont dans un état critique. Près de 80 % des victimes sont de jeunes hommes, mais il y a aussi des femmes et des enfants parmi les morts», a-t-il ajouté.
Les pèlerins se rendaient à pied à Kerbala, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Hilla, pour commémorer samedi le 40e jour après la mort de l'imam Hussein, une des figures les plus révérées de l'islam chiite, tué en 680 par la dynastie sunnite des Omeyyades.
De son côté, l'armée américaine a payé un lourd tribut avec la perte de neuf soldats, tués lundi dans l'explosion de bombes au passage de leurs véhicules, ce qui porte à 3179 le nombre de soldats et de membres de personnels assimilés américains qui ont été tués depuis l'invasion de mars 2003, selon un décompte de l'AFP établi à partir de chiffres du Pentagone.
Par ailleurs, le ministère irakien de l'Intérieur a annoncé l'arrestation ces derniers jours de 29 membres d'al-Qaïda, dont plusieurs chefs locaux du réseau terroriste en Irak, parmi lesquels figurent deux frères d'Abou Omar al-Baghdadi, le chef de «l'État islamique en Irak».
Cet «État» est une alliance de groupes sunnites chapeautée par la branche irakienne d'al-Qaïda, qui a notamment revendiqué l'enlèvement et l'exécution de 14 policiers irakiens vendredi à Baaqouba, au nord de Bagdad, pour venger le viol présumé d'une femme sunnite par des policiers.
À Bagdad, la construction d'un poste de sécurité américano-irakien à la périphérie de Sadr City s'est poursuivie. En 2004, des affrontements meurtriers avaient opposé soldats américains et miliciens chiites dans ce quartier, dominé par l'Armée du Mahdi, la milice du chef radical Moqtada al-Sadr.
Les patrouilles américaines n'ont jusqu'à présent rencontré aucune résistance dans Sadr City, mais les autorités locales ont dénoncé la perquisition, lundi, du domicile d'Hassan al-Roubaye, un député du courant al-Sadr.
«Ce raid n'était en aucun cas justifié, il s'agit d'une humiliation pour notre communauté», s'est emporté le maire d'un des deux arrondissements de Sadr City, cheikh Rahim Daraji.
Les responsables américains font état d'une baisse des actes de violence à Bagdad depuis la mise en oeuvre, à la mi-février, du plan de sécurité pour la capitale. Une trentaine de personnes ont cependant été tuées dans l'explosion d'une voiture piégée qui a dévasté le centre intellectuel de la vie de Bagdad.
Enfin, à quatre jours de la tenue, samedi, d'une conférence internationale à Bagdad pour trouver les moyens de rétablir la paix en Irak, le président américain, George W. Bush, a dit que cette réunion serait un «test» du sérieux de Téhéran et Damas à jouer un rôle constructif pour aider leur voisin irakien.
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