Relations indo-pakistanaises - Le processus de paix continue malgré l'attentat
21 février 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Cette Indienne pleure le sort qu’a subi un membre de sa famille dans l’explosion du train.
New Delhi — Les ministres des Affaires étrangères indien et pakistanais devaient poursuivre hier soir à New Delhi leur processus de paix, au lendemain de l'attentat du «train de l'amitié», une rencontre saluée comme un signe de maturité des frères ennemis d'Asie du Sud.
Au même moment, l'Inde a renforcé la sécurité sur ses trains et autobus à destination du Pakistan et s'est lancée à la poursuite d'auteurs présumés de l'attaque perpétrée dans la nuit de dimanche à lundi contre le train New Delhi-Lahore, qui a fait 68 morts.
En arrivant à New Delhi, le chef de la diplomatie pakistanaise Khurshid Kasuri a déclaré que «cet attentat, qui frappe les deux pays et les deux peuples, ne peut que renforcer l'urgence d'une coopération».
Aujourd'hui, une commission indo-pakistanaise, mise sur pied en janvier 2004 à l'occasion de la relance du processus de paix, se penchera sur huit différends qui empoisonnent depuis 60 ans les relations entre les deux voisins, notamment la question du Cachemire.
Après l'attentat, les rivaux ont apparemment mis de côté leur vieille animosité, pour continuer à se parler. La presse a salué l'engagement des deux puissances nucléaires à aller de l'avant vers la paix.
À la suite d'attentats précédents, l'Inde avait gelé ses discussions avec le Pakistan, en particulier après l'attaque de décembre 2001 contre son Parlement et les attentats de Bombay en juillet 2006 (187 morts). New Delhi accuse les services secrets pakistanais de soutenir des groupes islamistes du Cachemire indien, soupçonnés d'avoir orchestré les attentats de Bombay, ce qu'Islamabad dément régulièrement.
Mais cette fois, l'Inde a évité de telles allégations. Car dans cette attaque non revendiquée contre un train, symbole de la paix fragile entre les deux rivaux, les victimes sont pakistanaises et indiennes, a souligné l'Indian Express.
Du côté de l'enquête, la police détient un suspect pakistanais de Karachi, Usman Mohammed, qui «était dans le compartiment où des explosifs ont été retrouvés après l'attentat», selon l'inspecteur de l'Haryana (nord), Sharad Kumar. Des policiers ont aussi diffusé des portraits de deux hommes montés dans le train à New Delhi et redescendus 15 minutes avant l'attentat aux explosifs à base de kérosène, qui a réduit en cendres deux wagons. La plupart des passagers brûlés vifs étaient des Pakistanais, a indiqué M. Kasuri.
«Le fait que de très nombreux Pakistanais ont été tués fait prendre conscience que non seulement l'Inde, mais aussi le Pakistan sont victimes du terrorisme», a expliqué M. Bhaskar. Moins optimiste, Arun Bhagat, ex-patron de l'espionnage indien, a prédit une atmosphère viciée entre MM. Kasuri et Mukherjee.
Au même moment, l'Inde a renforcé la sécurité sur ses trains et autobus à destination du Pakistan et s'est lancée à la poursuite d'auteurs présumés de l'attaque perpétrée dans la nuit de dimanche à lundi contre le train New Delhi-Lahore, qui a fait 68 morts.
En arrivant à New Delhi, le chef de la diplomatie pakistanaise Khurshid Kasuri a déclaré que «cet attentat, qui frappe les deux pays et les deux peuples, ne peut que renforcer l'urgence d'une coopération».
Aujourd'hui, une commission indo-pakistanaise, mise sur pied en janvier 2004 à l'occasion de la relance du processus de paix, se penchera sur huit différends qui empoisonnent depuis 60 ans les relations entre les deux voisins, notamment la question du Cachemire.
Après l'attentat, les rivaux ont apparemment mis de côté leur vieille animosité, pour continuer à se parler. La presse a salué l'engagement des deux puissances nucléaires à aller de l'avant vers la paix.
À la suite d'attentats précédents, l'Inde avait gelé ses discussions avec le Pakistan, en particulier après l'attaque de décembre 2001 contre son Parlement et les attentats de Bombay en juillet 2006 (187 morts). New Delhi accuse les services secrets pakistanais de soutenir des groupes islamistes du Cachemire indien, soupçonnés d'avoir orchestré les attentats de Bombay, ce qu'Islamabad dément régulièrement.
Mais cette fois, l'Inde a évité de telles allégations. Car dans cette attaque non revendiquée contre un train, symbole de la paix fragile entre les deux rivaux, les victimes sont pakistanaises et indiennes, a souligné l'Indian Express.
Du côté de l'enquête, la police détient un suspect pakistanais de Karachi, Usman Mohammed, qui «était dans le compartiment où des explosifs ont été retrouvés après l'attentat», selon l'inspecteur de l'Haryana (nord), Sharad Kumar. Des policiers ont aussi diffusé des portraits de deux hommes montés dans le train à New Delhi et redescendus 15 minutes avant l'attentat aux explosifs à base de kérosène, qui a réduit en cendres deux wagons. La plupart des passagers brûlés vifs étaient des Pakistanais, a indiqué M. Kasuri.
«Le fait que de très nombreux Pakistanais ont été tués fait prendre conscience que non seulement l'Inde, mais aussi le Pakistan sont victimes du terrorisme», a expliqué M. Bhaskar. Moins optimiste, Arun Bhagat, ex-patron de l'espionnage indien, a prédit une atmosphère viciée entre MM. Kasuri et Mukherjee.
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