Attentat contre un train au nord de Delhi
Le processus de paix entre l'Inde et le Pakistan ne sera pas compromis, promettent les dirigeants des deux pays
20 février 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Passagers pakistanais qui ont survécu à l’attentat
Deewana — Au moins 67 personnes sont mortes brûlées vives dans un attentat perpétré dans la nuit de dimanche à hier contre un train reliant l'Inde au Pakistan, une attaque visant à enrayer le processus de paix entre les deux rivaux d'Asie du Sud, ont déclaré des responsables.
Mais cet attentat «haineux» n'entravera pas les efforts de paix entre New Delhi et Islamabad, a assuré le président pakistanais, Pervez Musharraf.
Une boule de feu, déclenchée par des explosifs à base de kérosène, a ravagé dimanche vers minuit deux wagons du «train de l'amitié» entre New Delhi et Lahore au Pakistan.
Le convoi approchait de Panipat, à 100 km au nord de la capitale indienne.
«Nous avons compté 67 corps», a dit le chef de la police de l'État indien de l'Haryana, Rajiv Dalal.
Il s'agit d'un attentat, a affirmé le ministre des Chemins de fer, Lalu Prasad Yadav, après que des explosifs et des bouteilles de kérosène furent retrouvés dans le train.
L'Inde «abhorre cet acte terroriste odieux», a assuré le premier ministre, Manmohan Singh, promettant de «punir les coupables».
L'attaque n'a pas été revendiqué, mais la police détient un «suspect», a affirmé le ministre Yadav.
Selon lui, c'est «une tentative pour déstabiliser le processus de paix entre l'Inde et le Pakistan». «Quels que soient ceux qui ont fait cela, c'est contre la paix, contre les relations amicales que nous essayons de nouer avec d'autres pays», a renchéri le ministre de l'Intérieur Shiv Raj Patil.
Condamnations
Les États-Unis, l'Union européenne et le Japon ont condamné l'attentat et appelé à la poursuite du processus de paix entre les deux voisins.
«De tels actes de terrorisme injustifiables ne serviront qu'à renforcer notre détermination à atteindre l'objectif commun d'une paix durable entre les deux pays», affirmé le général Musharraf.
Son ministre des Affaires étrangères Khurshid Kasuri a assuré que cet «horrible acte de terrorisme [...] ne remettait pas du tout en cause» sa visite en Inde dès aujourd'hui.
La plupart des victimes sont pakistanaises, a-t-il affirmé.
Mais «il est très difficile d'identifier les victimes [...] de savoir si ce sont des Indiens ou des Pakistanais», a contesté Ved Gupta, médecin légiste à l'hôpital de Panipat.
Les secours ont mis 90 minutes à arriver, selon la télévision Times Now.
Après l'attentat, 11 des 16 wagons ont continué leur route. Les voitures carbonisées et jonchées de vêtements brûlés sont restées à la gare de Deewana pour l'enquête.
La chaîne New Delhi Television, citant les services de renseignements, a rapproché cet attentat de ceux du 11 juillet 2006 contre des trains à Bombay (187 morts).
L'Inde avait alors gelé le processus de paix, qui avait été relancé début 2004 avec le Pakistan.
New Delhi accuse les services secrets pakistanais de soutenir des groupes islamistes du Cachemire indien, soupçonnés d'avoir orchestré les attentats de Bombay. Islamabad nie régulièrement.
Les deux puissances nucléaires se sont livré trois guerres depuis la partition d'août 1947, dont deux à propos du Cachemire.
Dans le cadre du processus de paix, elles avaient décidé fin 2006 de coopérer à la lutte antiterroriste.
Le train Express Samjhauta (L'Express de l'amitié) est un symbole depuis plus de trente ans de la paix fragile entre les deux pays.
Mais cet attentat «haineux» n'entravera pas les efforts de paix entre New Delhi et Islamabad, a assuré le président pakistanais, Pervez Musharraf.
Une boule de feu, déclenchée par des explosifs à base de kérosène, a ravagé dimanche vers minuit deux wagons du «train de l'amitié» entre New Delhi et Lahore au Pakistan.
Le convoi approchait de Panipat, à 100 km au nord de la capitale indienne.
«Nous avons compté 67 corps», a dit le chef de la police de l'État indien de l'Haryana, Rajiv Dalal.
Il s'agit d'un attentat, a affirmé le ministre des Chemins de fer, Lalu Prasad Yadav, après que des explosifs et des bouteilles de kérosène furent retrouvés dans le train.
L'Inde «abhorre cet acte terroriste odieux», a assuré le premier ministre, Manmohan Singh, promettant de «punir les coupables».
L'attaque n'a pas été revendiqué, mais la police détient un «suspect», a affirmé le ministre Yadav.
Selon lui, c'est «une tentative pour déstabiliser le processus de paix entre l'Inde et le Pakistan». «Quels que soient ceux qui ont fait cela, c'est contre la paix, contre les relations amicales que nous essayons de nouer avec d'autres pays», a renchéri le ministre de l'Intérieur Shiv Raj Patil.
Condamnations
Les États-Unis, l'Union européenne et le Japon ont condamné l'attentat et appelé à la poursuite du processus de paix entre les deux voisins.
«De tels actes de terrorisme injustifiables ne serviront qu'à renforcer notre détermination à atteindre l'objectif commun d'une paix durable entre les deux pays», affirmé le général Musharraf.
Son ministre des Affaires étrangères Khurshid Kasuri a assuré que cet «horrible acte de terrorisme [...] ne remettait pas du tout en cause» sa visite en Inde dès aujourd'hui.
La plupart des victimes sont pakistanaises, a-t-il affirmé.
Mais «il est très difficile d'identifier les victimes [...] de savoir si ce sont des Indiens ou des Pakistanais», a contesté Ved Gupta, médecin légiste à l'hôpital de Panipat.
Les secours ont mis 90 minutes à arriver, selon la télévision Times Now.
Après l'attentat, 11 des 16 wagons ont continué leur route. Les voitures carbonisées et jonchées de vêtements brûlés sont restées à la gare de Deewana pour l'enquête.
La chaîne New Delhi Television, citant les services de renseignements, a rapproché cet attentat de ceux du 11 juillet 2006 contre des trains à Bombay (187 morts).
L'Inde avait alors gelé le processus de paix, qui avait été relancé début 2004 avec le Pakistan.
New Delhi accuse les services secrets pakistanais de soutenir des groupes islamistes du Cachemire indien, soupçonnés d'avoir orchestré les attentats de Bombay. Islamabad nie régulièrement.
Les deux puissances nucléaires se sont livré trois guerres depuis la partition d'août 1947, dont deux à propos du Cachemire.
Dans le cadre du processus de paix, elles avaient décidé fin 2006 de coopérer à la lutte antiterroriste.
Le train Express Samjhauta (L'Express de l'amitié) est un symbole depuis plus de trente ans de la paix fragile entre les deux pays.
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