samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 01h25
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Archéologie - En faisant peau neuve, Rabat découvre son passé

5 février 2007  Actualités internationales
Raba — Colonnes et chapiteaux romains, murs d'enceinte du XIIe siècle, céramiques et monnaies islamiques, la capitale marocaine découvre son passé enfoui dans les sables à l'occasion de vastes travaux de réhabilitation de sa façade maritime.

«Nous avons fait des trouvailles fantastiques non seulement pour l'histoire de Rabat, mais pour celle du royaume», affirme, enthousiaste, l'archéologue et historien Mohamed Essemmar, 43 ans, qui chapeaute le département du patrimoine de l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg, un cours d'eau entre les villes jumelles de Rabat et Salé.

Sur un terrain de 2500 m2, il montre sa plus belle découverte: collé à la casbah des Oudayas, le mur d'enceinte du «Ribat Tachfin» (camp militaire) datant du XIIe siècle et achevé sous le bref règne (1143-1145) du troisième roi almoravide, Tachfin ben Ali.

C'est au cours de fouilles menées en novembre et décembre 2006 qu'ont été dégagées la base de la muraille, deux tours d'angle et une tour centrale de ce «ribat». «Les textes anciens mentionnaient son existence, mais nous ignorions son emplacement, car, à l'issue de farouches batailles, le fondateur de la dynastie almohade Abdelmoumen ben Ali [1130-1163] avait rasé ce ribat pour construire la casbah des Oudayas», explique-t-il.

«C'est formidable, car, en dehors de Marrakech, les vestiges almoravides sont très rares», souligne ce titulaire d'un doctorat d'archéologie de la Sorbonne et d'une thèse d'histoire de l'université de Rabat.

Mais les surprises ne s'arrêtent pas là: les archéologues ont mis au jour une salle qui devait servir d'armurerie et surtout, fin 2006, un passage avec des arcs datant du XVIIe siècle et reliant la rue des Consuls, célèbre artère commerçante de la Médina, à la façade maritime de Rabat.

Ces fouilles, qui ont coûté près de 110 000 euros financés par l'Agence, ont bouleversé les plans initiaux d'aménagement: «Pour la première fois, aménageurs et archéologues sont sur la même longueur d'onde. Mes collègues urbanistes et architectes ont changé leurs plans pour restituer l'histoire», note-t-il avec amusement.

Les travaux pour redonner à cette voie son aspect du début de la dynastie alaouite fondée par Moulay Cherif (1631-1636), ancêtre du roi actuel Mohammed VI, commenceront début mars.

Le projet d'aménagement de l'estuaire du Bouregreg a débuté en janvier 2006. Subdivisé en six phases, il consiste à réhabiliter et transformer les deux berges en véritables pôles touristiques et urbains. Établis en partenariat avec des sociétés émiraties, les investissements pour les deux premières tranches se montent à 2,75 milliards de dollars.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012