Escalade de la violence en Irak
Plus de 100 morts et de 200 blessés dans trois attentats
Photo : Agence Reuters
Le double attentat à la voiture piégée a fait beaucoup de dégâts.
Bagdad — Trois attentats à la bombe ont fait plus d'une centaine de morts et plus de 200 blessés hier à Bagdad et près de Bakouba, au nord-est de la capitale, confirmant que le pays connaît une nouvelle escalade de la violence.
Celle-ci intervient alors que les États-Unis, dont les renforts affluent pour aider le gouvernement de Nouri al Maliki à sécuriser la capitale, ont subi samedi une de leurs journées les plus noires depuis l'invasion de mars 2003, avec 25 morts.
À Bagdad, l'explosion simultanée de deux voitures piégées sur le marché d'occasions à fréquentation religieusement mixte de Bab al Chardji a fait, selon la police, 88 morts et 160 blessés, et a donné lieu a des scènes de carnage familières aux habitants de la capitale.
Ce double attentat dans une ville qui attend toujours la vaste opération de sécurisation irako-américaine annoncée par les autorités a été imputé par Maliki à «une coalition de saddamistes et de terroristes».
Près de Bakouba, une quinzaine de personnes ont été tuées et 40 autres blessées hier lorsque, selon un policier, un kamikaze s'est fait sauter parmi une foule de fidèles chiites réunis pour une cérémonie religieuse.
La capitale irakienne a enregistré sept autres morts hier: Quatre civils ont été tués par un obus de mortier dans le quartier d'Abou Dchir et trois personnes abattues par des hommes armés dans des attaques séparées. Vingt-sept cadavres ont également été découverts à Bagdad, où les violences, en grande partie confessionnelles, ont fait plus de 16 800 morts en 2006, selon les Nations unies.
Maliki a promis ce mois-ci d'écraser les insurgés «quelles que soient leurs appartenances religieuses ou politiques», mais ses détracteurs l'accusent de faire preuve d'indulgence envers les exactions des miliciens de son allié politique Moktada Sadr.
Selon le Pentagone, l'Armée du Mehdi du jeune imam radical chiite surpasse désormais la branche irakienne d'al-Qaïda sur l'échelle de la dangerosité pour le régime que les États-Unis tentent de mettre en place.
Les États-Unis ont prévenu à plusieurs reprises récemment que leur patience envers le premier ministre chiite était limité, tout en convenant que la sécurisation de la capitale prendra encore six mois au bas mot.
Sur les 21 500 militaires supplémentaires que George Bush a décidé d'envoyer en Irak, 17 500 se consacreront à aider Maliki à venir à bout des milices armées.
Le président Bush devrait saisir ce soir l'occasion de son discours annuel sur l'état de l'Union pour justifier une nouvelle fois l'envoi de ces renforts.
Celle-ci intervient alors que les États-Unis, dont les renforts affluent pour aider le gouvernement de Nouri al Maliki à sécuriser la capitale, ont subi samedi une de leurs journées les plus noires depuis l'invasion de mars 2003, avec 25 morts.
À Bagdad, l'explosion simultanée de deux voitures piégées sur le marché d'occasions à fréquentation religieusement mixte de Bab al Chardji a fait, selon la police, 88 morts et 160 blessés, et a donné lieu a des scènes de carnage familières aux habitants de la capitale.
Ce double attentat dans une ville qui attend toujours la vaste opération de sécurisation irako-américaine annoncée par les autorités a été imputé par Maliki à «une coalition de saddamistes et de terroristes».
Près de Bakouba, une quinzaine de personnes ont été tuées et 40 autres blessées hier lorsque, selon un policier, un kamikaze s'est fait sauter parmi une foule de fidèles chiites réunis pour une cérémonie religieuse.
La capitale irakienne a enregistré sept autres morts hier: Quatre civils ont été tués par un obus de mortier dans le quartier d'Abou Dchir et trois personnes abattues par des hommes armés dans des attaques séparées. Vingt-sept cadavres ont également été découverts à Bagdad, où les violences, en grande partie confessionnelles, ont fait plus de 16 800 morts en 2006, selon les Nations unies.
Maliki a promis ce mois-ci d'écraser les insurgés «quelles que soient leurs appartenances religieuses ou politiques», mais ses détracteurs l'accusent de faire preuve d'indulgence envers les exactions des miliciens de son allié politique Moktada Sadr.
Selon le Pentagone, l'Armée du Mehdi du jeune imam radical chiite surpasse désormais la branche irakienne d'al-Qaïda sur l'échelle de la dangerosité pour le régime que les États-Unis tentent de mettre en place.
Les États-Unis ont prévenu à plusieurs reprises récemment que leur patience envers le premier ministre chiite était limité, tout en convenant que la sécurisation de la capitale prendra encore six mois au bas mot.
Sur les 21 500 militaires supplémentaires que George Bush a décidé d'envoyer en Irak, 17 500 se consacreront à aider Maliki à venir à bout des milices armées.
Le président Bush devrait saisir ce soir l'occasion de son discours annuel sur l'état de l'Union pour justifier une nouvelle fois l'envoi de ces renforts.
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