Morales cède
Le système de vote à l'assemblée constituante est maintenu
11 janvier 2007
Actualités internationales
La Paz — Le gouvernement bolivien dirigé par Evo Morales a cédé hier aux exigences de l'opposition sur le système de vote à l'assemblée constituante afin de sortir de la crise politique qui règne depuis cinq mois dans le pays.
Le gouvernement s'est dit disposé à ce que les décisions de cette assemblée, convoquée pour entériner les réformes radicales du chef d'État socialiste, soient adoptées à la majorité des deux tiers, principe initialement retenu, comme le réclamait l'opposition de droite.
«Nous allons accepter les deux tiers pour l'approbation de tous les articles de la Constitution, article par article», a déclaré le vice-président bolivien Alvaro García, espérant ainsi mettre fin au bras de fer entre le gouvernement et l'opposition.
Le parti du président Morales, le Mouvement vers le socialisme (MAS), qui ne contrôle que 52 % des sièges de l'assemblée constituante, avait tenté d'imposer la majorité absolue, se heurtant à une fronde lancée dans les régions les plus prospères, dont celle de Santa Cruz, poumon économique du pays.
L'adoption de la nouvelle constitution, sur laquelle se concentrent les travaux de l'assemblée jusqu'en août 2007, doit notamment fixer les limites de l'autonomie accordée aux régions.
Par ailleurs, l'agitation se poursuivait hier à Cochabamba, au centre de la Bolivie, où des milliers de manifestants bloquent les axes routiers et occupent la ville pour réclamer le départ du gouverneur Manfred Reyes, deux jours après de violents heurts avec la police. Lundi, la police avait violemment réprimé avec des grenades lacrymogènes et des balles de caoutchouc une manifestation de milliers d'opposants au gouverneur, en majorité des cultivateurs de coca venus de la région du Chaparé. Le bilan avait été de 31 blessés.
Le gouvernement s'est dit disposé à ce que les décisions de cette assemblée, convoquée pour entériner les réformes radicales du chef d'État socialiste, soient adoptées à la majorité des deux tiers, principe initialement retenu, comme le réclamait l'opposition de droite.
«Nous allons accepter les deux tiers pour l'approbation de tous les articles de la Constitution, article par article», a déclaré le vice-président bolivien Alvaro García, espérant ainsi mettre fin au bras de fer entre le gouvernement et l'opposition.
Le parti du président Morales, le Mouvement vers le socialisme (MAS), qui ne contrôle que 52 % des sièges de l'assemblée constituante, avait tenté d'imposer la majorité absolue, se heurtant à une fronde lancée dans les régions les plus prospères, dont celle de Santa Cruz, poumon économique du pays.
L'adoption de la nouvelle constitution, sur laquelle se concentrent les travaux de l'assemblée jusqu'en août 2007, doit notamment fixer les limites de l'autonomie accordée aux régions.
Par ailleurs, l'agitation se poursuivait hier à Cochabamba, au centre de la Bolivie, où des milliers de manifestants bloquent les axes routiers et occupent la ville pour réclamer le départ du gouverneur Manfred Reyes, deux jours après de violents heurts avec la police. Lundi, la police avait violemment réprimé avec des grenades lacrymogènes et des balles de caoutchouc une manifestation de milliers d'opposants au gouverneur, en majorité des cultivateurs de coca venus de la région du Chaparé. Le bilan avait été de 31 blessés.
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