samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 12h43
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Paris craint une «déstabilisation en chaîne» de toute la Corne de l'Afrique

28 décembre 2006  Actualités internationales
Paris — Le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy s'est déclaré «profondément préoccupé» par la «menace de déstabilisation en chaîne» de toute la Corne de l'Afrique que représente le conflit en Somalie, dans une interview au quotidien Le Parisien publiée aujourd'hui.

M. Douste-Blazy estime également que les Somaliens devaient «être les seuls maîtres du destin de leur pays» et se dit opposé à toute «solution militaire» ou «qui ignore la souveraineté des États ou des peuples».

«Je suis très profondément préoccupé par la situation qui prévaut en Somalie, comme d'ailleurs par l'escalade générale de la violence dans l'ensemble de la Corne de l'Afrique», a-t-il dit.

M. Douste-Blazy a précisé que la France était «en relation permanente avec l'ensemble de ses partenaires, comme avec les autres pays de la sous-région». «Je pense à l'Érythrée ou à Djibouti, qui sont eux aussi concernés par cette menace de déstabilisation en chaîne», a-t-il poursuivi.

La France possède à Djibouti, pays frontalier de la Somalie, sa plus grande base militaire à l'étranger.

«Le Darfour depuis maintenant près de quatre ans, la Somalie maintenant: avec ces deux crises, c'est un risque majeur de déstabilisation dans une zone stratégique essentielle pour l'ensemble du continent africain», a estimé le ministre.

«Cesser les combats [est] la priorité des priorités», a jugé le ministre, «parce que les victimes de ces violences sont d'abord la population civile avec le retrait des ONG, les ruptures d'approvisionnement en eau et en nourriture».

Il a appelé à «reprendre le dialogue engagé entre les Somaliens eux-mêmes, qui doivent être les seuls maîtres du destin de leur pays». «En Somalie, comme ailleurs, notre position est constante: dans le monde d'aujourd'hui, il ne peut y avoir de solution militaire durable», a-t-il dit. «Il ne peut y avoir davantage de solution qui ignore la souveraineté des États ou des peuples, quels qu'ils soient.»

Les forces gouvernementales somaliennes, appuyées par des troupes éthiopiennes, s'approchaient hier de Mogadiscio, contrôlé par les islamistes qui ont battu en retraite sur de nombreuses positions depuis mardi.

L'Union africaine (UA) a appelé au retrait des troupes éthiopiennes de Somalie et à l'arrêt des combats.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Dépêches
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012