L'Iran va accélérer son programme nucléaire et revoir ses relations avec l'AIEA
28 décembre 2006
Actualités internationales
Téhéran — Le Parlement iranien a voté hier une loi obligeant le gouvernement à «accélérer le programme nucléaire et à réviser la coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique» en réaction à la décision du Conseil de sécurité d'imposer des sanctions contre l'Iran.
Les députés ont approuvé d'abord le principe de la loi, puis son contenu, avec une forte majorité de plus de 160 députés sur 203 votants.
Le texte stipule que «le gouvernement a le devoir, après le vote de la résolution 1737 [du Conseil de sécurité de l'ONU], d'accélérer le programme nucléaire et de réviser sa coopération avec l'AIEA».
Le texte laisse toutefois le soin au gouvernement de décider de la façon dont il va revoir sa coopération avec l'AIEA.
Le président du Parlement, Gholam-Ali Hadad-Adel, a expliqué que «cela peut comprendre quitter le TNP [Traité de non-prolifération nucléaire] ou y rester. Nous laissons la main libre au gouvernement pour prendre les décisions».
Mais M. Hadad-Adel a aussi affirmé que l'Iran «n'a pas l'intention de quitter l'AIEA et le TNP» tout en ajoutant que «le gouvernement doit réagir en conformité avec les pressions internationales».
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 23 décembre la résolution 1737, qui inflige des sanctions sur les programmes nucléaire et balistique iraniens après le refus de Téhéran de suspendre son enrichissement d'uranium.
Des députés ont tenté de faire voter, sans succès, un amendement au texte stipulant que la gestion du dossier nucléaire soit confiée au Conseil suprême de la sécurité nationale, dirigé par Ali Larijani, considéré comme plus modéré que le président Mahmoud Ahmadinejad.
Le directeur général de l'AIEA, Mohamed el-Baradeï, doit rendre compte 60 jours après l'adoption de la résolution 1737 du respect ou non par l'Iran de l'exigence d'une suspension de ses activités d'enrichissement d'uranium.
Le conseil des gouverneurs de l'AIEA pourrait se réunir en session extraordinaire en janvier pour entériner les sanctions de l'ONU contre l'Iran, selon des sources diplomatiques à Vienne.
L'Iran a maintenu une position de défi à l'endroit du Conseil de sécurité en affirmant mardi qu'il commencera en février la première étape de la production du combustible nucléaire pour des besoins industriels.
L'Iran affirme que ses activités d'enrichissement d'uranium ont uniquement un but civil pour produire de l'électricité alors que les grandes puissances craignent qu'il les détourne afin d'obtenir la bombe atomique.
Les députés ont approuvé d'abord le principe de la loi, puis son contenu, avec une forte majorité de plus de 160 députés sur 203 votants.
Le texte stipule que «le gouvernement a le devoir, après le vote de la résolution 1737 [du Conseil de sécurité de l'ONU], d'accélérer le programme nucléaire et de réviser sa coopération avec l'AIEA».
Le texte laisse toutefois le soin au gouvernement de décider de la façon dont il va revoir sa coopération avec l'AIEA.
Le président du Parlement, Gholam-Ali Hadad-Adel, a expliqué que «cela peut comprendre quitter le TNP [Traité de non-prolifération nucléaire] ou y rester. Nous laissons la main libre au gouvernement pour prendre les décisions».
Mais M. Hadad-Adel a aussi affirmé que l'Iran «n'a pas l'intention de quitter l'AIEA et le TNP» tout en ajoutant que «le gouvernement doit réagir en conformité avec les pressions internationales».
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 23 décembre la résolution 1737, qui inflige des sanctions sur les programmes nucléaire et balistique iraniens après le refus de Téhéran de suspendre son enrichissement d'uranium.
Des députés ont tenté de faire voter, sans succès, un amendement au texte stipulant que la gestion du dossier nucléaire soit confiée au Conseil suprême de la sécurité nationale, dirigé par Ali Larijani, considéré comme plus modéré que le président Mahmoud Ahmadinejad.
Le directeur général de l'AIEA, Mohamed el-Baradeï, doit rendre compte 60 jours après l'adoption de la résolution 1737 du respect ou non par l'Iran de l'exigence d'une suspension de ses activités d'enrichissement d'uranium.
Le conseil des gouverneurs de l'AIEA pourrait se réunir en session extraordinaire en janvier pour entériner les sanctions de l'ONU contre l'Iran, selon des sources diplomatiques à Vienne.
L'Iran a maintenu une position de défi à l'endroit du Conseil de sécurité en affirmant mardi qu'il commencera en février la première étape de la production du combustible nucléaire pour des besoins industriels.
L'Iran affirme que ses activités d'enrichissement d'uranium ont uniquement un but civil pour produire de l'électricité alors que les grandes puissances craignent qu'il les détourne afin d'obtenir la bombe atomique.
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