Étude de l'Académie des sciences des États-Unis - L'Iran a peut-être besoin du nucléaire
Washington — La volonté de l'Iran de se doter de l'énergie nucléaire peut s'expliquer car ce pays pourrait d'ici huit ans n'avoir plus assez de ressources pétrolières pour l'exportation, selon une étude publiée hier aux États-Unis par la National Academy of Sciences.
L'auteur de cette étude, Roger Stern, chercheur à l'université Johns Hopkins du Maryland, affirme que les investissements iraniens dans le secteur pétrolier n'ont pas permis de freiner le déclin de la production alors que la demande intérieure explosait.
«Je ne dis pas que l'Iran n'aura plus de pétrole dans huit ans, je dis que les Iraniens seront obligés de le garder pour eux», a-t-il déclaré à Reuters. Pour Stern, la chute de la production pétrolière peut rendre «politiquement vulnérable» le gouvernement de Téhéran.
Signe d'angoisse
Les exportations d'«or noir» représentent environ 70 % des revenus de l'Iran. D'ici cinq ans, ces exportations pourraient être moitié moindres qu'aujourd'hui et elles pourraient tomber à zéro d'ici 2015, estime Stern.
«En conséquence, il est possible que la revendication iranienne d'un accès à l'énergie nucléaire soit justifiée, un signe d'angoisse face à la chute prévisible des revenus de l'exportation», écrit le chercheur. «Si c'est le cas, le régime iranien est peut-être bien plus vulnérable qu'on ne le pense actuellement.»
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté samedi à l'unanimité une résolution qui impose à l'Iran des sanctions affectant le commerce de matériaux et technologies dangereux, en vue de l'amener à cesser d'enrichir de l'uranium, activité qui peut produire du combustible utilisé pour fabriquer l'arme nucléaire.
L'Iran affirme que son programme nucléaire, resté secret durant des années, vise à produire de l'électricité et non à mettre au point des armes atomiques.
L'auteur de cette étude, Roger Stern, chercheur à l'université Johns Hopkins du Maryland, affirme que les investissements iraniens dans le secteur pétrolier n'ont pas permis de freiner le déclin de la production alors que la demande intérieure explosait.
«Je ne dis pas que l'Iran n'aura plus de pétrole dans huit ans, je dis que les Iraniens seront obligés de le garder pour eux», a-t-il déclaré à Reuters. Pour Stern, la chute de la production pétrolière peut rendre «politiquement vulnérable» le gouvernement de Téhéran.
Signe d'angoisse
Les exportations d'«or noir» représentent environ 70 % des revenus de l'Iran. D'ici cinq ans, ces exportations pourraient être moitié moindres qu'aujourd'hui et elles pourraient tomber à zéro d'ici 2015, estime Stern.
«En conséquence, il est possible que la revendication iranienne d'un accès à l'énergie nucléaire soit justifiée, un signe d'angoisse face à la chute prévisible des revenus de l'exportation», écrit le chercheur. «Si c'est le cas, le régime iranien est peut-être bien plus vulnérable qu'on ne le pense actuellement.»
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté samedi à l'unanimité une résolution qui impose à l'Iran des sanctions affectant le commerce de matériaux et technologies dangereux, en vue de l'amener à cesser d'enrichir de l'uranium, activité qui peut produire du combustible utilisé pour fabriquer l'arme nucléaire.
L'Iran affirme que son programme nucléaire, resté secret durant des années, vise à produire de l'électricité et non à mettre au point des armes atomiques.
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