La mauvaise conscience des libéraux
En lisant aujourd'hui Les Mandarins, ce roman à clés presque journalistique de Simone de Beauvoir, un jeune lecteur serait sans doute déçu, à moins de connaître l'attraction et la rivalité qui existaient entre Sartre et Camus aussi bien qu'entre Beauvoir et son amant américain, l'écrivain Nelson Algren. Ces deux couples historiques, présentés comme des personnages de fiction à peine déguisés, parlent sans arrêt de grandes idées. Ils paraîtraient peut-être ennuyeux à notre époque archi-consommatrice et anti-intellectuelle.
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