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L'OTAN est prête à renforcer sa présence en Afghanistan

Reuters   29 novembre 2006  Actualités internationales
Riga — Les dirigeants de l'OTAN se sont déclarés hier prêts à renforcer la présence de leurs troupes de combat en Afghanistan pour écraser les talibans, afin de quitter un pays stabilisé dans un horizon pas trop lointain.

Les dirigeants de l'Alliance atlantique se sont réunis hier pour la première fois sur le sol de l'ancienne URSS, à Riga, paralysée par les mesures de sécurité prises pour contrer les risques d'attentat terroriste.

C'est l'aggravation de la situation en Afghanistan qui a été au centre des préoccupations au sommet de Riga. Les 32 000 hommes originaires de 37 pays de la Force internationale d'assistance à la sécurité de l'OTAN (ISAF) font face depuis plusieurs mois à la pire vague de violence survenue depuis le départ du pouvoir des talibans, en 2001.

Environ 150 soldats de l'ISAF ont été tués au combat cette année et les Canadiens ont encore perdu deux hommes lundi dans le sud du pays, la région la plus agitée, où ils combattent aux côtés d'Américains, de Britanniques et de Néerlandais.

L'OTAN a donc réclamé plus de moyens — environ 2500 hommes supplémentaires seraient nécessaires — et, surtout, la suppression des «restrictions» imposées par certains pays à l'emploi de leurs troupes dans des opérations de combat.

L'Allemagne, dont les soldats sont, par décision du Bundestag, stationnés dans le nord du pays, où la situation s'est stabilisée, a jusqu'à présent refusé d'envoyer ses hommes dans le sud, tout comme la Belgique, présente à Kaboul.

George Bush a estimé que c'était inacceptable. «Pour réussir en Afghanistan, l'OTAN doit fournir les forces que les commandants militaires de l'OTAN demandent», a-t-il dit.

Les militaires de l'OTAN se sont montrés satisfaits hier.

La France, qui compte 1100 hommes dans la région de Kaboul, avait déjà accepté l'idée de participer à des actions ponctuelles dans le sud et l'est du pays, tout en refusant de s'y déployer de façon permanente. La chancelière allemande, Angela Merkel, a abondé dans ce sens.

Le commandant des forces alliées en Europe, James Jones, a estimé à Riga que les choses allaient dans le bon sens. «Cela se traduit par environ 2000 hommes de plus», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, expliquant qu'ils seraient utilisés en cas de besoin.

Selon son porte-parole, le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, entendait s'assurer lors de la réunion que les engagements ne seront pas uniquement verbaux.

«L'Afghanistan, c'est mission possible», a-t-il expliqué, soulignant qu'un «petit nombre de soldats très mobiles peut faire la différence» et qu'il ne faudrait pas dramatiser.

Pour lui, une stratégie de sortie d'Afghanistan est possible et l'espoir est de pouvoir confier de plus en plus de missions à l'armée afghane d'ici à 2008, pour envisager une réduction du nombre de soldats de l'OTAN engagés sur le terrain.
 
 
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