Olmert veut relancer le dialogue avec les Palestiniens
Le premier ministre israélien veut profiter de la trêve en vigueur depuis samedi
28 novembre 2006
Actualités internationales
Sde Boker — Le premier ministre israélien Éhoud Olmert a appelé hier les Palestiniens à une reprise d'un dialogue de paix gelé depuis plusieurs années, sur la lancée de la trêve entrée en vigueur la veille.
Par ailleurs, la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, pourrait rencontrer séparément jeudi M. Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas à l'occasion de son séjour en Jordanie, a indiqué un responsable du département d'État sans exclure un déplacement de Mme Rice à Jérusalem et en Cisjordanie.
«Je vous propose de nous engager dans une nouvelle voie. Nous avons commencé avant-hier [samedi]» avec l'accord de trêve, a lancé solennellement à l'adresse des Palestiniens M. Olmert à Sde Boker (sud d'Israël) lors d'une cérémonie à la mémoire du premier chef de gouvernement d'Israël, David Ben Gourion.
Une trêve fragile est entrée dans son deuxième jour dans la bande de Gaza. Les violences se poursuivaient cependant en Cisjordanie où deux Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne, après quoi des activistes ont tiré depuis la bande de Gaza deux roquettes sur le sud d'Israël sans faire de victime.
M. Olmert a promis que dans le cadre d'un accord de paix, Israël serait disposé à se «retirer de nombreux territoires et des implantations qui y ont été érigées» en vue de la constitution d'un «État palestinien indépendant et viable». Il n'a cependant pas précisé l'ampleur d'un tel retrait en Cisjordanie, ne s'est pas engagé à un gel de la colonisation et a conditionné la reprise du dialogue à un nouveau cabinet palestinien qui, contrairement à l'actuel dirigé par le Hamas islamiste, serait prêt à faire la paix avec Israël.
M. Olmert s'est aussi déclaré prêt à libérer de nombreux prisonniers palestiniens et à débloquer des fonds palestiniens gelés en échange de la libération d'un soldat israélien capturé en juin.
Les déclarations de M. Olmert ont été sévèrement critiquées par des députés de l'opposition de droite qui l'ont accusé d'entretenir des illusions sur la faisabilité d'un arrêt des violences.
Côté palestinien, le principal négociateur palestinien Saëb Erakat a affirmé que «les Palestiniens étaient entièrement prêts à engager des négociations sur le statut final des territoires occupés, portant sur le sort de Jérusalem, des colonies, des réfugiés et des frontières». «Si Israël veut reprendre les négociations, il connaît l'adresse: c'est le président élu du peuple palestinien Mahmoud Abbas», a-t-il souligné.
Le premier ministre issu du Hamas Ismaïl Haniyeh, qui entame aujourd'hui sa première tournée régionale, y compris la Syrie et l'Iran, a appelé Israël à cesser ses opérations militaires en Cisjordanie, «car nous sommes un seul peuple vivant sur la même terre».
Les deux Palestiniens morts en Cisjordanie sont un chef local des comités de la résistance populaire tué dans un échange de tirs avec des soldats israéliens et une voisine quinquagénaire mortellement atteinte alors qu'elle lui venait en aide, selon des sources palestiniennes. Quinze Palestiniens membres du Fatah, le mouvement de M. Abbas, du Hamas et du Djihad islamique, ont par ailleurs été arrêtés en Cisjordanie.
Par ailleurs, la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, pourrait rencontrer séparément jeudi M. Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas à l'occasion de son séjour en Jordanie, a indiqué un responsable du département d'État sans exclure un déplacement de Mme Rice à Jérusalem et en Cisjordanie.
«Je vous propose de nous engager dans une nouvelle voie. Nous avons commencé avant-hier [samedi]» avec l'accord de trêve, a lancé solennellement à l'adresse des Palestiniens M. Olmert à Sde Boker (sud d'Israël) lors d'une cérémonie à la mémoire du premier chef de gouvernement d'Israël, David Ben Gourion.
Une trêve fragile est entrée dans son deuxième jour dans la bande de Gaza. Les violences se poursuivaient cependant en Cisjordanie où deux Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne, après quoi des activistes ont tiré depuis la bande de Gaza deux roquettes sur le sud d'Israël sans faire de victime.
M. Olmert a promis que dans le cadre d'un accord de paix, Israël serait disposé à se «retirer de nombreux territoires et des implantations qui y ont été érigées» en vue de la constitution d'un «État palestinien indépendant et viable». Il n'a cependant pas précisé l'ampleur d'un tel retrait en Cisjordanie, ne s'est pas engagé à un gel de la colonisation et a conditionné la reprise du dialogue à un nouveau cabinet palestinien qui, contrairement à l'actuel dirigé par le Hamas islamiste, serait prêt à faire la paix avec Israël.
M. Olmert s'est aussi déclaré prêt à libérer de nombreux prisonniers palestiniens et à débloquer des fonds palestiniens gelés en échange de la libération d'un soldat israélien capturé en juin.
Les déclarations de M. Olmert ont été sévèrement critiquées par des députés de l'opposition de droite qui l'ont accusé d'entretenir des illusions sur la faisabilité d'un arrêt des violences.
Côté palestinien, le principal négociateur palestinien Saëb Erakat a affirmé que «les Palestiniens étaient entièrement prêts à engager des négociations sur le statut final des territoires occupés, portant sur le sort de Jérusalem, des colonies, des réfugiés et des frontières». «Si Israël veut reprendre les négociations, il connaît l'adresse: c'est le président élu du peuple palestinien Mahmoud Abbas», a-t-il souligné.
Le premier ministre issu du Hamas Ismaïl Haniyeh, qui entame aujourd'hui sa première tournée régionale, y compris la Syrie et l'Iran, a appelé Israël à cesser ses opérations militaires en Cisjordanie, «car nous sommes un seul peuple vivant sur la même terre».
Les deux Palestiniens morts en Cisjordanie sont un chef local des comités de la résistance populaire tué dans un échange de tirs avec des soldats israéliens et une voisine quinquagénaire mortellement atteinte alors qu'elle lui venait en aide, selon des sources palestiniennes. Quinze Palestiniens membres du Fatah, le mouvement de M. Abbas, du Hamas et du Djihad islamique, ont par ailleurs été arrêtés en Cisjordanie.
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