Irak : 119 civils sont tués chaque jour
Al-Maliki rencontrera George W. Bush en Jordanie la semaine prochaine
23 novembre 2006
Actualités internationales
Bagdad — Avec environ 120 morts par jour en octobre, la violence atteint un niveau record en Irak, au moment où le premier ministre irakien s'apprête à rencontrer le président américain, George W. Bush, dans la foulée d'efforts mettant à contribution Damas et Téhéran pour rétablir la sécurité.
Trente-sept personnes ont été tuées hier dans des attaques, dont 12 à Baaqouba, foyer de l'insurrection au nord de Bagdad.
Un rapport alarmant des Nations unies a révélé que le nombre de civils tués en Irak en un mois a atteint un niveau record en octobre avec 3709 morts, attribuant ce record à la recrudescence de la violence confessionnelle. Ce record, qui représente une moyenne de 119 personnes tuées chaque jour, montre l'incapacité des forces de sécurité irakiennes ou américaines, déployées pourtant en grand nombre, à enrayer la violence.
En septembre, 3345 civils ont été tués, selon ces chiffres fondés sur les données recueillies auprès des hôpitaux et instituts médico-légaux, et qui tiennent compte des dizaines de cadavres retrouvés chaque jour par la police.
«Des dizaines de corps de personnes apparemment exécutées, mains ligotées, yeux bandés, portant des traces de torture continuent d'apparaître dans différentes zones de Bagdad», souligne le rapport.
Parallèlement, le chef du gouvernement irakien, Nouri al-Maliki, doit rencontrer M. Bush, qui sera en visite en Jordanie les 29 et 30 novembre, pour «poursuivre les consultations sur l'établissement de la sécurité et de la stabilité en Irak», selon un communiqué commun.
Les deux dirigeants discuteront des «progrès accomplis à ce jour» dans la perspective d'un transfert de la responsabilité de la sécurité aux Irakiens, ainsi que du rôle que peuvent jouer des pays voisins pour un retour à la stabilité, ajoute le texte.
À ce propos, à Londres, la ministre des Affaires étrangères, Margaret Beckett, a déclaré que les troupes britanniques pourraient transférer le contrôle de la ville de Bassora aux forces de sécurité irakiennes au printemps prochain. La plus grande partie des 7200 soldats britanniques déployés en Irak sont basés dans cette région.
La rencontre Maliki-Bush, la troisième en moins de six mois, survient à un moment clé. Aux États-Unis, la victoire des démocrates aux élections parlementaires du 7 novembre a conduit à l'éviction du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et à la mise en place d'une nouvelle équipe autour du nouveau patron du Pentagone, Robert Gates.
Les autorités irakiennes ont entamé un rapprochement avec leurs deux voisins, la Syrie et l'Iran, deux pays très critiqués par Washington, qui les accuse d'alimenter les violences en Irak.
Dimanche, Walid Mouallem a effectué la première visite d'un chef de la diplomatie syrienne en Irak depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, un voyage qui a abouti à la reprise des relations diplomatiques après plus de 25 ans de rupture.
Le président irakien, Jalal Talabani, se rendra samedi en Iran pour un sommet avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad. La présence du chef de l'État syrien Bachar al-Assad à ce sommet a été évoquée par un député irakien, mais démentie par la présidence irakienne.
Trente-sept personnes ont été tuées hier dans des attaques, dont 12 à Baaqouba, foyer de l'insurrection au nord de Bagdad.
Un rapport alarmant des Nations unies a révélé que le nombre de civils tués en Irak en un mois a atteint un niveau record en octobre avec 3709 morts, attribuant ce record à la recrudescence de la violence confessionnelle. Ce record, qui représente une moyenne de 119 personnes tuées chaque jour, montre l'incapacité des forces de sécurité irakiennes ou américaines, déployées pourtant en grand nombre, à enrayer la violence.
En septembre, 3345 civils ont été tués, selon ces chiffres fondés sur les données recueillies auprès des hôpitaux et instituts médico-légaux, et qui tiennent compte des dizaines de cadavres retrouvés chaque jour par la police.
«Des dizaines de corps de personnes apparemment exécutées, mains ligotées, yeux bandés, portant des traces de torture continuent d'apparaître dans différentes zones de Bagdad», souligne le rapport.
Parallèlement, le chef du gouvernement irakien, Nouri al-Maliki, doit rencontrer M. Bush, qui sera en visite en Jordanie les 29 et 30 novembre, pour «poursuivre les consultations sur l'établissement de la sécurité et de la stabilité en Irak», selon un communiqué commun.
Les deux dirigeants discuteront des «progrès accomplis à ce jour» dans la perspective d'un transfert de la responsabilité de la sécurité aux Irakiens, ainsi que du rôle que peuvent jouer des pays voisins pour un retour à la stabilité, ajoute le texte.
À ce propos, à Londres, la ministre des Affaires étrangères, Margaret Beckett, a déclaré que les troupes britanniques pourraient transférer le contrôle de la ville de Bassora aux forces de sécurité irakiennes au printemps prochain. La plus grande partie des 7200 soldats britanniques déployés en Irak sont basés dans cette région.
La rencontre Maliki-Bush, la troisième en moins de six mois, survient à un moment clé. Aux États-Unis, la victoire des démocrates aux élections parlementaires du 7 novembre a conduit à l'éviction du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et à la mise en place d'une nouvelle équipe autour du nouveau patron du Pentagone, Robert Gates.
Les autorités irakiennes ont entamé un rapprochement avec leurs deux voisins, la Syrie et l'Iran, deux pays très critiqués par Washington, qui les accuse d'alimenter les violences en Irak.
Dimanche, Walid Mouallem a effectué la première visite d'un chef de la diplomatie syrienne en Irak depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, un voyage qui a abouti à la reprise des relations diplomatiques après plus de 25 ans de rupture.
Le président irakien, Jalal Talabani, se rendra samedi en Iran pour un sommet avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad. La présence du chef de l'État syrien Bachar al-Assad à ce sommet a été évoquée par un député irakien, mais démentie par la présidence irakienne.
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