Le bilan des pertes américaines s'alourdit en Irak - Maliki ordonne la levée du bouclage de Sadr City
Bagdad — Alors que le bilan des pertes américaines continue de s'alourdir, le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a ordonné hier la levée du bouclage imposé ces derniers jours par des forces américaines et irakiennes au quartier chiite de Sadr City, à Bagdad, une mesure saluée comme une victoire par les milices chiites radicales.
Entre-temps, les violences se sont poursuivies dans le pays, où une trentaine d'habitants de Balad ont été enlevés au nord de Bagdad et 15 personnes tuées dans l'explosion d'une voiture piégée lors d'une cérémonie de mariage dans la capitale.
«Le premier ministre, commandant en chef des forces armées irakiennes, a ordonné la levée du bouclage de Sadr City et la suppression des barrages pour permettre l'accès à ce quartier et aux autres régions de Bagdad avant 17h», selon un communiqué du gouvernement.
Quelques heures après cette requête, les forces américaines ont annoncé avoir commencé à lever les contrôles mis en place autour du quartier chiite. «Les barrages de Canal Street ont été retirés», a déclaré, sans autre précision, le lieutenant-colonel Chris Garver, porte-parole américain. Canal Street s'étend tout au long du flanc sud du quartier de Sadr City, un immense quartier populaire de 2,5 millions d'habitants.
La levée du bouclage a été saluée comme une victoire par les milices chiites, qui avaient décrété hier une grève générale dans ce quartier et réclamé que les soldats américains mettent fin à leurs raids.
Ces derniers jours, les soldats américains et irakiens ont mené des fouilles et des perquisitions dans ce quartier à la recherche d'un soldat américain enlevé le 23 octobre. Le commandement américain a annoncé avoir mené hier matin une nouvelle incursion dans ce quartier et arrêté trois suspects.
Américain d'origine irakienne et traducteur dans l'armée, il a été enlevé à Bagdad alors qu'il avait quitté le quartier fortifié de la zone verte pour se rendre, sans permission, chez des parents vivant dans la capitale.
Hier, la violence a de nouveau frappé Bagdad, où une voiture piégée a tué 15 personnes, dont quatre enfants, lors d'une réception de mariage dans le quartier à majorité chiite d'Ur, dans le nord de Bagdad.
En dépit des multiples plans de sécurité mis en place par le gouvernement et des 15 000 soldats américains et 40 000 policiers et soldats irakiens déployés à Bagdad, la capitale est toujours en proie à une violence confessionnelle endémique.
Deux soldats américains ont été tués lundi lors d'opérations à Bagdad, portant à 103 le nombre de militaires américains tués en Irak en octobre, ce qui en fait un des mois les plus meurtriers de la guerre.
Depuis 2003, 2815 soldats américains et employés assimilés ont été tués en Irak, selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres du Pentagone, qui a annoncé que le nombre de soldats américains actuellement déployés en Irak s'élève à 150 000, son niveau le plus élevé depuis janvier.
Entre-temps, les violences se sont poursuivies dans le pays, où une trentaine d'habitants de Balad ont été enlevés au nord de Bagdad et 15 personnes tuées dans l'explosion d'une voiture piégée lors d'une cérémonie de mariage dans la capitale.
«Le premier ministre, commandant en chef des forces armées irakiennes, a ordonné la levée du bouclage de Sadr City et la suppression des barrages pour permettre l'accès à ce quartier et aux autres régions de Bagdad avant 17h», selon un communiqué du gouvernement.
Quelques heures après cette requête, les forces américaines ont annoncé avoir commencé à lever les contrôles mis en place autour du quartier chiite. «Les barrages de Canal Street ont été retirés», a déclaré, sans autre précision, le lieutenant-colonel Chris Garver, porte-parole américain. Canal Street s'étend tout au long du flanc sud du quartier de Sadr City, un immense quartier populaire de 2,5 millions d'habitants.
La levée du bouclage a été saluée comme une victoire par les milices chiites, qui avaient décrété hier une grève générale dans ce quartier et réclamé que les soldats américains mettent fin à leurs raids.
Ces derniers jours, les soldats américains et irakiens ont mené des fouilles et des perquisitions dans ce quartier à la recherche d'un soldat américain enlevé le 23 octobre. Le commandement américain a annoncé avoir mené hier matin une nouvelle incursion dans ce quartier et arrêté trois suspects.
Américain d'origine irakienne et traducteur dans l'armée, il a été enlevé à Bagdad alors qu'il avait quitté le quartier fortifié de la zone verte pour se rendre, sans permission, chez des parents vivant dans la capitale.
Hier, la violence a de nouveau frappé Bagdad, où une voiture piégée a tué 15 personnes, dont quatre enfants, lors d'une réception de mariage dans le quartier à majorité chiite d'Ur, dans le nord de Bagdad.
En dépit des multiples plans de sécurité mis en place par le gouvernement et des 15 000 soldats américains et 40 000 policiers et soldats irakiens déployés à Bagdad, la capitale est toujours en proie à une violence confessionnelle endémique.
Deux soldats américains ont été tués lundi lors d'opérations à Bagdad, portant à 103 le nombre de militaires américains tués en Irak en octobre, ce qui en fait un des mois les plus meurtriers de la guerre.
Depuis 2003, 2815 soldats américains et employés assimilés ont été tués en Irak, selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres du Pentagone, qui a annoncé que le nombre de soldats américains actuellement déployés en Irak s'élève à 150 000, son niveau le plus élevé depuis janvier.
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