RDC : des milliers de bulletins de vote ont brûlé dans l'Ituri
Les observateurs sont dans l'ensemble satisfaits du déroulement du scrutin
Kinshasa — Le dépouillement des élections présidentielle et provinciales congolaises de dimanche s'est poursuivi sans incident hier, si ce n'est dans l'Est où des milliers de bulletins ont été brûlés après la mort de deux responsables électoraux tués par un soldat pris de boisson.
Observateurs internationaux et diplomates se sont déclarés satisfaits du déroulement du scrutin, soulignant que les troubles étaient limités à des incidents isolés. Le dépouillement est plus rapide qu'au premier tour de l'élection présidentielle, premier scrutin démocratique depuis quatre décennies en RDC.
Le second tour de l'élection présidentielle, qui oppose le président sortant Joseph Kabila à l'ancien chef rebelle Jean-Pierre Bemba, est censé mettre fin à de longues années de guerres et de pillages dans un pays pauvre et dévasté.
En dépit des difficultés d'organiser un scrutin dans un pays de la taille de l'Europe occidentale, où les routes sont rares, Dieudonné Mirimo, porte-parole de la commission électorale, a déclaré que le dépouillement était terminé presque partout.
«Nous en sommes au stade de la collecte et de l'acheminement vers les centres de compilation», a-t-il dit. Les résultats de 50 000 bureaux de vote doivent être rassemblés dans 62 centres. Analystes et diplomates jugent probable que les résultats seront annoncés avant la date butoir du 19 novembre.
Le scrutin, qui a coûté 500 millions de dollars à la communauté internationale, a été endeuillé dans la nuit de dimanche à hier à Fakati, dans la région d'Ituri, à l'Est, par la mort de deux responsables électoraux tués par un sergent, apparemment ivre.
Leocadio Salmeron, porte-parole de l'ONU en Ituri, a déclaré que des personnes avaient tenté de lyncher le militaire, mais qu'après son arrestation, ils avaient continué de détruire la moitié environ des bureaux de vote de Fakati, au nord de Bunia. Quelque 25 000 électeurs étaient inscrits dans ces bureaux de vote.
Mirimo a par ailleurs déclaré qu'un nouveau scrutin serait organisé aujourd'hui à Bumba, dans la province d'Équateur (Nord), où un bureau de vote a été détruit dimanche par des émeutiers. La police a abattu deux d'entre eux.
En dépit de l'impression générale d'optimisme se dégageant du scrutin, les observateurs s'inquiètent des risques d'affrontements entre les partisans ou les armées privées des deux candidats à la présidence à l'annonce des résultats.
L'annonce des résultats du premier tour, en août, avait été suivie de heurts qui ont fait plus de 30 morts à Kinshasa.
Un porte-parole français a déclaré qu'une centaine de parachutistes avaient été acheminés pour renforcer les 1300 soldats du contingent de maintien de la paix de l'Union européenne à Kinshasa. Il a ajouté qu'ils seraient chargés de transporter les urnes.
Les diplomates occidentaux observant le dépouillement espèrent qu'un écart d'au moins 10 points séparera les deux candidats pour éviter qu'un camp ne conteste les résultats par la force.
Cependant, des observateurs internationaux ont déclaré sous le sceau de l'anonymat que, selon les premières indications, le taux de participation était faible dans l'Est, bastion de Kabila, ce qui pourrait réduire l'avance dont il jouissait au premier tour.
Observateurs internationaux et diplomates se sont déclarés satisfaits du déroulement du scrutin, soulignant que les troubles étaient limités à des incidents isolés. Le dépouillement est plus rapide qu'au premier tour de l'élection présidentielle, premier scrutin démocratique depuis quatre décennies en RDC.
Le second tour de l'élection présidentielle, qui oppose le président sortant Joseph Kabila à l'ancien chef rebelle Jean-Pierre Bemba, est censé mettre fin à de longues années de guerres et de pillages dans un pays pauvre et dévasté.
En dépit des difficultés d'organiser un scrutin dans un pays de la taille de l'Europe occidentale, où les routes sont rares, Dieudonné Mirimo, porte-parole de la commission électorale, a déclaré que le dépouillement était terminé presque partout.
«Nous en sommes au stade de la collecte et de l'acheminement vers les centres de compilation», a-t-il dit. Les résultats de 50 000 bureaux de vote doivent être rassemblés dans 62 centres. Analystes et diplomates jugent probable que les résultats seront annoncés avant la date butoir du 19 novembre.
Le scrutin, qui a coûté 500 millions de dollars à la communauté internationale, a été endeuillé dans la nuit de dimanche à hier à Fakati, dans la région d'Ituri, à l'Est, par la mort de deux responsables électoraux tués par un sergent, apparemment ivre.
Leocadio Salmeron, porte-parole de l'ONU en Ituri, a déclaré que des personnes avaient tenté de lyncher le militaire, mais qu'après son arrestation, ils avaient continué de détruire la moitié environ des bureaux de vote de Fakati, au nord de Bunia. Quelque 25 000 électeurs étaient inscrits dans ces bureaux de vote.
Mirimo a par ailleurs déclaré qu'un nouveau scrutin serait organisé aujourd'hui à Bumba, dans la province d'Équateur (Nord), où un bureau de vote a été détruit dimanche par des émeutiers. La police a abattu deux d'entre eux.
En dépit de l'impression générale d'optimisme se dégageant du scrutin, les observateurs s'inquiètent des risques d'affrontements entre les partisans ou les armées privées des deux candidats à la présidence à l'annonce des résultats.
L'annonce des résultats du premier tour, en août, avait été suivie de heurts qui ont fait plus de 30 morts à Kinshasa.
Un porte-parole français a déclaré qu'une centaine de parachutistes avaient été acheminés pour renforcer les 1300 soldats du contingent de maintien de la paix de l'Union européenne à Kinshasa. Il a ajouté qu'ils seraient chargés de transporter les urnes.
Les diplomates occidentaux observant le dépouillement espèrent qu'un écart d'au moins 10 points séparera les deux candidats pour éviter qu'un camp ne conteste les résultats par la force.
Cependant, des observateurs internationaux ont déclaré sous le sceau de l'anonymat que, selon les premières indications, le taux de participation était faible dans l'Est, bastion de Kabila, ce qui pourrait réduire l'avance dont il jouissait au premier tour.
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