Lula malgré tout
Je le confesse: à l'automne 2002, lorsque Luis Inacio Lula da Silva fut élu président du Brésil, j'avais écrasé une larme d'émotion. Je me disais: il y a quand même une justice immanente, dans ce pays de près de 200 millions d'habitants — dont les deux tiers vivent dans la pauvreté —, dans le fait qu'un homme issu du petit peuple, unilingue, peu éduqué, puisse enfin accéder à la tête de l'État. Quel contraste avec le prédécesseur Fernando Henrique Cardoso, élégant professeur polyglotte, issu de l'élite éclairée...
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