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Le Conseil de sécurité, les États-Unis et l'Irak - Le bras de fer se poursuit

25 octobre 2002  Actualités internationales
New York - Moscou et Paris ont réaffirmé hier leurs objections au projet de résolution américain sur le désarmement irakien, qui doit revenir aujourd'hui devant le Conseil de sécurité de l'ONU, tandis que le président George W. Bush renouvelait sa menace d'agir en cas de blocage.

La Russie a maintenu la ligne dure qu'elle observe face à ce projet depuis sa présentation lundi aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Ce projet «a subi quelques modifications mais, selon toute évidence, ne répond pas aux critères sur lesquels s'oriente la Russie», a déclaré un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Iouri Fedotov, en jugeant que le texte «comprend des dispositions notoirement irréalisables».

Le chef de la diplomatie française, Dominique de Villepin, a de son côté affirmé que Paris a encore besoin «d'éclaircissements» avant de pouvoir accepter une résolution sur l'Irak. Il a toutefois reconnu que des progrès ont été faits et assuré que la France fait preuve d'un «esprit constructif».

Le président américain a une nouvelle fois marqué son impatience et menacé d'agir militairement en dehors du cadre de l'ONU en cas de blocage persistant.

«Si les Nations unies n'agissent pas, si elles font preuve de mollesse dans leurs responsabilités et si Saddam Hussein ne désarme pas, les États-Unis conduiront une coalition au nom de la paix pour [le] désarmer», a affirmé le président américain.

Le projet américain de résolution impose des conditions draconiennes et un calendrier très strict aux inspections en désarmement. Selon des diplomates à New York, seule la Grande-Bretagne a clairement soutenu le texte américain. Après une interruption hier, la discussion qui reprend aujourd'hui pourra durer toute la journée, a indiqué l'ambassadeur des États-Unis à l'ONU, John Negroponte.

«Le temps presse», a déclaré le diplomate américain sans toutefois donner d'indication précise sur la date à laquelle Washington demanderait un vote sur ce texte, qui devra recueillir au moins neuf voix sur quinze et n'être l'objet d'aucun veto de la part des cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne).
 
 
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