Le premier ministre Gyurcsany reste malgré une défaite électorale
2 octobre 2006
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Le premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany a exercé son droit de vote, hier, en compagnie de son fils Tamas.
Budapest — La coalition socialiste libérale au pouvoir a subi hier une lourde défaite aux élections locales, mais le premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany a refusé de démissionner malgré les appels en ce sens du président de la République et de l'opposition de droite et après deux semaines de manifestations contre lui.
Le camp gouvernemental a certes conservé la capitale Budapest, une ville-clé politiquement. Mais le Fidesz, l'opposition de droite de l'ancien premier ministre Viktor Orban, remporte 18 ou 19 des assemblées départementales sur 20, à l'exception de Budapest, avec 53,28 % des voix contre 36,47 % à la coalition, après décompte officiel de 95,68 % des suffrages.
Le maire libéral de Budapest, Gabor Demszky, a été réélu avec 46,90 % des voix, contre 45,15 % à son opposant de droite, pour un cinquième mandat. Le Fidesz remporte par ailleurs la majorité des principales villes du pays hors la capitale, retournant le score d'il y a quatre ans. La coalition avait remporté 15 des 19 assemblées de province plus Budapest lors du précédent scrutin de 2002.
Selon les analystes, le maintien de la capitale dans le giron socialiste-libéral peut aider M. Gyurcsany à surmonter le mouvement de protestation déclenché il y a deux semaines après qu'il eut avoué avoir menti sur son programme de rigueur économique pour assurer sa réélection en avril dernier.
Le chef du Fidesz, Viktor Orban, a toutefois estimé hier soir que Ferenc Gyurcsany avait été «congédié» par le peuple et a demandé sa démission. Le président hongrois Laszlo Solyom avait auparavant appelé hier le Parlement à voter une motion de censure contre le premier ministre.
«Le premier ministre refuse d'admettre qu'il a utilisé des moyens inadmissibles pour conserver le pouvoir [...] Cela mine la confiance dans le démocratie», a déclaré M. Solyom, un conservateur indépendant.
«Le Parlement a désigné le premier ministre. Le Parlement peut rétablir la nécessaire confiance de la société dans la démocratie. La clé est entre les mains de la majorité parlementaire», a déclaré le président dans une allocution diffusée immédiatement à la clôture du scrutin.
«Nous allons poursuivre notre politique, y compris moi-même», a répliqué dans la soirée M. Gyurcsany à la télévision nationale à Budapest.
La coalition socialiste-libérale au pouvoir, qui dispose d'une solide majorité au Parlement (220 sur 386), a catégoriquement refusé de reconsidérer son soutien au premier ministre. «La majorité parlementaire s'est déjà exprimée: la confiance est totale en M. Gyurcsany», a déclaré à la télévision nationale le porte-parole du parti socialiste (MSZP), Istvan Nyako.
M. Gyurcsany fait face depuis deux semaines à un mouvement de protestation de la droite et de l'extrême droite après avoir avoué avoir délibérément menti sur son programme économique afin d'assurer sa réélection en avril dernier.
Le camp gouvernemental a certes conservé la capitale Budapest, une ville-clé politiquement. Mais le Fidesz, l'opposition de droite de l'ancien premier ministre Viktor Orban, remporte 18 ou 19 des assemblées départementales sur 20, à l'exception de Budapest, avec 53,28 % des voix contre 36,47 % à la coalition, après décompte officiel de 95,68 % des suffrages.
Le maire libéral de Budapest, Gabor Demszky, a été réélu avec 46,90 % des voix, contre 45,15 % à son opposant de droite, pour un cinquième mandat. Le Fidesz remporte par ailleurs la majorité des principales villes du pays hors la capitale, retournant le score d'il y a quatre ans. La coalition avait remporté 15 des 19 assemblées de province plus Budapest lors du précédent scrutin de 2002.
Selon les analystes, le maintien de la capitale dans le giron socialiste-libéral peut aider M. Gyurcsany à surmonter le mouvement de protestation déclenché il y a deux semaines après qu'il eut avoué avoir menti sur son programme de rigueur économique pour assurer sa réélection en avril dernier.
Le chef du Fidesz, Viktor Orban, a toutefois estimé hier soir que Ferenc Gyurcsany avait été «congédié» par le peuple et a demandé sa démission. Le président hongrois Laszlo Solyom avait auparavant appelé hier le Parlement à voter une motion de censure contre le premier ministre.
«Le premier ministre refuse d'admettre qu'il a utilisé des moyens inadmissibles pour conserver le pouvoir [...] Cela mine la confiance dans le démocratie», a déclaré M. Solyom, un conservateur indépendant.
«Le Parlement a désigné le premier ministre. Le Parlement peut rétablir la nécessaire confiance de la société dans la démocratie. La clé est entre les mains de la majorité parlementaire», a déclaré le président dans une allocution diffusée immédiatement à la clôture du scrutin.
«Nous allons poursuivre notre politique, y compris moi-même», a répliqué dans la soirée M. Gyurcsany à la télévision nationale à Budapest.
La coalition socialiste-libérale au pouvoir, qui dispose d'une solide majorité au Parlement (220 sur 386), a catégoriquement refusé de reconsidérer son soutien au premier ministre. «La majorité parlementaire s'est déjà exprimée: la confiance est totale en M. Gyurcsany», a déclaré à la télévision nationale le porte-parole du parti socialiste (MSZP), Istvan Nyako.
M. Gyurcsany fait face depuis deux semaines à un mouvement de protestation de la droite et de l'extrême droite après avoir avoué avoir délibérément menti sur son programme économique afin d'assurer sa réélection en avril dernier.
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