Un entretien de 40 minutes - Bush assure Abbas de son soutien
Photo : Agence Reuters
Mahmoud Abbas (à gauche) en compagnie de George W. Bush.
New York — George W. Bush a assuré Mahmoud Abbas hier de son soutien pour établir un État palestinien, au moment où ce dernier s'efforce de former avec le Hamas un cabinet d'union qui serait capable de mettre fin au boycottage international et de débloquer le processus de paix.
Au cours d'un entretien de 40 minutes tenu en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, George Bush a déclaré qu'il pense «que la meilleure façon de parvenir à la paix en Terre sainte passe par l'existence deux États démocratiques [Israël et la Palestine] vivant côte à côte».
«Je vous assure que notre gouvernement veut travailler avec vous pour vous donner les moyens de réaliser la vision [de deux États] à laquelle tant de Palestiniens aspirent», a ajouté George W. Bush, qui a reçu M. Abbas pour la première fois depuis la victoire du Hamas aux élections législatives de janvier.
M. Abbas a indiqué qu'il a soulevé avec M. Bush «les difficultés auxquelles font face les Palestiniens et les possibles solutions susceptibles d'y mettre fin».
Une crise politico-financière sans précédent sévit dans les territoires palestiniens depuis l'entrée en fonctions, en mars, du gouvernement issu du Hamas, boycotté et privé d'aide financière par l'Occident.
«Nous comptons toujours sur votre aide, dont nous avons extrêmement besoin», a ajouté le président de l'Autorité palestinienne.
Les deux dirigeants n'ont pas évoqué, dans leurs déclarations, le gouvernement d'union nationale que M. Abbas tente de former avec le Hamas, sur la base d'un programme modéré, afin de mettre fin au boycottage politique et financier.
Le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina, a toutefois affirmé que cette question avait été abordée lors des discussions. «Le président Abbas a informé le président Bush de ses efforts en vue de mettre en place un gouvernement d'union respectant les accords signés» avec Israël, a déclaré M. Abou Roudeina. «Le président Bush a fait savoir qu'il traiterait avec tout gouvernement palestinien qui respecterait clairement les conditions posées par le Quartette et qu'il soutiendrait un tel gouvernement», a ajouté M. Abou Roudeina.
Washington s'est jusqu'ici montré intraitable à l'égard du cabinet palestinien d'union, exigeant qu'il accepte clairement les demandes du Quartette international sur le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie et ONU), soit reconnaître clairement le droit d'Israël à l'existence et les accords israélo-palestiniens passés, et renoncer à la violence.
Quelques heures avant la rencontre Abbas-Bush, le premier ministre palestinien issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, qui doit rester à la tête d'un gouvernement d'union, a rejeté, dans des déclarations faites à Gaza, les conditions du Quartette.
Selon le conseiller adjoint à la sécurité nationale à la Maison-Blanche, Elliot Abrams, «rien ne changera» dans le boycottage américain du gouvernement palestinien si les conditions du Quartette ne sont pas respectées.
Hier, à New York, les ministres des Affaires étrangères du Quartette pour le Proche-Orient ont approuvé la reconduction pour trois mois du mécanisme temporaire de financement des Européens en faveur des Palestiniens, selon un communiqué publié à l'issue de leur réunion.
Au cours d'un entretien de 40 minutes tenu en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, George Bush a déclaré qu'il pense «que la meilleure façon de parvenir à la paix en Terre sainte passe par l'existence deux États démocratiques [Israël et la Palestine] vivant côte à côte».
«Je vous assure que notre gouvernement veut travailler avec vous pour vous donner les moyens de réaliser la vision [de deux États] à laquelle tant de Palestiniens aspirent», a ajouté George W. Bush, qui a reçu M. Abbas pour la première fois depuis la victoire du Hamas aux élections législatives de janvier.
M. Abbas a indiqué qu'il a soulevé avec M. Bush «les difficultés auxquelles font face les Palestiniens et les possibles solutions susceptibles d'y mettre fin».
Une crise politico-financière sans précédent sévit dans les territoires palestiniens depuis l'entrée en fonctions, en mars, du gouvernement issu du Hamas, boycotté et privé d'aide financière par l'Occident.
«Nous comptons toujours sur votre aide, dont nous avons extrêmement besoin», a ajouté le président de l'Autorité palestinienne.
Les deux dirigeants n'ont pas évoqué, dans leurs déclarations, le gouvernement d'union nationale que M. Abbas tente de former avec le Hamas, sur la base d'un programme modéré, afin de mettre fin au boycottage politique et financier.
Le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina, a toutefois affirmé que cette question avait été abordée lors des discussions. «Le président Abbas a informé le président Bush de ses efforts en vue de mettre en place un gouvernement d'union respectant les accords signés» avec Israël, a déclaré M. Abou Roudeina. «Le président Bush a fait savoir qu'il traiterait avec tout gouvernement palestinien qui respecterait clairement les conditions posées par le Quartette et qu'il soutiendrait un tel gouvernement», a ajouté M. Abou Roudeina.
Washington s'est jusqu'ici montré intraitable à l'égard du cabinet palestinien d'union, exigeant qu'il accepte clairement les demandes du Quartette international sur le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie et ONU), soit reconnaître clairement le droit d'Israël à l'existence et les accords israélo-palestiniens passés, et renoncer à la violence.
Quelques heures avant la rencontre Abbas-Bush, le premier ministre palestinien issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, qui doit rester à la tête d'un gouvernement d'union, a rejeté, dans des déclarations faites à Gaza, les conditions du Quartette.
Selon le conseiller adjoint à la sécurité nationale à la Maison-Blanche, Elliot Abrams, «rien ne changera» dans le boycottage américain du gouvernement palestinien si les conditions du Quartette ne sont pas respectées.
Hier, à New York, les ministres des Affaires étrangères du Quartette pour le Proche-Orient ont approuvé la reconduction pour trois mois du mécanisme temporaire de financement des Européens en faveur des Palestiniens, selon un communiqué publié à l'issue de leur réunion.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

